mardi 21 octobre 2008
Accouchement à domicile
Ca bouge encore et en faveur de l'AAD cette fois avec ces deux articles A LIRE :
L'accouchement à domicile fait des adeptes
Psychologie.com
Et puis, magnifique hommage avec ce Portraits de sages-femmes
samedi 11 octobre 2008
L'après naissance
Suite à une conversation bien enrichissante avec une amie, j'avais envie de partager un sujet un peu particulier dans ce billet : l'après naissance et plus particulièrement, celle pour Rakagnak qui s'est déroulée dans des conditions optimales puisqu'il a vu le jour au sein de notre foyer familial, dans la douceur et le respect. Pas de médicalisation, juste la bienveillance d'une formidable sage-femme, chère à mon coeur. 
Ce fut, comme la plupart des accouchements, un moment fort et unique ça va sans dire. D'une part, la naissance elle-même et toutes ses sensations de douleur/plaisir mais aussi la découverte de mon bébé, moment magique, miracle de la vie. Seulement ce que j'ignorais alors, c'est la découverte que j'allais faire ou plus précisément les sensations particulières que j'allais ressentir et découvrir les semaines qui suivirent la naissance et la richesse insoupçonnée qu'allait m'apporter ces précieux moments pour l'avenir . Comme sur un nuage d'ouate, comme bercée par le rythme de l'univers, en accord avec la nature, les hormones me transportaient au ralenti dans le temps. Ce même temps n'avait tout d'un coup plus la même lourdeur, la même pesanteur, la même tension que je lui connaissais. Le tic tac de l'horloge n'amenait plus l'angoisse connue depuis l'enfance. Mes peurs les plus archaïques s'étaient volatilisées en même temps. Une pause intersidérale était apparue dans mon petit univers...Je me sentais intensément bien. Intensément heureuse. Intensément Moi. Jamais auparavant, du moins consciemment, je n'avais éprouvé autant de plénitude. Un sentiment pur, profond, presqu'irréel m'avait arraché pour un temps à la violence et la névrose de ce monde. Je me sentais légère et forte à la fois, remplie d'amour, de douceur, d'écoute, d'empathie à l'égard des personnes... L'impression de n'être que don de moi parce que tout ce que je ressentais ne faisait plus appel qu'à ça, à ce besoin, cette élan de générosité, de foi en la vie et en la nature humaine. Au fond de moi, résonnait un calme impalpable à quiconque me voyait. Comme un secret bien dissimulé, j'étais la seule à profiter de la douceur de ces merveilleux instants. En accord avec moi-même, avec tout mon être; ma tête et mon corps réunit, sur la même longueur d'ondes, au diapason... quelles sensations ! Je vibrais de tout mon être et même si tout devait disparaître, demain ne serait plus jamais pareil, l'expérience est trop riche, trop intense, trop empreinte en moi. Je me souviens m'être nourrie intensément de ces sentiments nouveaux, parce que je savais que chaque jour qui passait m'éloignait peu à peu de ce que je vivais dans l'ici et le maintenant. C'est une chance énorme qui m'a été offerte là. Je savais qu'il fallait que j'y puise ma force pour les moments plus difficiles...C'est à cette même période, que j'avais lu le "concept de continuum" qui m'avait bouleversé, faisant écho en moi avec d'autant plus de force face à ce que je vivais, ayant l'impression d'avoir touché quelque chose de cette dimension là.
Tout ce que je viens de décrire ci-dessus a duré exactement deux mois. Il m'est impossible d'oublier cette palette indescriptible, ce cocktail explosif d'amour dont je me suis remplie. Désormais, c'est avec une nouvelle force que je démarrais le reste de ma vie...
lundi 6 octobre 2008
Je vous présente : Bien Naître Parents
Je suis moins présente et investie ces derniers temps sur mon blog et pour cause...je suis fort occupée avec mon quotidien d'une part mais également avec mon "nouveau bébé" d'autre part. Mais je suis là et heureuse de vous présenter : Bien Naître Parents qui vient tout juste de voir le jour. Je ne vous cacherais pas que ce n'est pas sans une petite boule au ventre de peur et d'excitation que je me lance !
Attendre un bébé et le mettre au monde peut paraître, à première vue, un évènement quelque peu banal sachant que les femmes le vivent depuis la nuit des temps. Pourtant, pour la femme enceinte qui va découvrir, ressentir et vivre ses premiers changements dans son corps et dans sa tête, il s’agit d’une expérience pour le moins magique, voire initiatique.
Pourquoi des ateliers autour de la naissance ?
La plupart du temps, nous pensons qu’il n’existe qu’une seule manière d’envisager la naissance d’un enfant. Cette façon d’entrevoir la venue au monde d’un bébé est véhiculée par nos idées reçues, nos mœurs et notre culture. Le manque d’informations sur les différentes possibilités d’accouchement fait cruellement défaut. C’est pourquoi Parents Partages vous propose les ateliers « Bien Naître Parents » , animés par Catherine, Ass. Psychologue clinicienne. Lors de ces différentes rencontres, mon objectif principal est de permettre aux futurs parents d’avoir la possibilité de choisir la naissance qu’ils désirent pour leur bébé. Dans ce sens, j’aimerais mettre l’accent sur l’importance pour les parents d’être les « acteurs conscients » dans la venue au monde de leur enfant au sein du foyer familial.
