L'Uni-Vers de c@tant

Un peu de tout...Grossesse, allaitement, éducation respectueuse, environnement, écologie, cuisine bio facile, anecdote, tout ce qui colore notre quotidien de près ou de loin :-)

jeudi 31 juillet 2008

Nouveau Look

Fini le look de la bloggeuse débutante qui ressemblait, hier encore, à ceci :

Blog_cat

L'été est enfin là et avec lui, l'envie de personnaliser le style de mon blog et c'est tant mieux ! C'est qu'à force de 'bidouiller', j'apprends plein de choses sympas...Encore quelques peaufinages et j'arriverai peut-être à obtenir ce que je souhaite :-)

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lundi 28 juillet 2008

Truffes au chocolat

Tout simple à faire, les truffes sont toujours un petit plus après un bon repas, pour qui aime le chocolat :-)

Truffes au Chocolat

Ingrédients :

- 250 g de chocolat noir de bonne qualité
- 125 g de beurre
- 2 jaunes d'oeuf
- 1 paquet de sucre vanillé
- 125 g de sucre glace épais (ou fin selon les goûts mais moi j'aime quand ça croque après)
- environ 50 g de cacao et/ou de coco


Préparation :

Casser le chocolat en petits morceaux dans une casserole et y ajouter le beurre en morceaux au fur et à mesure. Mélanger afin d'obtenir une pâte lisse et homogène. Ensuite,
rajouter les jaunes d'oeuf, le sucre vanillé et le sucre glace. Bien mélanger le tout.

Mettre la pâte au frigo (ou au congélateur pour aller plus vite, surtout si fortes chaleurs comme aujourd'hui) pendant au moins une heure afin qu'elle se solidifie.

Ensuite, former des petites boulettes de pâte à la main, les rouler dans le cacao puis les disposer sur un plat.

Bon App'

Du_26_au_28_juillet_2008_068

Imprimante   Impression Truffes au Chocolat

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Notre instinct, notre allié

Dans le BioInfo de Juillet/août 2008 (n°81), il y a tout un dossier très intéressant sur "La sagesse des Instincts". Article qui relate bien, je trouve, notre façon d'être au monde et surtout notre manière d'avoir renier nos différents instincts. Une vingtaine d'attitudes instinctives méconnues ou mésestimées ont été répertoriées. J'en ferais donc l'inventaire dans le présent billet. Mes réflexions sur le sujet sont déjà relativement claires dans ma façon d'appréhender la nature humaine. Elles sont nourries d'une part, par un certain nombre d'articles, de livres, dossiers et diverses lectures glanées sur le net, mais aussi après avoir moi-même "expérimenter" si j'ose dire, l'écoute de cet allié précieux qu'est mon instinct, ma nature profonde en tant que mammifère, ce primate, ce "signe nu" comme l'a surnommé Desmond Morris.

Seulement voilà, même avec toute la bonne volonté du monde, ce n'est pas aussi simple qu'on le voudrait. Le monde moderne n'a eu de cesse que d'étouffer le feu de notre élan vital, réduisant à quelques braises crépitantes discrètement le souffle d'une vie pourtant issue du règne animal, celle par là même que nous nous efforçons tant bien que mal depuis plusieurs décennies déjà, à faire taire à tout prix. Non acceptée par notre société mais surtout par le côté bestial qu'il révèle en et de nous. Or, la pensée commune sait bien que nous sommes tout, sauf des bêtes que diable ! Bien sûr, il ne s'agit pas de se promener nu ou de vivre de pêche et ceuillète, ou encore de se prendre pour Tarzan, mais sachons tirer profit de ce que la nature nous a offert, en reprenant contact avec celle-ci parce qu'elle est signe de l'intelligence de notre espèce et propre à nos besoins instinctifs.

Pas si simple donc...Il ne suffit pas de vouloir se reconnecter ou encore, comme on l'entend bien souvent, de lâcher prise avec nos habitudes, notre culture. Pourtant, c'est cette même culture précisemment qui va nous permettre de prendre conscience de cette perte de la nature, de "réacquérir l'inné disparu ou étouffé".

