L'Uni-Vers de c@tant

Un peu de tout...Grossesse, allaitement, éducation respectueuse, environnement, écologie, cuisine bio facile, anecdote, tout ce qui colore notre quotidien de près ou de loin :-)

mardi 30 septembre 2008

Le besoin d'être porté

Lorsque Bigoudi est née, Mr catant se remettait doucement d'un grave accident de kite-surf qui l'avait rendu immobile durant de longs mois. Pour se déplacer, il y avait deux systèmes mis en place; l'un consistait à se déplacer en chaise roulante (lourde et encombrante), l'autre moins encombrant était les deux cannes béquilles. Frustré de ne pouvoir ballader son bébé dans ses bras, nous avons découvert "par hasard" ce merveilleux système qu'est l'écharpe porte-bébé (voir photo ci contre). Que de souvenirs pour lui, de ce contact privilégié de pouvoir marcher, certes à l'aide de ses béquilles, avec Bigoudi contre son coeur. Je me Annif_Cat_30_ans_062souviens encore de la fierté qu'il n'arrivait à dissimuler lorsqu'elle s'endormait contre lui. Et puis rapidement, l'écharpe était devenue le refuge de Bigoudi, l'apaisement et la sécurité retrouvés après de nouvelles découvertes mais aussi le lieu privilégié pour ses sièstes, surtout si nous étions à l'extérieur.

Alors qu'en occident l'art de porter son bébé s'est perdu depuis fort longtemps, partout ailleurs dans le monde il est toujours présent.

Si nous comparons le portage humain à celui d'espèces proches telles que les femelles primates, celles-ci portent d'abord leur petit devant et ensuite sur le dos. Chez les bonobos, "après s'être accrochés au ventre de leur mère, les petits, en avançant en âge, grimpent sur le dos, comme des jokeys" (Porter bébé de Claude-Suzanne Didierjean Jouveau)

La proximité permet au bébé de se retrouver en "tarrain connu" et à l'adulte de pouvoir répondre rapidement à ses besoins. Les avantages du portage sont multiples : le contact, la réassurance, le lien mère-enfant, le confort, la sécurité, la protection contre les dangers, moins de pleurs, moins de coliques, la régulation de la température, la facilité pour allaiter, l'endormissement, le sommeil, pas besoin d'objet transitionnel,...

Planckendael__21Il est intéressant également de constater qu'au niveau du developpement de l'enfant, les effets se font aussi ressentir. En effet, le portage par "les mouvements du porteur et les bruits cardiaques, stimule le système nerveux immature du bébé, et notamment son système vestibulaire, les parties de son oreille interne qui travaillent comme des leviers ou des sensors pour contrôler le sens de l'équilibre." (Porter bébé, Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau Ed. jouvence, p.37) Cette stimulation "aide les bébés à mieux respirer, à mieux grandir, régule leur physiologie et améliore leur développement moteur" (Sears, 2001). Il y a aussi les bienfaits du toucher qui ne sont plus à démontrer surtout lorsqu'on connaît les conséquences du manque de contact/toucher. Etre porté permet au bébé de voir le monde, de découvrir son environnement en toute sécurité sans qu'il ne se sente menacé...Il suffit de fermer les yeux, de se mettre à la place du bébé...Respirez, ressentez ce plaisir du contact, de bien-être, de sécurité, que de se trouver tout contre ce corps protecteur, de pouvoir se lover, s'endormir dès que le besoin s'en fait ressentir.

Quel porte bébé choisir ?

S'il est vrai qu'à l'heure actuelle, on retrouve un nombre impressionnant de portes bébés, il y a quand même certaines choses à savoir. Tout d'abord, le porte bébé classique. Haeûm, c'est pas vraiment le top, puisque pas physiologique du tout, les jambes du bébé pendent dans le vide, la réparatition du poids est très mauvaise et enfin ce même poids se retrouve...sur ses parties génitales...bonjour les bijoux de famille et vive l'osthéopathie pour le porteur ! A éviter donc ! En revanche, l'écharpe porte bébé (tissu sergé croisé est le plus adapté) est respectueux de la physiologie porteur/porter et le confort est inégalable. C'est aussi le mode de portage le plus versatile en ce sens qu'il existe un tas de possibilités de nouages différents (sur le dos, le ventre, la hanche, etc...) Afin de pouvoir utiliser son écharpe de façon optimale, un ou plusieurs cours de portage seront indispensables pour être totalement à l'aise. Et comme lorsqu'on apprend un noeud de lacet, une fois qu'on à le "truc", ça va tout seul...A vos écharpes !

