L'Uni-Vers de c@tant

Un peu de tout...Grossesse, allaitement, éducation respectueuse, environnement, écologie, cuisine bio facile, anecdote, tout ce qui colore notre quotidien de près ou de loin :-)

samedi 28 juin 2008

Mère et bébé l'un contre l'autre

Lorsque mon fils est né, j'ai eu l'occasion de lire ce fabuleux bouquin. Une véritable révélation pour moi, recoupant le chemin déjà entamé quant à l'importance du respect de la naissance. Ce livre est déroutant et captivant de par sa justesse, sa pertinence. Willi MAURER est pour moi une référence et je ressens encore très fort aujourd'hui, l'envie d'un jour entamer une thérapie de type émotionnel et corporel, qui me paraît incontournable pour mettre sens à mon histoire, pour aller là où notre mémoire nous fait défaut parce qu'immature, mais là où notre corps, nos cellules ne peuvent oublier. La naissance est un passage dont nous ne mesurons pas totalement l'ampleur en termes de construction de l'individu. Il est temps que nous nous réveillons, que nous prenions pleinement conscience de ce qu'est une mise au Monde, et surtout des actes, souvent déstructeurs, qui l'entoure. La séparation mère-bébé est tapie au fond de nous laissant la trace du manque, celui de ce moment clé qu'est l'attachement. Quelques secondes d'un traumatisme invisible à l'oeil nu, mais lourd de toute une existence, à mettre en place des stratagèmes pour retrouver ce qui nous a tant manqué, ce qui nous a divisé de notre nature profonde : l'attachement et l'appartenance.

Résumé du livre

C'est au moment qui suit immédiatement la naissance, quand mère et bébé se trouvent l'un contre l'autre, que se forge le sentiment d'appartenance. La maman reconnaît son petit et celui-ci se sent exister grâce à cette reconnaissance. Une séparation, même momentanée à l'instant de sa venue au monde crée chez le nouveau-né un terrible sentiment d'abandon, de manque, d'impuissance. Il passera sa vie à bâtir des stratégies pour y échapper (insatisfaction, peurs, besoin de plaire, colères, haines, maladies... ). Or, nos sociétés modernes en Willymédicalisant à outrance l'accouchement (césariennes, soins post-partum...) privent le bébé de l'indispensable contact avec sa mère. A travers ses expériences de thérapeute, sa propre évolution et divers témoignages, Willi Maurer décrit les conséquences effrayantes de l'absence de reconnaissance : enfance agitée, perte de repères, délinquance, comportement asocial, vulnérabilité aux manipulations. Les répercussions en sont visibles aux niveaux personnel, familial, social, mondial. Une réflexion troublante qui nous convie à prendre conscience de notre propre faille, à dépasser notre sentiment d'impuissance et à naître à notre instinct de vie. Et aussi une invitation pressante à reconsidérer les conditions qui entourent la naissance.

Animateur-thérapeute suisse, Willi Maurer accompagne des personnes dans leur démarche de développement personnel par un travail émotionnel et corporel

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vendredi 27 juin 2008

Curry de légumes amande et coco

Etant fan du mélange curry/coco, je remercie Jesse qui me l'a fait découvrir, c'est un délice ! Pour accompagner ce plat (à la base végétarien), j'ai fait rissoler des émincés de poulet que j'ai caramélisé avec du miel...

Curry de Légumes amande/coco

Ingredients :

-  4 cuillères à soupe de noix de coco séchée

- 1 aubergine (200 g), coupée en petits dés

- 1 grosse pomme de terre (200 g), coupée en bâtonnets

- 200 g de carottes coupées en dés

- sel

- 3 cuillères à soupe d'huile

- 1 oignon émincé

- 2 gousses d'ail écrasées

- 2 cuillères à soupe de curry en poudre (perso, je n'ai mis qu'une seule ceuillère mais j'ai rajouté de la pâte de curry, je trouve ça plus doux)

- 1 cuillère à soupe de concentré de tomate (j'ai mis du ketchup)

- 100 g de petits pois (en bocal)

- 4 cuillères à soupe d'amandes en poudre

- 125 ml de crème fraîche

- Mettre la noix de coco dans un saladier et la recouvrir d'eau bouillante.
Laisser reposer 30 mn.