Avec les Ateliers « Bien Naître Parents » , je vous propose un accompagnement individualisé et à votre rythme. Ces rencontres prénatales se veulent avant tout être un lieu d’échange, de partage et d’écoute afin d’accompagner au mieux la parentalité naissante dans son cheminement. Ces ateliers s’adressent donc aux personnes désireuses d’informations éclairées sur la grossesse et l’accouchement. C’est dans cette optique que nous parcourons ensemble les informations utiles et nécessaires qui mèneront vers une naissance plus naturelle, consciente et respectée du bébé et de la maman.
Mon rôle pourrait se définir comme une accompagnante non médicale qui offre de l’information et un soutien psychique et émotionnel à la mère ou au couple pendant la grossesse et la période qui l'entoure. Durant la grossesse, je veille à répondre à vos questions, à éclairer au mieux les décisions que vous avez à prendre, à compléter les informations que vous possédez sur le déroulement de l’accouchement. En résumé, je vous y prépare avec réalisme, selon vos besoins et vos choix.
Infos pratiques :
Durée :
Le cycle complet comporte 7 ateliers,
dont 1 facultatif (Projet de naissance). La durée par atelier est
d'environ une heure. Durant les rencontres prénatales, divers thèmes
vous seront proposés et ceux-ci pourront être modulés au gré de vos
besoins. Je vous propose donc :
Atelier 1 : Rencontre et anamnèse (histoire familiale)
Atelier 2 : La grossesse
Atelier 3 : L’accouchement (1ère partie)
Atelier 4 : L’accouchement (2ème partie)
Atelier 5 : Allaitement
Atelier 6 : Les besoins du bébé
Atelier 7 : Le projet de Naissance (facultatif si les parents en ont déjà un)
Inscriptions :
Pour s'inscrire ou pour plus d'informations, vous pouvez contacter Catherine :
• Soit par téléphone au : 0477/61.24.61
• Soit par e-mail : atelierbiennaitre@gmail.com
Lieu : Nivelles (se situe à 20 minutes d’Ottignies/Louvain-La-Neuve, à 10 minutes de Waterloo et 25 minutes de Bruxelles)
mercredi 1 octobre 2008
Soutenir le droit au libre choix du lieu de naissance (pétition)
Soutenir le droit au libre choix du lieu de naissance
Contrairement à d'autres pays européens, force est de constater que la France n'offre toujours pas suffisamment de choix aux futures parents pour la naissance de leur enfant.
- Alors que dans certains pays voisins, les AAD sont considérés comme un choix tout aussi respectable et sécuritaire qu'un autre, en France ils se font rares et sont souvent très mal acceptés par le milieu médical ;
- Malgré que des Maisons de Naissance indépendantes et situées hors des hôpitaux existent dans de nombreux pays européens et mondiaux, en France elles n'ont toujours pas l'autorisation de fonctionner comme elles le
devraient ;
- La fermeture de plus en plus nombreuse des petites maternités ne laisse souvent pas d'autres alternatives aux futures mamans que de faire beaucoup de kilomètres pour aller accoucher dans une « grosse » maternité de niveau 3
- De même, beaucoup de régions n'offrent pas d'autres options aux futures mamans que de donner la vie à l'hôpital où il est encore, dans bien des cas, difficile de faire entendre et accepter ses choix. alors que l'ouverture de plateaux techniques aux sages-femmes libérales serait une alternative intéressante aux futurs parents désirant un accompagnement global.
C'est pourquoi une pétition nationale sur le « Libre Choix de Naissance » a été mise en ligne.
Par cette action, il ne s'agit pas ici de prôner une pratique plus qu'une autre, mais de réclamer plus de choix pour qu'en France, soit respecté la décision de chacune de pouvoir accoucher :
- A domicile ;
- En Maison de Naissance ;
- En pôle physiologique ;
- Dans l'eau ;
- En accompagnement global avec accès à un plateau technique ;
- Ou même en Maternité, en ayant fait ou non un projet de naissance qui puisse être adopté et suivi avec respect.
Comme cela se pratique déjà dans d'autres pays.
Alors si vous aussi, vous trouvez important que ces choix puissent co-exister dans toutes les régions de France et que vous voulez rester libre de choisir où et comment naîtra votre enfant n'hésitez pas à signer et à diffuser largement cette pétition
Merci à tous ceux et celles qui voudront bien nous rejoindre.
Delphine D. Sainsimon
Association « Libre Choix de Naissance »
mardi 23 septembre 2008
Les examens de la femme enceinte
En pleine préparation et élaboration de mon syllabus, j'ai pensé qu'il serait plus qu'utile de vous exposer un extrait de ces précieuses informations concernant les examens de la grossesse et les échographies.