L'instinct de naître autrement

"L'accouchement s'est transformé en acte médico-technique, quand ce n'est pas en intervention chirurgicale. La mise au monde est désormais planifiée, provoquée, monitorée, anesthésiée et dénaturée à grand renfort de drogues chimiques ou à coups de bistouri (...) Toujours est-il qu'un vaste mouvement de retour à une naissance plus naturelle et moins médicalisée se dessine..."

L'instinct de donner le sein

"Comme son nom l'indique, un mammifère est un porteur de mamelles (tiens, je viens de remarquer que dans le BioInfo, ils ont écrit le mot 'mamelle' avec 2 M...) (...) L'évidence aveuglante que l'allaitement est le meilleur des départs dans la vie est aujourd'hui allègrement confirmé par la science : non seulement le lait maternel est d'une richesse inimitable, mais sa composition évolue en fonction des besoins du bébé !". Une récente recherche canadienne vient encore de démontrer que les enfants nourris au sein étaient plus intelligents, ou avaient en tout cas un parcours scolaire plus brillant que leurs congénères "victimes" du biberon. L'air de rien c'est carrément la preuve que le rélfexe instinctuel est bon pour le quotient intellectuel. En d'autres termes, que la nature est mère de la culture"

L'instinct de porter les petits

"Le petit d'homme aspire instinctivement à se lover dans les bras de sa maman (...) et comme la nature est bien faite, les enfants portés se portant mieux, sont en meilleur santé que les enfants privés de ce contact privilégié ! Le portage a aussi l'avantage de sécuriser le nouveau-né (ils pleurent moins), ce qui renforce paradoxalement leur désir ultérieur de liberté et leur goût pour l'exploration."

En savoir plus "Peau à peau, technique et pratique du portage" d'Ingrid van den Peereboom (Ed. Jouvence)

L'instinct de manger sain

"C'est un fait l'être humain contemporain porte les mêmes gênes que ses ancêtres du paléolitique (...) Certains nutritionnistes recommandent au premier de se nourrir comme les seconds en privilégiant les aliments tels que la nature les prodigue. C'est le "régime paléo" aux Etats-Unis ou "ancestral" (ou "originel") sur le vieux continent."

L'instinct de jeûner

"Les animaux ingèrent instinctivement les aliments adaptés à leur physiologie digestive. Mais ils ont aussi le réflexe inné de s'arrêter de manger ! (...) Les bébés humains, c'est pareil : vous ne leur ferez rien avaler en cas d'épisode infectieux synonyme de fièvre. L'instinct de jeûner nous passe avec la prime jeunesse, mais il persiste en partie dans la baisse d'appétit accompagnant la plupart des pathologies (...) La naturopathie a même fait de l'abstinence alimentaire la pierre angulaire de son système thérapeutique. Une voie ardue ? Pas tant que ça, puisque nous jeûnons chaque nuit, et nous jeûnons chaque matin"

L'instinct de se soigner naturellement

"Les grands singes, par exemple, sélectionnent des plantes spécifiques quand ils présentent certains symptômes. Pour trouver de nouvelles molécules curatives, les firmes pharmaceutiques financent dès lors l'observation de chimpanzés ! Bref, le recours aux médecines naturelles témoigne d'une belle intelligence instinctuelle..."

L'instint de survie par la maladie

"Fuir ou lutter ? Quand aucune de ces deux réactions au danger n'est possible, l'animal devient malade (...) Or, l'homme aussi est un animal : s'il ne peut échapper au stress ou en combattre la cause, son cerveau archaïque va mettre en route un 'programme de survie' appelée maladie. Celle-ci n'est pas une malédiction, mais au contraire un 'effort de la nature pour me guérir' (...) Mais c'est le médecin Ryke Geerd Hamer qui a véritablement découvert le pot aux roses : grâce à lui, on sait maintenant que la maladie est une 'solution parfaite du cerveau' soumis à un conflit intense (conflictus = choc) (...) Il n'est pas rare que la simple prise de conscience de sa fonction instinctive suffise à 'déprogrammer' la maladie..."