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dimanche 21 septembre 2008

Avis à toutes les mamans !!!

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...ou futures maman qui passent par ici, j'ai besoin de vous ! Voilà c'est officiel, je travaille au sein de l'asbl Parents Partages - au passage, MERCI à l'équipe de Parents Partages de m'accueillir parmi vous- et afin de réaliser ma page web (présentation de mon activité sur le site) et mon syllabus (celui qui sera remis aux futurs parents), j'aurais besoin de vos photos de femmes enceintes. Comme vous le savez, je serais obligée de faire un tri car vous vous en doutez, toutes ne peuvent être utilisées ! Vous pouvez m'envoyer les photos sur : biennaitre@gmail.com

Je vous remercie par avance pour votre participation et bien sûr, je vous tiendrais au courant de celles que j'aurais retenue de la sélection !

Bonne fin de week-end !

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jeudi 18 septembre 2008

Les pleurs des bébés

Beaucoup des parents restent convaincus du bien fondé de laisser pleurer un bébé seul, mais aussi l'entourage d'encourager et de renforcer des convictions bien ancrées quant au soit-disant bienfaits de laisser pleurer un bébé, ceci étant considéré comme nécessaire. Les raisons invoquées sont diverses et toutes relèvent d'inepties véhiculées par certaines générations : "ça va lui faire les poumons, un bébé doit pleurer (il n'y a pas de doute qu'un bébé a besoin de pleurer mais plutôt pour différentes raisons pouvant varier d'un simple besoin de décharge parce trop d'émotions/stimulations par ex, soit pour un autre besoin tel que faim, chaleur/froid, besoin de contact, de sécurité physique et/ou affective, gêne, etc...) Seulement, ces suggestions douteuses peuvent nuire au bon développement émotionnel du bébé qui ne pleure jamais "pour rien", sans raison profonde, le pleur étant le seul moyen de communication qu'il possède pour s'exprimer. Je ne comprends toujours pas qu'on puisse penser qu'un bébé va  être gâté lorsqu'on répond à ses besoins... Certes, c'est fatiguant mais qui oserait prétendre qu'il est facile d'élever un enfant ? Et comme dit le dicton "Il n'y a que les fruits dont on ne s'occupe pas qui se gâtent".

Laisser pleurer un bébé malgré que tous les besoins fondamentaux ont été satisfaits ? Oui mais pas seul, toujours accompagné dans les bras avec tendresse, qu'il sache qu'une personne bienveillante est là pour accueillir ce qu'il exprime. Un bébé est à l'orée de sa vie bien plus dans le ressenti, ses sens sont en éveils de façon constante, tout ce qu'il vit comme émotion son petit corps le reçoit de façon brute, il le ressent dans tout son être. Un bébé n'est neurologiquement pas mature pour arriver à mentaliser ce qui lui arrive, ni à anticiper qu'il doit attendre, que maman va revenir, et encore moins à comprendre qu'on le laisse pleurer parce que "c'est comme ça" ... La nature n'a pas prévu ça. Un bébé est un être vulnérable qui vit des expériences stressantes.