Les examens
Michel Odent nous donne trois exemples d’examens dont les résultats peuvent être modifiés au cours de la grossesse :
- le taux d’hémoglobine : il arrive fréquemment qu’au cours du 3ème trimestre, le taux d’hémoglobine varie autour de 9.0 ou 9.5 gr pour 100 ml de sang. N’étant pas toujours au courant des études épidémiologiques, le professionnel de santé peut supplémenter d’emblée la femme enceinte, pensant que ce taux est signe de déficience en fer. Or, un tel taux est normal et même bénéfique durant la grossesse. Il serait donc plus intéressant d’expliquer à une femme enceinte qu’il est normal que son volume sanguin augmente et donc que le taux d’hémoglobine ne fait que mesurer la dilution sanguine, ce qui indique que le placenta (nommé par M. Odent l’avocat du bébé) fait bien son rôle.
- L’hypertension : on inquiète beaucoup les futures mères pour l’hypertension (dont l’effet principal est de réduire la croissance du fœtus et donc risque de plus petit poids à la naissance). Là aussi, les études épidémiologiques montre que l’hypertension gestationnelle est, dans la majorité des cas, physiologique et non pathologique (c’est la pré-éclampsie qu’il faut, bien entendu, traiter)
- Le diabète gestationnel : Un terme comme celui-ci peut rapidement transformé une femme enceinte épanouie en une malade alors qu’il ne s’agit pas d’une maladie. D’ailleurs, beaucoup pensent qu’on ne devrait plus faire le test de glucose (hyperglycémie provoquée) chez les femmes enceintes. Surtout qu’un tel diagnostic n’amène que des recommandations à faire à toutes femmes enceintes : consommer des sucres lents et moins de sucres rapides, faire de l’exercice physique, etc…
Les échographies
Lorsque je pense que pour Bigoudi j'ai passé des échographies mensuelles pensant que c'était très bien, au cas où...Pour Rakagnak, une écho très rapide fin du premier trimestre pour mesurer l'épaisseur de la clarté nucale et au dernier trimestre par "obligation" parce que ma SF préfèrait dans le cadre d'un AAD.
Actuellement, un certain nombre d’études mettent en doute sérieusement leur utilité « quand elles sont faites en routine et non sur indication médicale et qu’on les multiplie » mais aussi leur toxicité. A ce sujet, je vous mets ci-dessous un article intéressant :
Les femmes enceintes doivent éviter les échographies inutiles
Associated Press (AP)
07/08/2006 20h54
Une récente étude effectuée sur des souris indique que les ultrasons peuvent affecter le développement cérébral des foetus. Malgré cela, les chercheurs considèrent que leurs conclusions ne devraient pas empêcher les femmes enceintes de se soumettre à des échographies nécessaires pour des raisons médicales.
Selon l'étude, lorsque des souris enceintes sont exposées à des ultrasons, un petit nombre de cellules nerveuses du cerveau en développement de leur foetus ne parvenait pas à croître normalement dans le cortex cérébral.
«Notre étude sur les souris ne signifie pas qu'il faut abandonner l'utilisation des ultrasons avec les foetus humains, lorsque c'est nécessaire pour des raisons de diagnostic ou dans le cadre d'un traitement médical», a déclaré le docteur Pasko Rakic, chercheur principal et président du département de neurobiologie à l'école de médecine de l'université Yale.
Toutefois, les femmes ne devraient pas subir d'échographies qui ne sont pas absolument nécessaires jusqu'à ce que des recherches supplémentaires soient effectuées sur la question.
Selon l'étude de M. Rakic, si les effets des ultrasons sur le développement du cerveau humain demeurent inconnus, certains troubles seraient causés par le déplacement de cellules du cerveau durant leur développement.
«Ces troubles vont du retard mental et des problèmes d'épilepsie chez les enfants jusqu'aux troubles de l'apprentissage, à l'autisme et à la schizophrénie», ont indiqué les chercheurs dans un article publié mardi dans Proceedings of the National Academy of Sciences.
Des échographies sont effectuées pour déterminer le nombre exact des semaines de grossesse et elles servent aussi ensuite à vérifier la présence de malformations anatomiques et d'autres problèmes.
Sources de l'article :
http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2006/08/20060807-205440.html
mardi 9 septembre 2008
Mon projet : Accompagner la parentalité
Afin de peaufiner au mieux mes projets professionnels, je voulais vous soumettre à la lecture de ce billet mes réflexions sur une idée d'atelier pour accompagner les parents et l'arrivée de leur bébé. Pour m'aider à y voir plus clair, je vous serais reconnaissant de ne pas hésiter à me soumettre vos remarques et réflexions sur le sujet, ceci dans le but de peaufiner au mieux mon plan de travail en m'expliquant, par exemple, ce que vous auriez aimer qu'on vous conseille/dise lorsque vous étiez parents en devenir ? A votre avis, sur quel(s) sujet(s) devrais-je mettre l'accent ? etc...
En quelques mots, je vous expose ce projet :
Cela va faire plus de quatre ans que je suis passionnée par le domaine de la périnatalité et du maternage "proximal" en général. Etant moi-même maman de deux enfants, je souhaiterais à présent pouvoir accompagner des mamans ou des couples qui attendent un bébé. Je verrais cet accompagnement plutôt comme des ateliers (il y en aurait 5 à 6 c'est encore à travailler) dans lesquels nous serions amener à faire ensemble un "tour de table". Un chemin ensemble, pour le couple mais aussi avec moi où je serais présente en tant qu' informatrice et guide en quelque sorte. Mon rôle consisterait donc à accompagner mais aussi à informer le couple sur ce qu'est la naissance dans un premier temps, et ce qu'induit l'arrivée d'un premier bébé dans un second temps.