L'instint de se dépenser physiquement

"Le mouvement et l'activité physique sont des 'instincts' qui déclinent avec le temps (...) nos ancêtres chasseurs-cueilleurs n'ont jamais connu l'oisiveté sédentaire. Le besoin de bouger est donc inscrit au coeur de nos cellules. Cela expliquerait pourquoi la pratique sportive favoriserait tellement la santé et la longétivité."

L'instinct de toucher

"De tous les organes sensoriels, la peau est le plus complet et le plus riche à la naissance (...) Mais en occident, le toucher reste un tabou tenace. Deux mains qui se serrent, deux joues qui s'effleurent, c'est souvent le maigre festin réservé à l'épiderme. Il est donc réjouissant d'assister aujourd'hui à un changement de tendance : les embrassades et accolades se normalisent, les formations aux massage se généralisent, la 'communication par le toucher' se popularise. Un regain qui trahit à quel point notre instinct du plaisir tactile a été refoulé."

L'instint de sentir et de goûter

"Etre de langage, le bipède humain a logiquement privilégié le sens de l'ouïe et celui de la vue relèguant ceux du toucher, du goût et de l'odorat à des places secondaires. Nous baignons perpétuellement dans un flux d'odeurs artificielles. La première chose à faire est de bannir tous les parfums de synthèse qui agressent nos narines, via les cosmétiques et les produits d'entretien chimiques, mais aussi via les aliments industriels !"

L'instint de séduire sans artifice

"Sur le plan de la séduction l'instinct est omniprésent mais on le camouffle avec des appâts artificiels tels que mascara, wonderbra,...le retour à plus de naturel ne serait pas de refus."

L'instint de se reproduire

"Y a t-il un instinct plus baffoué que celui-là ? Les chiffres sont là : en occident la natalité est dramatiquement basse; et ailleurs les statistiques indiquent un net ralentissement de la croissance démographique (...) Si les tendances actuelles persistaient, il n'y aurait plus que quelques dizaines d'habitants sur la planète vers le milieu du troisième millénaire. Evidemment, cela n'arrivera pas : l'instinct de perpétuer l'espèce humaine prendra le dessus. Il serait donc très sage de libérer l'instinct de reproduction pour éviter le crash."

L'instinct de gérer les naissances

"Le phénomène de grossesses très rapprochées est relativement récent. Dans les sociétés ancestrales, on estime que la femme accouchait au maximum tous les deux à trois ans. Normal : l'allaitement maternel a comme effets connexes de brider la libido et de retarder le retour des règles. La chercheuse Anna Flynn a ainsi repéré deux indices de fertilité qui ne trompent pas : la consistance de la glaire cervicale et la position du col de l'utérus (...) Le taux de réussite de cette triple approche (température en plus) est comparable à celui de la pilule contraceptive !"

L'instint de se dénuder

"Historiquement l'essor du naturisme est d'ailleurs lié à celui des médecines naturelles et à l'apparition de thérapies nouvelles combinant les bienfaits de l'air, de l'eau et du soleil (sans oublier la pratique de diverses disciplines sportives). Le naturisme se fonde aussi sur une conception de la vie prônant la tolérance et de respect des autres et de soi-même."

L'instinct d'évoluer dans l'eau

"Avant d'être terrestres nous fûmes marins. Il nous est resté l'aptitude innée à nager."

L'instinct de se relier à la nature

"Des recherches ont montré que le simple accès à un jardin est bon pour la santé. La montagne booste les globules rouges, tandis qu'un séjour à la mer purifie les poumons, fait baisser la tension et améliore le sommeil. Tous ces indicateurs qui passent au vert dès qu'on quitte la ville, c'est bien la preuve que notre mémoire cellulaire aspire au grand air et au contact étroit avec la nature."