Si on se penche de plus près sur la question (et moi-même ayant fait l'expérience), voir un bébé pleurer et ne pas savoir pourquoi peut générer une certaine angoisse, de l'impuissance, de la détresse, de la frustration, même de l'hostilité...tant de sentiments à la fois qu'il est difficile de les accueillir sereinement. Tenir un/son bébé qui pleure dans les bras n'est pas simple. Sans doute aussi parce que nous mêmes n'avons pas eu l'opportunité, la place de pouvoir pleurer autant qu'il aurait été utile et nécessaire lorsque nous étions enfants. Le réflexe est celui d'arrêter, de faire stopper rapidemment le pleur (tétine, biberon, balancé, etc...) ou encore épuisés, de laisser pleurer le bébé seul pensant qu'il n'y a rien d'autre à faire. Il en découle alors de la difficulté à renconnaître ce besoin, pourtant fondamental, chez nos propres enfants. Pour Aletha SOLTER, ce sont des conditionnements dont il faut beaucoup de temps pour se défaire. Pourtant, les pleurs sont une capacité de guérison naturelle permettant au bébé de surmonter les stress qu'il vit. Pleurer, c'est le processus par lequel le bébé se guérit de ses blessures...A cette occasion, nous aussi, autorisons nous plus souvent à pleurer pour nous libérer. Nous nous donnons beaucoup de mal pour maintenir le couvercle fermer, mais plus le temps passe, plus la pression est importante...

Pleurs

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jeudi 4 septembre 2008

Spasmes de sanglot

Rakagnak est mon deuxième enfant, il était âgé de 10 mois lorsqu'il a eu pour la première fois un spasme de sanglot. Un soir de février, épuisé par une journée bien chargée, il n'avait dormi qu'à peine 3/4h, je lui avais donné un bain pensant que ça le détendrait. Tout allait bien sauf que lorsque j'ai commencé à l'habiller, il s'est mis à pleurer très fort (je sentais bien que c'était des pleurs de "je n'en peux plus, je suis à bout..."), et subitement - alors que le pleurs venait de démarrer - je n'ai plus rien entendu, plus rien n'est sorti de sa bouche, plus un son, plus un souffle et je l'ai vu "partir", ses yeux se révulsant vers l'arrière. Il était tout mou, sans aucune réaction, inerte et ses lèvres bleutées. Je l'ai redressé de son matelas à langer doucement, sa tête est tombée et il ne réagissait toujours pas...délicatement, je l'ai installé sur mon épaule et l'ai légèrement tapoter dans le dos et là quelques secondes après, il s'est réveillé comme si de rien n'était ...respirant normalement !
Je tremblais comme une feuille morte, me suis mise à pleurer à chaudes larmes et lui qui ne comprenait rien de rien...J'ai immédiatement compris qu'il s'était évanoui mais ne savais pas trop quelle attitude adoptée. En tout cas, cet épisode a été très impressionnant. Bigoudi n'avait jamais eu cela, je me sentais complètement désemparée de voir mon bébé qui ne respirait plus.  Comme si les émotions qui le submergeait étaient tellement fortes, que son corps et sa petite tête n'ont pas réussi à gérer leur flot d'où la syncope.

Dans la soirée et en discutant avec d'autres mamans, je me suis souvenue avoir lu des témoignages sur les spasmes de sanglot quelques années auparavant et, en fouillant sur le net, je me suis rendue compte que mon fils avait bien vécu un spasme de sanglot, souvent associé par des professionnels de la petite enfance (sic) à un "caprice" de l'enfant, une colère, une manière pour l'enfant d'attirer l'attention de l'adulte etc...  J'ai été choquée de lire de tels propos mais pas tellement étonnée vu la place qu'occupe l'enfant dans notre société. Il n'en demeure pas moins que de telles inepties ont la vie dure et perdurent dans les moeurs (cf ci-dessous extrait d'un site qui a la prétention de se dire "Encyclopédie Médicale" !!!). La preuve c'est que lorsqu'on tape dans un moteur de recherche "spasme de sanglot" voici les abérrations sur lesquelles on tombe et les étiquettes qu'on colle sur l'enfant et les parents...

"Il s'agit souvent d'enfants hyperactifs, turbulents, opposants et coléreux. Il existe une anxiété maternelle et familiale manifeste.

Le spasme du sanglot est très spectaculaire pour les parents non-initiés. Il provoque de leur part une réaction de surprotection dont profite outrageusement l'enfant. De peur de déclencher de telles crises, les parents n'osent plus rien refuser à leur bambin qui se comporte alors en maître tyrannique. Ces spasmes se produisent d'ailleurs sélectivement lorsque l'enfant se trouve en face de certains membres de sa famille particulièrement faibles ou crédules...!"