Je serais dès lors amenée à les interroger sur l'histoire de ce bébé (conception, déroulement de la grossesse, éventuel projet de naissance - s'ils en ont un-, etc...). De par ma formation en tant que thérapeute et si l'occasion se présente, je chercherais s'il existe des barrières psychologiques ou une quelconque pathologie qui pourrait compromettre et entraver un accouchement physiologique, ceci afin de mettre en lumière avec les parents les éventuelles peurs et attentes face à la naissance du bébé. A partir de là, nous parlerons de ce qu'est un accouchement physiologique et le déroulement de celui-ci lorsqu'il se passe sans interférences médicales. Nous ferons le tour des aspects les plus importants tels que l'intimité, la liberté de mouvement lors du travail et durant la poussée, l'importance d'écouter son corps, etc... et de la douleur bien sûr. Pour cette dernière, je pense qu'un atelier entier devrait y être consacré car la douleur est un sujet méconnu par les futures mamans. La douleur ne se dit pas ou de façon déformée, est tabou autour de l'accouchement, on n'ose pas ou peu en parler alors que la mère est souvent pleine d'appréhensions, de peurs et de questions. A côté de cela, il serait intéressant, il me semble, de se pencher sur les dangers et les conséquences des interventions médicales inutiles et intempestives lorsque l'accouchement est physiologique (péridurale, instruments d'extraction -ventouse, forceps...- ocytocines (hormones chimiques provoquant les contractions utérines), déclenchement, travail et poussée en décubitus dorsal avec risque de déchirement plus important dû à cette position anti-gravité, épisiotomie, lavement, rasage, soins du nouveau-né dès son arrivée, etc...)
Ensuite, nous parlerons de la naissance et de la rencontre avec bébé, ce moment crucial où l'attachement a lieu. J'évoquerais l'importance du toucher, de l'allaitement, du peau à peau, ... Pour l'allaitement, je pense également qu'un atelier complet devrait avoir lieu; le démarrage de celui-ci dès les premières heures de vie, éviter tout autre aliment, sucette/tétine, à la demande, les différents positions d'allaitement, etc...Bien sûr, je fournirais les adresses utiles à cet égard afin d'optimiser les chances de réussites de l'allaitement (Leche League Belgique). Parrallèlement, seront évoqués la relation de "nourriture affective" qu'apporte le fait d'allaiter. Ensuite, nous parlerons du portage et de ses bienfaits mais à nouveau, pour des renseignements et pour la pratique, je fournirais les adresses d'animatrces de Portage (Parents Partages asbl)
Etant donné que le bébé humain naît de façon "prématurée", j'expliquerais rigoureusement les besoins impérieux et indispensables du bébé pour un développement harmonieux. Besoin de téter, besoin de contact avec le portage, mais aussi le co-dodo, besoin de répondre aux pleurs, plaisir de massages, du bain, des soins naturels, etc...
Mon objectif premier est d'abord d'amener les parents à avoir une autre vision de la naissance et du déroulement de celle-ci, en apportant les informations utiles pour acceuillir leur bébé dans les meilleures conditions. Et surtout, surtout de leur faire prendre conscience qu'ils possèdent en eux toutes les capacités nécessaires pour poursuivre leur histoire d'amour à 3...
vendredi 5 septembre 2008
Vivre pleinement sa grossesse et son accouchement
Une information importante que j'avais envie de transmettre pour les parents et futurs parents intéressés par une naissance consciente. Isabelle BRABANT, auteur d'une "Naissance Heureuse", sera en conférences en Belgique ces 3 et 4 octobre. Pour plus d'informations, visitez l'agenda du site AlternativeS.
mardi 19 août 2008
Episio/tomie ou Mutilation Génitale ?
Renvoyée de par sa signification même au diminutif souvent évoqué d' "épisio", comme coupée de son essence, le terme et l'acte qu'est l'épisiotomie est et demeure une pratique courante, abusive, cruelle et souvent nocive pour la femme qui enfante.
On entend régulièrement dans le discours de jeunes accouchées : "j'ai eu une petite épisio (sic)" ... On prend soin de choisir des mots visant à diminuer, minimiser la gravité de l'acte, voir justifier son utilisation presqu'évidente aux yeux de la plupart d'entre nous. On n'en parle pas ou peu, persuadés que c'est un mal pour un bien. Dans nos pays, l'accouchement est devenu un acte médical, dénaturé de par les nombreuses interventions intempestives et plus que discutables sur le corps des femmes, et l'épisiotomie fait partie sans conteste des gestes inutiles, voir nuisibles qui entourent un moment pourtant si particulier qu'est la naissance.