L'instinct de se reconnecter à ses rythmes

"Jour, nuit, été, hiver. Repos, action...Il y a un temps pour tout. D'instinct, notre horloge interne est synchronisée avec les rythmes universels. C'est dans notre nature d'être soumis aux flux et reflux d'énergie vitale (...) Selon Marc Schwob, 'Nous agissons à contretemps des saisons. En vacances l'été nous nous reposons, alors que l'organisme est à son apogée et devrait s'affairer, bouger, éliminer. Alors que l'hiver nous travaillons."

L'instinct d'exprimer ses émotions

"Du côté de l'anthropologie, six émotions universelles ont été repérées : la joie, la surprise, la peur, la colère, le dégoût et la tristesse. Autrement dit, on n'apprend pas à exprimer ses émotions de base, on apprend seulement à les réprimer."

L'instinct de chanter

"La voix est une voie du transmission du vivant", résume Marie-Claude Van Lierde. Contrairement aux idées reçues, d'instinct tout le monde chante bien. Mais la voix, miroir sonore de notre intériorité, a subit les altérations des hauts et bas de notre parcours perso. Elle est juste si elle est accordée à l'être : cette part de nous instinctive qui connaît notre son-vérité. Il suffit pour ça d'entendre la voix - pure énergique souflle/son -qui jaillit du nourrisson. Ne connaissant pas encore la position verticale (et la boule d'angoisse dans la gorge), celui-ci est en lien étroit avec son hara, cet 'océan du souffle' comme disent les Taoïstes."

L'instinct de danser

"Pour France Scott-Bilmann "la danse est un besoin naturel de l'homme". Fluidité de mouvement et frappes des pieds renvient à nos tempos intérieurs. "C'est universel, ajoute t-elle, toutes les danses et musiques du monde sont basées sur la pulsation et la va et vient. cela renvoit au bercement du bébé par la mère, mais aussi à la respiration ou au pouls, vécus rythmiques qui permettent à l'humain de sortir du chaos et de s'inscrire dans l'espace temps."

L'instinct de créer

"Alors, la créativité : innée ou acquise, instinct ou culture ? les deux mon général ! Au niveau humain, la créativité spontanée est à la fois nourrie et bridée par l'éducation et la société, qui nous inculquent tout autant les outils créatifs que la peur du jugement (sauf dans les milieux éducatifs alternatifs). C'est en déposant le mental (nos craintes) que quelque chose nous traverse, nous inspire et devient 'oeuvre'. L'expression de Soi créative tire un trait d'union fécond entre conscient et inconscient."

L'instinct de communiquer avec les animaux

"En communiquant avec les animaux, nous reprenons notre place juste, dit Anna Evans : celle d'une espèce parmi beaucoup d'autres."

L'instinct de dialoguer avec l'invisible

L'instinct de méditer

"La méditation stiumle la face lumineuse des instincts. Toute primitive qu'elle soit, la zeintude est soeur de l'intelligence."

L'instinct de suivre son instinct

"Quoi qu'en pensent les zététiciens, l'existence du sixième sens est une réalité prouvée. Pas seulement chez l'animal mais aussi chez l'humain. On naît intuitifs, mais on peut aussi le devenir. Les arts divinatoires favorisent l'éclosion de l'intuition enfouie."

L'instint d'aider les autres

"Y a-t-il un instinct d'altruisme ? L'équipe de Felix Warneken, du Max-Plank Institute, en est convaincue. Elle a étudié la réaction d'enfants de 18 mois face à des objets que des étrangers laissaient tomber par terre. Résultat : les moutards rendaient les objets, sans même la promesse d'une quelconque récompense. Les humains naissent donc avec le désir inné d'aider les autres."

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jeudi 24 juillet 2008

Je suis un Homme

...et pas toujours fière de l'être...