- Mettre l'aubergine, la pomme de terre et les carottes dans une grande casserole.
Ajouter 750 ml d'eau bouillante salée.
Couvrir et faire cuire 10 mn, jusqu'à ce que les légumes soient tendres.


- Faire chauffer l'huile dans une poêle.
Faire revenir l'oignon et l'ail pendant 5 mn.
Ajouter le curry et le concentré de tomates et faire revenir 2 mn.


- Ajouter le mélange dans la casserole avec les légumes cuits.
Cuire à feu doux pendant 5 mn.


- Dans le saladier, mélanger la noix de coco, les amandes et la crème.


- Ajouter ce mélange et les petits pois dans la casserole.
Bien remuer et réchauffer à feu doux.


- Servir avec du riz

Bon App'

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lundi 23 juin 2008

Mon livre de chevet (Juin 2008)

Cette fois-ci, c'est d'un roman dont il s'agit : "L'élégeance du Hérisson" de Muriel Barbery, conseillé par une copinaute, j'ai hâte de commencer. Un petit résumé :

H_risson

"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. " 

J'ai tourné la dernière page de ce roman il y a quelques jours et, comme après la découverte d'une nouvelle saveur, je n'arrête pas de me remémorer avec plaisir et nostalgie à la fois, le goût si particulier que m'a laissé en mémoire ce magnifique ouvrage. Il est piquant d'élégeance ;-)

Avec "L'élégeance du hérisson", c'est tout mon être qui est en émoi, qui se réveille. Tout se serre à l'intérieur, je vis avec intensité chacun des personnages qui me sont très vite devenus familiers. Un peu de moi en chacun d'eux ou bien un peu d'eux en moi ? On goûte à une incroyable palettes d'émotions et de sentiments. C'est fin, délicat, subtil, audacieux,arrogant, joyeux, réaliste...mais aussi et surtout tellement vrai, si proche de l'essence même du beau-ô-coeur, du chaud, du doux, de l'invisible, de la beauté de la Vie.

Je suis bouleversée par tant de justesse, par tant de délicatesse dans ce style hors du commun. A présent, 'les camélias sur mousse', n'auront plus la même place dans mon coeur, ainsi que 'les toujours dans les jamais'.

La fin, je ne vous dit rien, enfin si : je n'ai cessé de pleurer à chaudes larmes...

Merci Madame Barbery.

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Journée Portes ouvertes des Fermes

Ce dimanche, pour la deuxième année consécutive, nous sommes allés à la Journée Portes Ouvertes des Fermes de notre région. J'avais envie de visiter une ferme pédagogique et d'Agriculture Biologique. Nous avons donc parcouru le Hainaut et avons attéri à la  Ferme de l'Escafène à Ragnies. En fins gourmands gourmets que nous sommes, nous nous sommes délectés d'une assiète de viande cuite au barbecue (brochette de boeuf, lard et saucisses merguez), le tout accompagné d'une sauce crème champignon, pain complet et beurre de ferme bien entendu. Nous avons continué notre itinéraire et sommes allés visiter la Ferme d'Ophain Bois Seigneur Isaac. Amandine ne savait plus où donner de la tête : lapins, chevaux, moutons, vaches, veaux, tour en tracteur... En images :

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Journ_es_Fermes_le_22_juin_2008_090Avec Papa dans la remorque tirée par le tracteur :-)

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vendredi 20 juin 2008

Lent ô Noir

Ma grande petite Amandine avait envie de faire un maracas maison. Je lui fournis donc le matériel : petite bouteille plastique, riz et un entonoir.