Coupée dans son périnée (muscle qui soutient l'appareil génital et urinaire), la femme baignée par sa culture où la croyance autour de l'épisiotomie est de véhiculer qu'elle est un acte quasi systématique (surtout lors d'unpremier bébé), ressent ce passage comme une banalisation de l'accouchement ainsi que les pratiques obsétricales y afférents. Dépossédée de la confiance en son corps à mettre au monde son bébé, la femme s'en remet souvent impuissante et confiante aux mains - et ciseaux - d'obstétriciens impatients, pressés et qui ne savent finalement même plus au juste pourquoi ils choisissent de couper le périnée de la parturiente. La réelle nécessité et justification médicale de l'épisiotomie reste relativement rare. On en arrivedonc à des chiffres vertigineux, dépassant les 50% pour les primipares ! (Dernière enquête périnatale DGS-Inserm de 1998)
Pourtant on on la dit indolore (il faut savoir que c'est lors d'une contraction que le périnée est coupé), utile et même nécessaire pour éviter les déchirures. FAUX, archi faux ! Bien au contraire, elle provoque des déchirures du 3ème degré, voir du 4ème degré (du vagin à l'anus), qu'elle ne prévient donc pas comme on prétend à le faire croire ! Le décubitus dorsal (la position "pieds dans les étriers") anti naturelle puisque contraire aux lois de la gravité, la péridurale (anesthésie partielle lors de l'accouchement), les forceps (outil d'extraction du bébé ressemblant à des spatules), l'ocytocine (hormones de synthèses qui provoquent artificiellement les contractions utérines), enfin toutes les conditions dans lesquelles les femmes accouchent aujourd'hui provoquent les importantes déchirures que l'épisiotomie est censée prévenir !
Il est bon de savoir qu'une déchirure naturelle cicatrisera, dans la plupart des cas, plus rapidemment et mieux, préservant les cellules des tissus, qu'une incision à divers endroits du périnée coupant dans les tissus cellulaires et laissant des cicatrices visibles et invisibles. Je pense aux mamans césarisées qui savent ce qu'est une cicatrise qui reste "sensible" et ce même après des années.
Personnellement, j'ai subi une épisiotomie lors de mon premier accouchement qui m'a longtemps fait souffrir physiquement et moralement, allant jusqu'à perturber ma vie sexuelle ( Voir "Lettre ouverte à Madame la Gynécologue") Par choix, j'ai accouché de mon deuxième enfant à la maison, pas d'épisiotomie, pas de déchirue, pas d'éraillures...pas d'intervention médicale inutile. Tout ceci est possible aussi en milieu médical. N'oublions pas que choisir, c'est une facette de la liberté individuelle.
Si vous voulez en savoir plus, le site "Informations sur l'épisiotomie" est très bien documenté sur le sujet.
Episiotomie : rengainez les scalpels !
mercredi 30 mai 2007
La naissance de Maxence
Mon (bébé)Cadeau de Fête des Mères
Dimanche 13 mai : cette nuit là, je n’ai eu aucune contraction contrairement aux nuits précédentes. A 6h45’, je suis réveillée par un « platch », genre bouchon de bouteille de champagne qui me surprend dans mon sommeil, suivit d’une sensation très particulière : douceur, humidité et chaleur entre mes jambes…en un quart de seconde je comprends que la poche des eaux est rompue mais je n’en reviens pas, ne réalise pas,…scénario que je craignais le plus, je ne sais pas au juste pourquoi.
Je saute hors de mon lit comme une flèche, me dirige vers les escaliers et descends dans la salle de bain. L’eau coule sur les marches, il y en a partout ! Je suis surprise de voir la quantité qui s’écoule. Ma tête se met en marche (faut que les neurones chauffent après un réveil si furtif) : aujourd’hui, dans quelques heures, pas de doute, je tiendrais mon bébé dans les bras…gloups, ça y est, mon cœur se serre, ma gorge se noue, des papillons se réveillent dans le creux de mon ventre…j’ai enfin réponse à mes questions : quand, comment, où aura lieu cette rencontre, à présent je suis fixée, l’embarquement a eu lieu il y a environ 9 mois, l’atterrissage est imminent.
Je suis entre réalité et fantasme…Toute la maisonnée dort, je me sens bien, même si la peur a pointé le bout de son nez, ça m’est égal, je vais l’affronter parce que quelque part je sais que nous nous attendions et que celle-ci va m’apprendre à aller plus loin, à me dépasser…
Vers 7h30’, j’envoie un sms à Lily lui disant que c’est le grand jour, qu’elle va devoir se préparer à venir chercher Amandine mais que pour le moment rien ne presse. Comme c’est dimanche, ça tombe bien, elle ne sera pas seule avec les enfants, Harry est là, je suis rassurée, les choses se sont bien mises comme par enchantement (en journée, un WE )
Ensuite, j’appelle F., notre SF pour lui annoncer que c’est aujourd’hui que mon bébé a décidé de venir. Je lui explique que je n’ai que peu de contractions et pas du tout régulières. Elle me conseille de vaquer à mes occupations, de faire « comme si de rien n’était… » Facile à dire, moi je suis excitée comme une puce !!! Je réveille Antoine, je mange, je chante, j’ai les larmes aux yeux tout le temps…je profite de ces derniers moments avec mon gros ventre, je le caresse, parle à mon bébé et lui dit qu’il me fait le plus beau des cadeaux que de venir à notre rencontre le jour de la Fête des Mères !