A voir aussi : Worldmeters :-(

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lundi 21 juillet 2008

Bigoudi et/ou Rakagnak

L'autre jour en allant faire mes courses, la caissière et moi parlions de futilités lorsque du coin de l'oeil, j'entraperçois ma Bigoudi en train de faire quelques pirouettes acrobatiques peu sécurisantes dans le caddi. Je lui fait part de ma peur qu'elle ne tombe et se fasse vraiment mal, lui demandant de se rasseoir, sous le regard insistant des gens faisant la queue. Sourire aux lèvres, la caissière me fait remarquer que sa fille s'appèle également Bigoudi mais avec quelques années de plus, elle a 17 ans. Son mari et elle avaient eu un véritable coup de foudre pour ce prénom. Ce fût à l'identique pour nous. Enceinte de trois mois, ce prénom m'est venu un soir et ne m'a plus quitté, alors que je pensais à tout autre chose. Je m'étais empressée de le dire à Mr catant qui acquiessa immédiatement, complètement sous le charme de ce prénom qui suscitait déjà en nous, beaucoup d'émotions inexplicables. L'éthymologie n'allait que renforcer notre choix, puisque Bigoudi vient du latin "amare" qui signifie "aimer". Puis, la caissière rajoute "et si nous avions eu un garçon, Bigoudi se serait appelé Rakagnak". Quelle étrange énonciation j'entendais là, une drôle d'impression, mon coeur a bondit dans ma poitrine, je lui ai répondu confuse :  "Mon fils s'appèle Rakagnak" et nous avons souris de toutes nos dents tellement la coïncidence était déconcertante. Ce qui est sûr, c'est que cette caissière là, je ne suis pas prête de l'oublier ;-)

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Sevrage d'un lien lacté

Cette fois je peux le dire haut, fort et fièrement :  mon Amandine, à 4 ans et 3 mois, est définitivement sevrée.

Après la naissance de Maxence en mai de l'année dernière, j'avais donc opté pour un co-allaitement, ma fille ayant continuer à téter tout le long de ma grossesse. Seulement la fatigue aidant, après plusieurs mois d'un allaitement en tandem à une cadence bien rythmée, mon corps me mettait en garde criant "stop" de nombreuses fois. D'un commun accord, nous avions alors opté pour diminuer, durant quelques semaines, les tétées (matin et soir) pour très rapidemment en arriver à une seule tétée le soir. Je sentais que ce rituel de séparation était important pour elle, que sans cela, elle ne pourrait que difficilement trouver sa place au sein (;-) ) de cette nouvelle harmonie familiale qui se dessinait voilà plusieurs mois. Et puis, cette unique tétée, aussi petite et courte soit-elle devenue, me pesait, me freinait, et parfois même - n'ayons pas peur des mots - me dégoûtait de par le rejet que j'éprouvais au contact de sa bouche sur mon sein. Comment était-ce possible de ressentir cela, moi, qui durant des années, n'aurait pu imaginer nourrir autrement mon enfant ?... Sans doute parce que ma limite était atteinte. Hors de question de me faire violence, de ne pas me respecter - sans cela je sais bien que prôner une éducation où le respect est un pillier central aurait été un non-sens -, je me devais donc d'être honnête avec ma si douce, ma si accroc de la tétée depuis plus de 4 ans. Je me souviens avoir ressenti pour la première fois ce rejet lors de la semaine qui a précédé mon accouchement, sans doute était-ce lié aux hormones, déjà en place en vue d'un accouchement imminent ? Toujours est-il que nous avons donc opté pour un sevrage en douceur, les tétées du soir n'étant plus qu'une fois sur deux, voir moins en fonction des situations. Je caressais depuis longtemps le doux rêve du "vrai sevrage naturel", celui que j'avais lu dans les nombreux livres sur l'allaitement, mais aussi à travers les différents témoignages de mères allaitantes au long cours.  Seulement, ma réalité était tout autre. Je ne me sentais plus bien d'allaiter deux enfants à la fois. Je m'imaginais un enfant qui très naturellement se détacherait presque spontanément du sein, sans pleurs, sans cris, ni heurts. J'étais encore loin de toute cette sereinité lue et espérée à bas bruit puisqu'Amandine manifestait clairement son mécontentement à chaque tétée de son petit frère. Je l'accompagnais du mieux que je pouvais, mais ressentant en moi une ambivalence troublante : est-ce que c'est ce que je veux vraiment ? Il allait de soi que tant que je n'étais pas au clair avec moi-même et mon désir profond de sevrage, les choses n'allaient pas 'couler de source', bien au contraire. Amandine s'est donc arrêtée de téter durant plus de 2 mois, un peu 'forcée' de par un discours auquel il n'y avait pas moyen de déroger, pensant que cette solution était devenue la seule issue possible pour nous deux. Pour moi, nul doute, elle était sevrée et j'en étais la première à me réjouir...sauf que d'allaiter mon puiné devant elle devenait parfois contraignant, comme lorsqu'on voit quelqu'un manger du chocolat alors qu'on est au régime...Quelle frustration !