D'ailleurs, lorsque j'ai relaté cet évènement à un pédiatre, il m'a conseillé de baffer mon enfant. Oui, vous avez bien lu, donner une baffe à un bébé qui, aux prises avec ses émotions déjà si intenses, devait en plus subir physiquement la peur de son parent. On m'a aussi parlé d'épilepsie, que ce serait bien d'aller faire des examens à Rakagnak au cas où...Les gens pensent être bienveillants en donnant ce genre de conseils (et des professionnels de la santé de surcroît !) mais en même temps, ils transmettent leur propre peur, et même si j'essaie d'être à l'écoute de ce que je ressens moi en tant que maman de Rakagnak, ce n'est pa simple d'avoir suffisamment de discernement, car il est certain que ça aurait pu être plus grave. Ayant bossé en hôpital, j'avais déjà eu l'occasion d'assister à de "vraies" crises d'épilepsies et cela me paraissait évident qu'on ne parlait pas de la même chose, fort heureusement.

J'ai appris que dans pareille situation, il fallait simplement souffler sur le visage et près des narines du bébé afin de lui faire reprendre connaissance. J'ai appris, grâce à une copinaute qu'il existait des traitements homéopathiques qui pouvaient aider l'enfant. Bien sûr, ce genre de remèdes, pour être efficaces, recquiert une visite complète faite par un homéopathe compétent. Par la suite, ce genre d'épisode s'est reproduit occasionnellement et malgré que je connaisse les gestes à avoir, je me rends compte que ce qui reste le plus difficile à gérer, ce sont avant tout, les personnes qui sont autour de nous et qui ne savent pas de quoi il s'agit. Alors à bon entendeur...

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vendredi 29 août 2008

Levez la main !

Beaucoup trop souvent encore, je vois, j'entends, je lis différentes formes de violence comme moyen d'éducation, de dressage de nos enfants. Oui, le châtiment corporel aussi petit soit-il (tape sur la main), les brimades, les coups, les injures, les cris, sont des formes de violence nuisibles pour le développement de l'être humain. Combien de fois n'ai-je pas déjà vu des parents s'indigner et crier de voir leur enfant frapper un autre enfant en disant "tu n'as pas le droit de taper !..." et accompagner leur conviction d'une 'bonne' fessée (sic) à leur tour. Quel message reçoit l'enfant ? Un non sens, un paradoxe de toute évidence. L'enfant ne comprend pas que son parent ai le droit de faire ce qu'il lui interdit de faire. J'entends aussi régulièrement qu'une fessée/claque/baffe n'a jamais tué personne et même des témoignages convaincus que leur(s) enfant(s) ne s'en porte(nt) pas plus mal et vont "très bien". Pourtant, la société va mal, les psy regorgent de patients, la violence est partout et continue à sévir comme une seconde nature chez l'homme. Des études montrent clairement que la violence laisse des traces dans le cerveau de l'enfant, qu'il ne se développe pas de la même façon sur le plan psycho-affectif. C'est contre nature que de vouloir éléver des enfants de cette manière. Il est temps de réagir, de contrer cette violence comme mode d'éducation, de s'indigner contre toutes les formes de violence quelqu'elles soient et ce, en commençant par signer la pétition ci-dessous.

Contre la fessée "Levez la main contre la fessée"

Fess_e

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dimanche 24 août 2008

Le sommeil partagé

Dans ce billet, j'avais envie de relater de mon expérience en matière de sommeil partagé.