Vers 10h, les contractions commencent à s’installer avec un rythme plus soutenu, elles sont à peine plus douloureuses que des menstruations. Avec Lily, on décide qu’ils viendront chercher Amandine vers 11h et partirons à Paradisio. Je trouve l’idée géniale, je sais qu’en compagnie de sa meilleure copine Laura, dans un tel cadre et entourée de la sorte, elle ne pourra que s’éclater ! Je me réjouis de pouvoir me reposer sur Lily, je suis en confiance, je me sens soulagée et vais pouvoir vivre le travail pleinement. Lily c’est énoooorme ce que tu as fait pour nous ce jour là. Je sens également que tant qu’Amandine sera dans la maison, le travail sera ralentit. Je lui donne sa douche, l’habille entre les contractions, et je ressens avec force et énergie tout l’amour qui déborde pour mes enfants, mon homme…comme si l’amour coulait dans mes veines…elle m’offre son cadeau de fête des mères et nous lui parlons de tout ce qui va se passer aujourd’hui. Elle est contente de partir.
Vers 11h, Amandine s’apprête à partir et moi je trépigne d’impatience, j’ai envie et besoin qu’elle s’en aille. Antoine me demande ce que je veux faire, me propose maintenant qu’on est seul de faire un gros câlin, on délire, on ri, on est euphorique, en fait on nage en plein bonheur tout simplement. Finalement, on décide de regarder un DVD de Debooze moi qui adore, je n’arrive pas à accrocher, à entrer dedans,…
Les contractions sont là toutes les 8 minutes et vers midi, je téléphone à F. pour lui dire comment le travail progresse. Elle me propose de la rappeler lorsque les contractions seront espacées de 5 minutes et ce durant plus d’une heure. A peine le téléphone raccroché, elles sont là, toutes les 5 minutes, un peu plus douloureuses, je commence à geindre, ça fait mal.
Vers 13h15’, je rappelle F. lui dit qu’on y est, que les choses semblent se préciser, elle me dit qu’elle va se mettre en route. Une demi heure plus tard, elle arrive avec tout son matériel, c’est impressionnant. Antoine l’aide à tout installer dans le salon et moi je gère dans le fauteuil, des serviettes entre les jambes à éponger l’eau qui s’écoule après chaque contraction. Je sens que F. est détendue, elle s’installe, me demande comment je me sens. Je lui dit que je vais bien, que je me sens bien assise dans cette position parce que c’est « gérable » et que j’ai peur de me lever, peur que tout s’accélère. Elle me dit que c’est important de faire comme je le sens à mon rythme mais que je peux aussi marcher, prendre un bain…Elle me propose un premier toucher vaginal que j’accepte. Verdict : 2 cm. Intérieurement, je suis très déçue car j’ai mal et même plus mal que pour Amandine alors que j’étais à 3 cm. Je sens le mur de la peur qui me retient, qui freine l’entrée en travail. Il faut passer au dessus mais comment y parvenir ?
Après quelques échanges avec F., je décide de me lever et de marcher, de « voir » ce qui va se passer…Très vite, les contractions sont plus intenses, change de force, j’ai peur à nouveau.
Elle est rassurante, me dit qu’il faut y aller à présent, qu’il faut entrer dans la douleur et l’accepter, que chaque fois c’est un peu comme un « niveau » a dépasser. Ca me rassure, je me sens forte à ces mots et en même temps si fragile…Je marche vers la cuisine, geint entre les contractions et je m’effondre soudainement : je pleure à gros sanglots, m’appuie sur le plan de travail, ce sont des cris de peur qui sortent de ma bouche mais aussi des cris de « douleur ravivée »…je comprends que je dois dépasser, lâcher prise…je comprends aussi que je suis en train de pleurer mon précédent accouchement où, à ce stade, j’étais résignée, j’avais accepté la péridurale. Je dis à F. que ça me fait du bien de sortir tout ça, lui demande si c’est normal de pleurer en plein travail. Elle est apaisante, rassurante, me dit que oui ça arrive, qu’accoucher ravive des choses. Je me sens mieux, plus détendue et retrouve doucement confiance en moi. Je dis que la nature est quand même bien faite car l’avantage de perdre les eaux c’est qu’après chaque contractions, j’ai droit à un écoulement de liquide amniotique qui me soulage drôlement….