Puis, début juillet, pour la première fois en 4 ans d'allaitement, j'ai un canal qui se bouche. Ca m'est tombé dessus en une heure de temps. J'ai ressenti de vives douleurs dans le sein droit, me suis mise à trembler et ai ressenti le besoin impérieux de me coucher. J'ai eu de la fièvre malgré la prise d'un antidouleur. Et le lendemain matin, il y avait toute une zone rouge sur le sein malade, très sensible au toucher. Je ne voyais qu'un seul échappatoir à cette douleur lancinante, et afin de contribuer à une guérison rapide : refaire téter Amandine. Parce qu'avec un Maxence qui gesticule dans tous les sens lors des tétées, ce n'était physiquement que très peu supportable et puis, contrairement à sa soeur, il n'est pas aussi "addict à la tétée". Je lui expliqua clairement les raisons pour lesquelles je voulais qu'elle retète, si toutefois elle était d'accord, ça va de soi ! Les yeux écarquillés de malice laissant entrevoir dans l'iris la roue en marche d'un bonheur impossible à dissimuler tellement la proposition était alléchante, la réponse verbale n'avait plus aucun secret, son regard suffisait à lui seul à me montrer toute la gratitude d'une telle solution : téter pour aider maman a guérir, que demander de plus ? Je laissa ma grande puce, retéter avidemment...sans aucune difficulté à mon grand étonnement  soulagement :-) Elle n'avait certainement pas perdu ce réflexe inné de succion...remarquablement efficace puisqu'au bout de 48h, je me sentais bien mieux, la fièvre ayant totalement disparu.

Le lendemain, voyant que j'allais mieux, Amandine me demanda si elle devait (sic) encore téter pour me soulager. Je fus la première surprise de cette remarque, et lui demanda si ça lui avait plu de retéter. C'est alors qu'elle m'avoua "Oui, mais... tu sais hier lorsque tu m'as dit de téter encore, je n'avais plus envie - silence - il y avait beaucoup, beaucoup de lait et c'était pas bon...je suis grande maintenant, je ne vais plus téter". Je pense que le goût du lait ou du moins sa consistance dû au canal bouché l'a rebuté et ne s'y attendant pas, elle n'a pas osé me le dire d'emblée.

Cela fait 15 jours qu'Amandine n'a plus téter et surtout ne m'a plus du tout demander/parler de son désir de téter, même en présence de Maxence qui s'en donne du coup à coeur joie.

Je m'étonnerai toujours de voir à quel point la nature fait si remarquablement bien les choses, dans la façon dont notre corps - voix royale de l'expression de nos sentiments et émotions parfois impossible à (se) dire car peu ou pas ou difficilement accessible - s'exprime. Mon interprétation vaut ce qu'elle décrit, mais reste pour moi l'explication la plus plausible. Pour que ce sevrage puisse être vécu sereinement par nous deux, mon désir profond était celui que ma fille elle même se détourne du sein. A aucun moment, je n'ai parlé de cela avec Amandine, autres qu'en terme de "j'aimerais que tu arrêtes de téter". La nature a repris ses droits, elle m'a donné la possibilité en quelque sorte de m'aider à sevrer ma grande fille, qui alors d'elle même, a pu expérimenter ce rite d'initiation qu'est le sevrage naturel, rite par lequel une étape se termine dans la douceur et la joie pour laisser place au déployement d'une nouvelle aventure sans lait mais toujours avec Amour.