Lorsque Bigoudi est née, la maternité dans laquelle je l'avais mise au monde, avait de petits lits en métal à barreaux froids qui donnaient cette image d'une cage facile à manipuler à hauteur de grandes personnes... Seul un des côté pouvait être rabaissé, ce qui permettait de prendre le nouveau-né pour donner la tétée ou encore faire un soin. Surtout, ne pas le garder trop longtemps au sein, ni même dans les bras, il prendrait rapidemment de mauvaises habitudes, me disait-on...Autant le dresser dès le berceau,  le rendre docile le plus tôt et rapidement possible, voilà un des objectifs préconisés en matière d'éducation. Ayant pleinement conscience de la maturité cérébrale d'un nouveau-né, il va de soi que toutes personnes bien intentionnées savaient ce qui était bon pour notre bébé. Conscienscieusement, j'avais donc mis ma toute petite à peine née, à contre coeur, dans ce petit lit juste à côté de moi. Je me souviens l'avoir observée de longues heures durant, entre deux sommes, me surprenant à vouloir la prendre pour la mettre contre moi, pour sentir son petit corps et qu'on puisse se nourrir mutuellement de contact , contact qui nous faisait cruellement défaut, surtout après une fusion totale de 9 mois.

En rentrant à la maison, je sentais bien que cette façon de faire ne me/nous convenait pas. Nous avions pourtant du mal à déroger, à oser défier la culture et les pseudo-savoirs de nos aînés car au fond tout ce que nous voulions, était le meilleur pour notre bébé, pensant que les conseils des autres nous avaient guidé vers le bonne voix.

Deux semaines s'étaient écoulées et je m'épuisais à monter/descendre avec ma toute petite Bigoudi dans les bras en pleine nuit, à faire ces allers-retours, à avoir des palpitations cardiaques de peur de ne pas l'entendre pleurer. J'ai voulu mettre un terme à ce non-sens, à cette incompréhension, cette complication de vie qui nous faisait plus de tort que de bien et ne nous satisfaisait pas du tout. Ce n'est qu'à partir de ce moment là que nous avons appris à nous écouter, à savoir reconnaître que nous étions, nous et nous seuls, les parents de ce bébé et que désormais plus personne n'interfèrerait dans notre ressenti de nouveaux parents.

Notre sommeil partagé démarra donc avec beaucoup de plaisir. Je me souviens encore de cette particularité à sentir, toucher, voir, entendre respirer mon bébé juste à mes côtés la nuit. Bien sûr, les débuts furent maladroits, je ne savais pas comment me positionner, la peur de l'écraser (non fondée bien sûr mais j'avais entendu quelques histoires à dormir debout sur les nouveaux-nés morts étouffés - je ne remets pas en doute la véracité de certaines histoires malheureuses mais ce que ne nous compte, à mon avis, pas leur narrateur ce sont les conditions de ce co-dodo), dès lors je me servais du coussin d'allaitement pour éviter une quelconque chute et pouvoir continuer à dormir paisiblement. Il est certain que les réveils nocturnes se poursuivaient durant des mois mais tout était tellement plus facile, plus supportable.

Puis, Bigoudi a eu 2,5 ans, nos envies respectives de vouloir se réapproprier chacun un lit commençaient à se faire sentir. Dans la douceur et le respect des besoins de chacun, nous avons continuer le co-dodo mais en "side-bed". Je lisais sur son visage la fierté de pouvoir dormir dans un lit de grande, qu'on avait décoré comme celui d'une princesse. Désormais, Bigoudi dormait, certes toujours à nos côtés, mais dans son lit. Par la suite, nous lui avons fait sa propre chambre et la transition s'est faite de façon tout à fait naturelle, sans aucune difficultés. Dans cette optique, nous avions laissé la porte ouverte à notre lit devenu familial, ce qui je pense, n'a fait que renforcer son sentiment de sécurité physique et affective.

Si je vous raconte notre expérience c'est aussi dans le but de faire déculpabiliser certains parents qui ne se sentiraient peut-être pas totalement à l'aise avec l'idée de dormir avec leur bébé/enfant. Qu'ils sachent que les théories psychanalytique ou autre croyances sont non fondées, qu'elles sont de l'ordre du fantasmatique, je ne vois pas d'autres explications, sachant que durant des siècles, le chauffage central n'existait pas et que c'était une façon de survivre et de ne pas mourir de froid la nuit que d'être chauffés en dormant les uns contre les autres dans la même pièce.