Après discussion, je fais part à F. que je me sens mal à l’aise qu’elle attende avec Antoine comme ça que quelque chose se passe. Elle me dit que ce n’est pas mon problème mais me demande quand même si je préfère qu’elle reste ou parte. J’accepte qu’elle parte, je sens que j’ai besoin d’être seule pour le moment et que je vais prendre un bain (F. m’avait dit pas de problème)
Dans le bain, je me détends, je crois que j’y resterais une demi heure environ. Je ferme les yeux et m’apaise lors des contractions. Je ressens l’envie de changer d’endroit et d’aller m’allonger dans notre lit à l’étage, je sais que j’y resterais normalement jusqu’au bout. Ca tombe bien, c’est la pièce dans laquelle je suis le mieux et que j’imaginais, malgré les incertitudes, que je mettrais au monde notre bébé. Je m’installe confortablement en mettant le coussin d’allaitement entre mes jambes. Les contractions se rapprochent encore, Antoine est à mes côtés, je commence à utiliser les sons, je teste, j’essaye des sons graves et je trouve un « yayayayaya… » qui me fait traverser à moindre peine les contractions, j’ai l’impression de faire vibrer ma cage thoracique et que ça « masse » la contraction. J’ai besoin de serrer quelque chose avec mes mains, j’agrippe le rebord de notre tête de lit et je serre tant que je peux des deux mains…je douille, ça y est je suis dans la douleur, je surfe sur les contractions comme sur une vague, je prends et accompagne chacune d’elle comme je le sens. Je visualise mon col qui s’ouvre, je parle à BébéCadeau, lui dit que je suis heureuse aujourd’hui, que je sais que tout ceci n’est pas vain car je sens qu’il travaille avec moi, je lui dit que je suis fier de lui, qu’ensemble nous faisons une super équipe et que je sais qu’il va m’aider à aller jusqu’au bout, à me dépasser. Par cette expérience, je me sens soudainement reliée à toutes les femmes qui enfantent.
Très vite, je ressens le besoin de présence féminine de F., je demande à Antoine de la rappeler (ça faisait environ 1h qu’elle était partie), que mes contractions sont fortes. Il doit être environ 16h. Elle sera là rapidement. J’ai envie d’être nue, je ne supporte plus le contact de ma chemise de nuit, j’ai trop chaud.
F. me parle doucement, me masse le bas du dos car c’est là que j’ai vraiment mal. Ses mains sont un contact agréable, je ressens beaucoup de douceur, de tendresse et de « respect » dans chacun des mouvements qui m’accompagne. Elle me propose de m’examiner…j’hésite…mais j’accepte, je suis à 5 cm et malgré que ça ne fait « que » la moitié, je sais que j’ai passé le « plus gros » du travail. J’ai envie que ça s’accélère, je me sens fatiguée par l’intensité des contractions.
A ce moment là, je décide d’utiliser le ballon. Accroupie sur le lit, j’essaie d’abord de le prendre dans les bras pour que mon ventre puisse être dans le vide mais ça ne me soulage pas vraiment. J’essaie alors de m’asseoir dessus et là j’ai l’impression que c’est efficace, je ne fais plus qu’un avec la douleur. Sur le ballon, je me déhanche, ça me soulage, je commence à crier aussi. Je demande à Antoine de pouvoir me pendre à son cou. Il s’assied sur le bord du lit, je me suspends à lui, assise sur le ballon…Tendrement, il veut me caresser mais je le repousse, ne supportant plus le contact qui m’indispose terriblement.
Je ne sais pas au juste quelle heure il était mais après un long moment à me suspendre, à essayer des cris pour soulager la douleur, de mordillage dans le coussin ou sur le pull d’Antoine (et même mon propre bras !), mes yeux se révulsent, j’ai besoin de « partir » de cette réalité, de ce monde, besoin d’aller ailleurs, là où je suis seule à pouvoir aller…Je sais que cette phase est celle qui précède la poussée, je l’avais déjà vécue pour Amandine…je retourne là où je suis bien et préviens Antoine et F. que cette fois, je les quitte, que je dois me déconnecter d’eux…
L’intimité qui m’entoure est bienfaisante, je peux sans crainte, sans pudeur, vivre et faire ce que mon corps me dicte. Je me mets donc à quatre pattes sur le lit, je demande à Antoine de venir devant moi, de me donner un bout de tissu pour mordre dedans, je mets ma tête sur son épaule et comme un cerf à l’attaque, je presse mon front contre son torse lors des contractions. Mes seins piquent. A ce moment précis, je me sens très animal, très mammifère. Jamais de ma vie, je ne me suis sentie aussi forte, aussi remplie d’une énergie indéfinissable. Mes ressources sont décuplées, je m’en rends compte, je fais mal à Antoine avec mes mains.