Le lait que te donne ta mère, il te désaltère toute ta vie, Esther Mujawago

                                       

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samedi 19 juillet 2008

Dans nos assiettes ce midi

Une Quiche Végétale façon catant

Ingrédients :

- Une pâte feuilletée

- Une belle courgette

- Carottes coupées en lamelles

- Ail

- Du Tofu Hâché (une barquette)

- 4 oeufs

- Poivre/sel

- 2 C à S d'huile d'Olive première pression à froid

- Moutarde

- Concentré de Tomates

- Une brique de soja liquide

Dérouler la pâte feuilletée et la piquer à la fourchette. Ensuite, tapisser le fond de la pâte avec la moutarde et le concentré de tomates. Mettre le tofu hâché par dessus, ainsi que la courgette coupée en petits dés, les carottes en lamelle, et l'ail écrasé, le tout ayant préalablement mijoté dans une poêle avec l'huile d'Olive. Et enfin, ajouter, les 4 oeufs battus et la crème soya, assaisonnés de poivre et de sel. Enfourner environ 20 minutes à 180° au four traditionnel.

Bon App'

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Mousse au chocolat "sans"

Avec une recette familale traditionnelle transmise de père en fils depuis quelques générations (on a dérogé à la règle puisque c'est moi qui en ai hérité ;-) ), je n'utilisais déjà ni crème, ni sucre,...juste du chocolat et des oeufs. Difficile de rivaliser donc...sauf que cette fois, la recette est encore plus originale et surtout "sans oeufs, sans beurre...." Je découvre le goût d'un nom qui pourtant m'était déjà bien familier et qui piquait ma curiosité voilà déjà un moment; le Tofu Soyeux               Tofu_soyeux

C'est à lui que je dois cette recette végétale toute particulière puisqu'elle n'inclut que du chocolat 70% cacao (200 gr), du tofu soyeux (400 gr), du lait de soja ainsi que deux gouttes d'Huile essentielle d'Orange douce... La recette se trouve sur le blog de Clea

Bon App'

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lundi 14 juillet 2008

Fondant au chocolat

Je vous propose une petite part ? ;-)

Ce fondant est tout simplement di-vin !!! Facile à faire, je vous le recommande chaudement avec, pourquoi pas, une crème anglaise par dessus...

Le Fondant au Chocolat

Ingrédients :


- 200 g de chocolat à cuire
- 100 g de beurre
- 100 g de sucre
- 5 oeufs
- 4 cuillères à soupe rases de farine (perso, j'ai fait moitié farine, moitié pourdre d'amande)


Préparation :

Faire fondre le chocolat et le beurre au bain marie à feu doux


Quand c'est bien fondu, ajouter les jaunes d'oeufs. Bien battre. Ajouter ensuite le sucre et la farine, puis incorporer les blancs d'oeufs montés en neige bien ferme.

Bien graisser et fariner un moule à manqué.

Cuire à four moyen (180°C environ) pendant 20 min.

Bon App'

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dimanche 13 juillet 2008

Alice MILLER

Je découvre cette auteur, son site, ses ouvrages. Je bouillonne d'avancer dans mes lectures que je viendrais éditer au fur et à mesure sur ce post.