Au bout d'un instant, elle s'écrie "Mamaaaaan, le riz ne tombe plus dans le...manteau noir" :-D

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lundi 16 juin 2008

Premier TAG

Premier TAG pour moi, venant de mon amie Erell  un TAG littéraire qui consiste à attraper le livre le plus proche (ça tombe bien, j'ai deux caisses remplies d'anciens livres que je voulais ranger soigneusement pour un éventuel vide grenier), aller à la page 123, trouver la 5ème phrase et recopier les 3 phrases suivantes et enfin tagger 5 autres personnes (ça va être chaud là parce que pas de copines non tagguées :-s on va s'débrouiller ;-) )

Le titre du livre est "Bonjour grossesse" de Marie Haddou et Natacha Quintard (livre dévoré d'une traite durant ma première grossesse), il recoupe dans les grandes lignes, informations, conseils ainsi les questions que les femmes enceintes se posent, un livre qui dresse un panorama complet de la grossesse en termes simples et pratiques.

Page 123 phrase 5 "Je ne savais pas comment l'annoncer à ma famille. J'avais honte."

Les suivantes "J'avais 20 ans, je n'avais pas fini mes études et j'habitais chez mes parents. Ma mère a vite compris ce qui m'arrivait et m'a supplier d'avorter. Elle m'a répété sur tous les tons qu'elle s'était sacrifiée pour moi, qu'elle ne supporterais pas que je gâche ma vie, et que, de toute façon, je n'étais pas mûre. J'ai fini par avorter pour lui faire plaisir"

A qui le tour ? Je potasse ça ce soir ;-)

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dimanche 8 juin 2008

Aujourd'hui c'est Sushiii :-)

Depuis qu'on a découvert les sushis, on n'arrête plus d'en faire et on adoooOOOooore : saumon, mangue, gingembre, banane, fraise, avocat,...tout y passe !

Sushis

En image :

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Prochain défi : les nem's hummmm...

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jeudi 5 juin 2008

Encore de la douceur...

...pour nos assiètes :-) Suite à ma recette des 'Lemon Bars', il me restait encore un gros citron qui commençait à faire la grimaçe dans mon bac à fruit. Du coup, en un tour de petites mains qui aiment triturer oeufs, farine, sucre, ma Miniboule s'est mise à faire un cake au citron version catant. L'idée était sympa, le résultat plutôt pas mal, même si je dois bien admettre qu'à mon avis un citron de plus aurait relevé le goût trop discret...

Etant donné que pour un cake, je ne fais jamais deux fois les mêmes proportions, je vous mets approximativement les mesures, le tout à mélanger ensemble peu importe l'ordre :

* 75 gr de farine, une grosse poignée de poudre d'amande, 75 gr de sucre, 3 oeufs, 75 gr de beurre fondu, 1 cueillère à thé de levure en poudre, une cueillère à café de sucre vanillé de bourbon, le jus pressé de mon citron solitaire (peut-être que rajouter le zeste aurait relevé le goût ?) et enfin 1 ceuillère à café d'essence de citron.

* Enfourner le tout environ 20-25 minutes, thermostat à 180°

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S'en est suivit ce midi, une tarte inspirée par un coup de foudre ou devrais-je dire un coup de fourchette d'une tarte salée mangée lors d'une magnifique journée passée à Paris chez Bibless (Créabull), remaniée avec les ingrédients que j'avais sous la main...Les plus sceptiques, comme Monsieur Bidiboule ou notre Miniboule ont complètement craqué, ce qui pour moi est bien une réussite :-) Je l'appèlerais ma Tarte CCC

Tarte CCC (Carotte/Curry/CoCo)

* Dérouler une pâte sablée ou feuilletée (au choix mais je pense que dans ce cas la sablée est plus adaptée mais pas sous la main)

Dans un grand plat :

* Raper 3 grosses carottes, casser 3 oeufs, poivrer, saler

Dans un autre récipient :

* mélanger 2 cueillères à soupe de pâte de curry avec un carton de crème de coco (environ 300 ml)