F. m’explique que maintenant, il est temps que j’amène mon bébé vers le sacrum derrière, là où la douleur atteint son paroxysme. Je suis prête, je parle à mon bébé, lui demande de descendre…il m’a entendu, il descend. Désormais, mon col est totalement dilaté (F. m’a examiné à ce moment là malgré mon refus, je compris par la suite qu’elle se devait de le faire car la poussée était longue d’après elle et que la tête de mon bébé était bloquée), je peux pousser sauf que je n’en ressens pas encore la puissance. J’alterne donc les positions ; sur le flanc, à quatre pattes, assise, à genoux…rien n’y fait, le réflexe de poussée n’est pas encore efficace, ça pousse tout doucement, lentement. Près d’une heure et demi durant, je vais varier les positions pour pouvoir trouver celle dans laquelle je pourrais faire naître mon bébé. C’est alors que je perçois que bébé avance et que ça pousse. Je demande à F. si je peux me mettre debout. Sur le temps que je me lève, je suis prise par une violente contraction qui me cloue genoux à terre tenant mon cadre de lit à deux mains, je crie que ça pousse, que mon bébé s’en vient…« viens bébé, je sens que tu es bientôt là… »
F. est assise face à moi, je me sers de son cordon de pantalon pour m’aider, j’ai envie de mordre à nouveau. Antoine est derrière moi, il observe ce qui se passe. La poussée est douloureuse mais c’est un subtil mélange de douleur/plaisir que je découvre…Un plaisir aussi puissant que la douleur ! Je trouve ça incroyable ! Je comprends mieux dès lors un des aspects de la dimension sexuelle de l’accouchement…Pousser me fait un bien fou ! Chaque contraction me soulage terriblement, tant et si bien que ça me donne un courage du tonnerre pour aider mon bébé à sortir…Je me rends compte que j’ai retroussé mon nez et que je suis en train de grogner. Au moment de l’entrée de la tête dans mon vagin, je sens une étrange brûlure glisser sur les parois de celui-ci…je suis dans un état que je ne pourrais qualifier, je sais que nous y sommes, que là tout près de moi, la tête de mon bébé va arriver…que j’en aurais terminé avec la douleur et que la rencontre est imminente. Antoine se met derrière moi, aux premières loges et dit à Fanny « je dois retenir la tête ? » la tête de mon bébé se démoule doucement, Antoine voit d’abord son front, ses yeux grands ouverts, son nez et son menton…Comme suspendu entre deux mondes, mon bébé est là mais pas encore tout à fait. Antoine retient la tête par peur que tout le petit corps glisse. Les rôles s’inversent, F. prend le relais et me dit que je peux à présent pousser le reste de son petit corps. Une poussée suffira alors à faire naître mon bébé…F. le saisit et me dit « prends-le Catherine, vas-y, prend le il est là… » Assise, le cordon entre les jambes, je saisi mon bébé tout chaud, humide et recouvert de vernix par la nuque et l’entre jambe…je le regarde mais ses yeux sont fermés. Je le mets directement contre moi et regarde Antoine qui est ému comme jamais, les larmes coulent sur ses joues…il ri, il pleure en même temps. Ce qui nous arrive est tout simplement merveilleux. Le temps est comme arrêté. Je lui demande « alors c’est quoi ? »…tout en regardant son sexe…c’est un garçon me dit-il !!! Je regarde notre réveil, il est 21h30’, le soleil se couche et notre bébé est là, près de nous. F. voit que notre bébé respire mais ne crie pas, par acquis de conscience, elle utilise l’oxygène à 2 cm de son nez…moi, je sens que tout va bien. Maxence poussera son premier cri 1/2h après sa naissance. F. n’avait encore jamais vu ça. Il manque encore Amandine et nous serons enfin tous ensemble.
C’est seulement vers 1h du matin, que F. rentrera chez elle. Toute la nuit, j’ai reniflé mon bébé nu contre moi. Je l’ai observé, touché, caressé, bisouté…Tout le monde dormait sauf moi…Comme saoulée par les endorphines, mes 5 sens étaient ultra développé et en éveil et plus rien n’avait d’importance, si ce n’est que cette nuit là, désormais tout avait à nouveau basculé …bienvenue à toi notre fils Maxence
dimanche 6 mai 2007
Très bientôt
Je vais mettre au monde mon 2ème enfant, mon BébéCadeau, ce petit bout d'amour de notre chair et notre sang à Monsieur Bidiboule et moi que j'ai attendu si ardemment, si impatiement au fil de plusieurs mois qui me paraissaient interminables. Alors que je n'y croyais plus, que je me sentais tellement coupable de vouloir "tout, tout de suite", que ce désir ardent en devenait ma névrose...voilà qu'un jour, sans que "je ne vois rien, ne sente rien..." ( ), cette petite graine a pris racine au creux de moi. Des racines que je vais prendre plaisir à arroser avec tout notre Amour, notre Tendresse, notre Etre...Pour qu'un jour, mon bébé, mon enfant puisse trouver la force et l'énergie de pouvoir s'envoler par lui-même. Donner goût à la Vie à mon bébé avec mon lait, celui qui va le désaltérer toute sa vie...Que de plaisir en perspective...Et malgré tout, la peur se mélange à ce subtil cocktail émotionnel précédent la naissance...
J'ai du mal à trouver mon équilibre émotionnel à l'approche de la date de notre rencontre. Mon coeur est gonflé à bloc pour recevoir ce don de la Vie :) Et en même temps, la peur de ne pouvoir être à la hauteur m'envahit...
Sans doute parce qu'en donnant la vie, il faut pouvoir accepter de laisser une "partie de soi" pour en retrouver une nouvelle... ?
Hmmm, je savoure à présent chaque instant, chaque moment de cette fin de grossesse, de ce corps remplit de vie, même même s'il me paraît lourd et parfois inconfortable...parce que dedans, y'a que de l'amour, et cette expérience là, à mes yeux, à mon coeur, et à ma chair, elle n'a pas de prix et surtout parce que dedans il y a TOI que j'attends de (re)connaître, toi mon BébéCadeau que j'aime déjà si puissamment.
Ta maman