Je démarre avec "Notre corps ne ment jamais"

Résumé

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"Notre corps ne ment jamais. Quand nous tombons malades, quand nous faisons l'expérience de la dépression, de la toxicomanie, de l'anorexie..., c'est que nous sommes traversés par un conflit intérieur entre ce que nous ressentons et ce que nous voudrions ressentir. D'un côté, il y a notre corps, qui garde intacte la mémoire de notre histoire, et tout particulièrement des mauvais traitements que nos parents ont pu nous infliger ; de l'autre, il y a notre esprit et notre volonté conditionnés par la morale et l'éducation traditionnelles à aimer et honorer, quoi qu'il arrive, ces mêmes parents. Ce livre nous montre, à travers de nombreux exemples - notamment les vies d'écrivains célèbres- les conséquences parfois dramatiques de ce conflit, mais aussi qu'il existe, aujourd'hui, des raisons d'espérer. Non, nous ne sommes pas obligés d'être les " bons " enfants de nos parents s'ils nous ont fait du mal et s'ils continuent de pratiquer le chantage affectif. Oui, c'est notre responsabilité que d'être attentifs aux signaux d'alerte que nous envoie notre corps. Oui, au terme de ce chemin exigeant par lequel nous acceptons de relire l'histoire de nos rapports avec nos parents, il y a l'espoir de naître à une authentique liberté intérieure."

Paru dans "Lien social" (novembre 2004) par Jacques Trémintin

Les enfants maltraités sont nombreux à espérer, toute leur vie durant, recevoir enfin l'amour qu'ils n'ont jamais eu. Les sentiments qui les relient à ces parents dont ils attendent tant, relèvent d'un attachement pathogène, mélange de peur, d'attentes et d'illusions. Celles et ceux qui ont connu dans leurs jeunes années l'affection et la compréhension n'ont aucune difficulté avec leur vérité. Pour les autres, qui n'ont pu bénéficier de cette relation bonne et sécurisante, la pression morale de la société leur laisse comme seule alternative le refoulement d'un sentiment interdit. C'est que, venant du fond des âges, règne encore le quatrième commandement de Moïse, reproduit dans le code civil napoléonien : " tu honoreras ton père et ta
 mère ". Or, pour honorer ses parents, encore faut-il apprendre à ne pas ressentir la haine qu'ils méritent parfois. Le conflit entre ce qui est ressenti au plus profond et ce qui doit l'être pour se conformer aux normes gravées dès le plus jeune âge, se traduit souvent sur la santé tant psychique que physique. Car la cécité émotionnelle constitue un luxe extrêmement coûteux et souvent autodestructeur. Le corps étant la source de toutes les informations vitales qui ouvrent la voie à plus d'autonomie et de conscience de soi, il sait aussi se manifester quand il y a déconnexion des véritables émotions.
Alice Miller nous propose justement dans son dernier ouvrage de passer en revue ces écrivains, poètes ou philosophes qui ont payé de leur santé et de leur vie le déni d'une violence éducative subie dans leur enfance. Évoquant tour à tour Arthur Rimbaud, Nietzsche, Kafka, Virginia Woolf ou Marcel Proust, elle détaille ce que leur œuvre ou leur vie reflète de cet
engrenage de l'automystification de leur histoire. Mais le plus terrible est de trouver ces êtres qui devenus adultes réalisent leur vengeance non contre ceux qui sont responsables de leurs malheurs mais contre leurs propres enfants ou dans le cas de dictateurs comme Hitler, Staline, Mao ou Saddam Hussein contre des millions de personnes innocentes. Mais une telle destinée
 n'est pas une fatalité. Encore faut-il que les enfants victimes trouvent un accompagnateur lucide, un témoin secourable qui, renonçant à toute neutralité, les aidera à déchiffrer le langage du corps, en le relayant au passé subi. Mais, trop souvent, affirme Alice Miller, les thérapeutes sont imprégnés de cette morale traditionnelle faisant référence au quatrième commandement. Trop encombrés par leur propre passé, ils ne savent que minimiser la responsabilité parentale et ignorent tout aussi souvent que les vieilles blessures ne peuvent cicatriser que lorsque les victimes ont réussi à abandonner leurs attentes d'enfant. Seule la lucidité face à ses ressentis permet alors de libérer la capacité à s'estimer, à se respecter et à déployer toute sa créativité. 

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