J'aime particulièrement les Editions Jouvence et un petit livre bien sympathique qui explique tout ceci est "Partager le sommeil de son enfant" de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau

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Réflexion sur le sommeil solitaire

Il est triste de constater qu'en matière de consommation de médicaments tels que somnifères et autres molécules chimiques , la France est un des pays qui en consomme le plus. Pourquoi un besoin si basique, si primaire qu'est le fait de dormir, de mettre en veille son corps et sa tête,  essentiel au bien-être d'un individu, en est-il arrivé à devenir un véritable problème pour une large population et ce, dès l'enfance ? C'est un problème de santé publique dont il est plus que temps de s'alarmer mais aussi de s'interroger sur les raisons.

Une bribe de réponse se trouve à mon sens dans la manière dont on accompagne dans notre culture le sommeil de nos bébés/enfants. Bon nombre de peuples dorme ensemble, et la plupart du temps, ils ne rencontrent pas nos problèmes d'endormissement, d'insomnies, et autres troubles liés au sommeil. Une fois de plus, prenons conscience ensemble qu'il existe d'autres façons de faire pour le sommeil, qu'il est vrai qu''accompagner un bébé lors de son endormissement demande du temps, de la patience...mais c'est un capital santé pour la vie que de pouvoir associer le sommeil à l'idée de bien-être, surtout lorsqu'on sait qu'on passe la moitié de notre vie à dormir...

En complément, si le sujet vous intéresse, voici un site qui vous permettra de prendre connaissance de ce qu'est le sommeil partagé, pourquoi est-il avantageux, quelles sont les alternatives lorsqu'on ne désire pas mettre le bébé dans le lit parental, en quoi le co-dodo diminue t-il le risque de MSN, etc... Dormir avec son bébé et le sommeil partagé

Bonne et douce nuit à vous !

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jeudi 21 août 2008

Le Burn-out maternel

Auparavant, la définition du burn-out était plutôt à visée "professionnel". Aujourd'hui, on voit de plus en plus apparaître ce phénomène chez les mères. Le burn-out est :"une réaction psychologique et physiologique d'un individu face à l'accumulation de stresseurs d'intensité modérée mais chroniques et répétitifs qui finissent par user le capital énergie."

La femme d'aujourd'hui se doit la plupart du temps de répondre à de nombreuses Burn_out sollicitations en tant que mère, femme, travailleuse, etc...Une gestion souvent difficile pour arriver à mener de front tous ces rôles et qui, au fil du temps, laisse comme une sensation de recommencement perpétuel où l'on n'en voit jamais la fin. Afin de mieux comprendre ce qu'est le burn-out maternel et surtout comment le détecter, je vous propose ce résumé, inspiré du livre de  Violaine Guéritault, La fatigue physique et émotionnelle des mères (le burn-out maternel), Odile Jacob 2004.

Trois stades différents du burn-out :

- L'épuisement émotionnel... la fameuse phrase "j'en peux plus"
- Dépersonnalisation et distanciation... au point de ne plus entendre son bébé quand il pleure alors que d'habitude, le corps palpite dès la première seconde...
- Reniement des accomplissements passés, présents, futurs, perte de motivation, pauvre estime de soi/ perte de confiance en soi

Les stresseurs :


-  La surcharge de travail dont :

* La contrainte du temps (conduire les enfants à gauche et à droite, faire le repas, les courses, préparer les affaires du lendemain, lessive, repassage, etc...)
* Le fait de changer de casquettes à longueur de journée (cuisinière, chauffeur, ménagère, infirmière, psy,...)
* Le rocher de Sisyphe, c'est-à-dire le panier à linge par exemple, qui se remplit aussitôt qu'il est vidé, bref, la   sensation de ne jamais en finir et de devoir toujours recommencer
* Toujours 'de garde'... pas d'option de prendre de vraies vacances et ce, même en vacances.
* Dépassée par les événements
=> L''absence de contrôle (événements où on ne peut rien faire pour réagir... comme par exemple lors d' embouteillages, l'enfant qui réclame 5 fois d'affilée la chanson qui vient de passer à la radio et la mère qui lui explique patiemment qu'elle ne peut pas lui remettre cette chanson là puisque c'est la radio. Il fait sa crise et  réveille son frère (bébé) qui se met à hurler lui aussi...la mère veut consoler son bébé mais en plein embouteillage et donc ne peut rien faire. Le coeur palpite, l'énervement monte de se sentir impuissant.