Mélanger le tout que vous verser harmonieusement dans la pâte. Parsemer ensuite de graines de pignon de pin ou autre 'garniture' au choix. Enfourner environ 25 minutes (la croûte doit être légèrement orangée) thermostat à 180°

Bon App'

Remarque : J'ai rajouté une tomate coupée en dés parce qu'elle aussi faisait grise mine et que je déteste gaspiller mais du coup, j'ai trouvé que le jus de la tomate s'était imprégnée dans la pâte. Cela dit, ça ne gâchait en rien le subtil mélange du curry et du lait de coco ;-)

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lundi 2 juin 2008

Lemon Bars

Voilà notre dessert de ce soir...Après une lasagne faite par Monsieur Boule, nous avons savouré ces délicieuses barres au citron, un vrai régal !

La recette des Lemon Bars

Pour la pate :

- 125 g (1 cup) de farine
- 60 g (1/4 cup) de sucre
- 1 pincee de sel
- 1 petite poignee de poudre d'amande
- 90 g (soit 6 cuilleres a soupe) de beurre froid coupe en petits cubes

Pour la garniture :


- 180 g (soit 3/4 cup) de sucre
- 2 gros oeufs
- 60 mL (soit 1/4 cup) de jus de citron fraichement presse
- 1 cuillere a soupe d'extrait de citron ou, a defaut, de zeste de citron non-traite
- 1 cuillere a cafe de farine
- 1/2 cuillere a cafe de levure chimique
- 1 pincee de sel

Preparation

- Prechauffer le four a 180 degres C (soit 350 degres F). Recouvrir un moule rectangulaire d'une feuille de papier sulfurise. Dans un grand bol, travailler les ingredients de la pate avec les doigts, jusqu'a ce que le melange ait la consistance d'un crumble ou d'une chapelure grossiere, 1 a 2 minutes environ. Pour aller plus vite, vous pouvez egalement utiliser un robot. Transferer la pate dans le moule et la presser sur toute la surface. Enfourner 20 a 25 minutes, ou jusqu'a ce que les bords commencent a dorer.

- Pendant que la pate cuit, preparer la garniture : a l'aide d'un fouet, melanger tous les ingredients dans un bol de maniere a obtenir une pate lisse. Verser le melange sur la pate precuite et enfourner 30 minutes environ. La surface des barres ne dore pas, la cuisson est finie lorsque la garniture est legerement collante au toucher.

- Refroidir completement les barres sur une grille. En s'aidant du papier sulfurise, retirer les barres du moule et les poser sur le plan de travail et y decouper 16 barres.

Bon App !

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dimanche 1 juin 2008

Le goût du lait maternel

La première mise au sein fut assez rapide, environ 40 minutes après la naissance. Un moment magique, très particulier : un mélange d’émotions très intenses mais aussi  d’étonnement. Ce si petit bébé qui tétait goulûment et qui déformait mon mamelon ! Désormais, le lien lacté avait pris le relais du cordon qui nous reliait depuis neuf mois.

J’avais accouché d’un « bon » bébé de 3.850 kilogrammes qui avait une très bonne succion et qui, 3 jours après la naissance, reprenait du poids de façon fulgurante pour enfin tout récupérer dès notre retour à la maison. C’est également lors de la troisième nuit que j’ai eu ma montée de lait, plutôt discrète, contrairement à ce que j’avais entendu (douleurs, engorgements,…). A la maternité, on m’avait bien entendu donner les « directives » pour allaiter : toutes les 3-4 heures, voire 5h maximum. La  première nuit, Amandine s’était réveillée toutes les 4-5 heures. La deuxième nuit fut nettement plus difficile : elle n’arrêtait pas de pleurer. En jeune mère que j'étais, on ne m'avait pas prévenu, j'étais totalement désorientée me sentant impuissante de voir hurler mon bébé des heures durant. Sous l’encouragement des SF de l'hôpital, j’ai donné la sucette mais elle la recrachait faisant mine de vouloir vomir. C’est alors que la relève de l’équipe de nuit est arrivée. Une infirmière m’a demandé si elle avait déjà reçu un biberon d’eau… « Il fait très chaud vous savez, il faut bien qu’il boive votre bébé ». Je ne comprenais pas, il me paraissait logique, qu’à lui seul l’allaitement suffise. Elle me rétorqua : « certainement pas, c’est comme si on vous interdisait de boire lors de grosses chaleurs ! ». Culpabilisée par ses propos, j’acceptai qu’on donne à « boire » à mon bébé qui se calma aussitôt. Une bonne partie de la nuit, mon bébé pleurait…avec une tétée toutes les 3 heures ! Malgré le peau à peau fréquent, la peur de remettre « encore » mon bébé au sein et épuisée par les pleurs inconsolables d’Amandine, j’appela l’infirmière de nuit pour qu’elle me vienne en aide. Il est trop tôt pour la tétée me dit-elle, je vais la prendre avec moi pour vous laisser dormir. A ce jour, je suis encore très affectée par cette séparation infondée et bien trop précoce pour un si petit bébé. Résignée, fatiguée et pleine de remords, j’acceptai sans broncher. A peine sorties de la chambre, j’étais effondrée par mon incapacité à être mère : je ne suis pas une bonne mère, je ne suis même pas capable de m’occuper de mon bébé ! Mais comment allais-je donc faire au retour de la maternité ??? A sept heures, on me ramena Amandine pour la tétée. Pauvre petite puce ! Elle crevait la dalle…

De retour dans notre nid d’amour (ouf), une certaine euphorie, peur et excitation m’envahirent : j’étais responsable de ce petit être complètement dépendant de moi. Les seules choses que j’avais retenues par rapport à l’allaitement sont qu’il fallait que je me fasse confiance ainsi qu’à Amandine et de varier les positions afin d’éviter les crevasses. Amandine a 10 jours, c’est la première pesée post-accouchement. Verdict : + 60 grammes ! « Madame, votre bébé prend peu de poids blablabla… » Vous aurez deviné la suite....sauf que cette fois, je m’étais parée de bonnes adresses et notamment La Leche League. Déterminée plus que jamais à poursuivre mon allaitement, ce fut le premier coup de téléphone à mon animatrice LLL….L’hypothèse faite : une confusion sein/tétine !  En une semaine, Amandine avait repris…440 grammes ! Et la pédiatre de me dire : « Heuu, là c’est quand même un peu de trop… ». Faut savoir… !

Les semaines qui suivirent, tout coulait de source, je savourais cet allaitement et  redoutais, chaque jour qui passe, le sevrage et le retour au boulot. C’est à cette période que j’ai appris qu’allaiter et travailler pouvaient se marier !

Six semaines après la naissance d’Amandine, est arrivé le moment le plus difficile et douloureux de tout mon allaitement. A présent, je ne crois pas que cet évènement me soit arrivé « par hasard » :

Mi-juin 2004, nous avons fêter comme c'est le cas chaque année, l'anniversaire de ma belle-mère et pour l'occasion, nous avions mangé Thaï. La soirée, la puce tète à sa guise comme d'habitude. C'est seulement le lendemain fin de matinée que les choses se sont compliquées...Amandine manifeste qu'elle veut téter, je la prends et lui offre le sein. Là, elle tète mais se retire aussitôt comme si mon lait n'était "pas bon". Je lui propose l'autre sein même scénario mais l'envie de téter reste présente. De nature anxieuse, j'essaie de relativiser et me dit qu'elle ne va quand même pas se laisser mourir de faim et que finalement elle n'a peut-être pas faim. Les heures défilant, mon bébé pleurait mais refusait toujours de téter, l'angoisse montait, je me culpabilisais de faire ressentir mon anxiété et du coup m'en voulait encore plus pensant que ça en devenait la cause de ce refus de téter. Bref, le cercle vicieux! Vingt heures, je craque, ma fille de 6 semaines n'avait quasi rien téter de la journée, mes seins étaient prêts à exploser (à l'époque je n'avais pas de tire-lait, ne connaissait pas l'expression manuelle). Bref, j'étais seule face à mon désarroi de jeune maman. Je ne voyais qu'une issue par peur de déshydratation pour mon bébé : les urgences.

Après les différents va et viens des infirmières, elles me proposent de "stimuler" mon bébé car il pourrait souffrir des intestins (coliques). Effectivement, après stimulation au thermomètre ( !!!) ma puce défèque une selle énorme mais ne semble pas aller mieux pour autant puisque elle ne tète toujours pas! Un médecin généraliste vient la voir (je ne dirais même pas l'ausculter car son stéthoscope était son seul outil de travail!). Il ne voit rien, ne comprend pas : le bébé est éveillée, tonique,...mais il faut qu'elle s'hydrate me dit-on. C'est là que ma hantise depuis toujours arrive : le biberon de lait artificiel! La mort dans l'âme, prise de panique par ce refus, cette "pulsion de mort" de mon bébé à rejeter mon sein, je lui donne en pleurs ce lait artificiel. Sur les 150 ml, elle n'en boira que 100ml et refusera le reste! Mon Dieu que ce moment fut difficile à vivre pour moi. Moment le plus traumatisant de mon allaitement!

Je suis donc rentrée chez moi meurtrie, n'ayant aucune réponse à mes doutes, mes interrogations et ne connaissant toujours pas la raison pour laquelle mon bébé avait refusé de s'alimenter cette journée...La nuit fut tout aussi horrible puisqu'à cause du stress émotionnel vécu et le biberon de lait artificiel, ma fille a dormi 10h d'affilées!!! Seule et unique nuit « complète » depuis un an… Entre-temps, je précise, que j'ai réussi à acquérir un tire-lait manuel avec lequel j'ai tiré 250 ml en deux fois durant la soirée.

Engorgée des 2 seins au petit matin et décidée plus que jamais à redonner envie à ma fille de se nourrir à mon sein, je la réveille en douceur et lui propose le sein...et là, bouleversée, ma fille hape goulûment mon mamelon et je pleure de joie.....Mon bonheur est intense et la pression de ces dernières 24h est relâchée. Ce dimanche, elle fera une tétée sur deux mais la confiance en moi me regagne lentement. Le jour d'après Amandine retétait pour mon plus grand plaisir.

Je pensais jusqu'à aujourd'hui que le bébé qui refuse de téter à cause du goût n'était que mythe...maintenant je suis convaincue que cela existe! Je n'ai, jusqu'à ce jour, trouver aucune autre explication. Une chose positive que j'ai retenu de cette mauvaise expérience est celle de savourer à chaque tétée le bruit inlassable de la déglutition et le plaisir de voir son bébé nourrie, choyer, aimer au sein!!! Et qu'à cela ne tienne, j'irais aussi loin dans l'allaitement que notre désir à toutes les deux nous portera!

PS : Enfin, j’ai également fait trois candidoses mammaires dont la première ayant duré plus de trois mois !!! Et ce, à nouveau, par manque d’informations de la part du corps médical ! C’est lors d’une réunion LLL (où j’ai rencontré Sophie et Bénédicte d’ailleurs pour la première fois), qu’une consultante en lactation a pu enfin établir un diagnostic fiable ! Avant cela, je suis passée par un généraliste, une dermato, …

Ce récit a été écrit il y a près de 4 ans. Tout juste l'âge de ma puce mais aussi la durée de notre lien lacté qui vient de s'achever il y a à peine 2 semaines. Semé d'embûches par la désinformation et les mythes qui ont la vie dure, nous sommes parvenus, grace à la volonté à passer à travers ces débuts parfois diffciles, voir douloureux. Nous avons traversé l'expérience d'un allaitement avec grossesse mais aussi celle d'un lien particulièrement fort et riche, le co-allaitement. Une aventure s'achève, d'autres nous attendent, toujours plus belles, plus fortes...car le lait que te donne ta mère, il t'hydrate pour toute la vie ;-)

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