* est toxique pour l'individu (études démontrent qu'il y a une baisse d'immunité)
* sentiment d'impuissance
* tâches et responsabilités complexes alors qu'il n'existe aucune formation pour devenir mère

- L'imprévisibilité :

* Des situations imprévisibles viennent constamment interrompre nos actions du jour (le téléphone sonne, vous êtes sur le point de partir faire les courses, le facteur sonne à la porte, et le gamin sur le pot demande qu'on l'aide pour essuyer ses fesses...)
* Les comportements imprévisibles de nos chers petits (monter sur la table, mettre les doigts dans les prises,...)
* Des priorités mal définies (choisir ce qui est le plus important à faire à un moment donné est un stress de plus)

- L'absence de récompense et de reconnaissance :

* Nous avons tous besoin de gratifications, c'est un besoin même dans le règne animal : perte de motivation quand pas de reconnaissance (ce peut être une reconnaissance sociale)
* Les vertus du dialogue : besoin d'être reconnu dans ce qu'on fait
* Absence de reconnaissance et épuisement émotionnel
* Le feed-back négatif : avec le mari qui rentre et se plaint que le dîner n'est pas prêt ou pas bon. La critique qui nous donne un sentiment de décalage entre la femme idéale qu'on veut être et la femme qu'on se voit être

- L'absence de soutien social :

* Soutien social= puissant modérateur de stress et c'est une écoute bienveillante, sans jugement ni solution
* Besoin de soutien des mères= besoin d'être comprise dans ce qu'on vit au quotidien
* Besoin de parler
* Soutien au quotidien= aide du conjoint ou autre personne

- Pas le droit à l'erreur :

* Etre mère= travail de la plus haute importance
* Le lien mère-enfant : on veut le meilleur pour son enfant
* Des recommandations contradictoires (l'entourage, les livres, les médecins,...)
* Un mode d'emploi qui change avec les âges et les enfants

- Le stress, toujours le stress :

* L''absence du père (père vraiment absent ou père présent mais pas à l'écoute ou encore père à l'écoute mais qui propose des solutions et ne donne pas une vraie écoute)
* L'enfant malade ou à problèmes
* Le regard des autres
* Des rôles qui changent (entre l'homme et la femme au niveau des mentalités)
* L'adolescence

- Autres stresseurs cachés :

* Le bruit: pleurs, hurlements, disputes, gémissements,...
* Le manque de sommeil
* L''attente... les X fois qu'on répète "tu viens manger? tu viens ceci, tu viens cela..."
* Les ressources financières
* Le stress du conjoint


Conséquences du burnout :

* Epuisement émotionnel
* Distanciation
* Perte de confiance en soi
* Conséquences pour les enfants
* Maltraitance
* Conséquences pour le couple

Que faire pour ne pas craquer ?

- Pas de solution miracle
- Identifier/comprendre le problème
- Stop à la solitude
- Travail pour les mères:

- Aller à l'essentiel (exemple : ne pas repasser les petites culottes)
- Revoir les standards (différence entre très très propre et propre)

- Faites-vous aider!

- Apprendre à prendre soin de soi avec :

*le sommeil
*le sport
*prendre du temps pour soi (livre, café,...)
*protéger son moral (éviter les gens négatifs)
*apprendre à dire NON (= respect de soi)
*les petits plaisirs de l'existence

- Halte au bruit!
- Acceptez vos limites!
- Prendre du recul face aux événements (se poser la question est-ce grave si je ne fais pas ceci ou cela?)


- Si le burnout a gagné:

- Reconnaître le problème
- Faites-vous aider (psy,...)

Etre mère, 1 privilège extraordinaire:

- On a tous les choix du regard que nous portons sur notre vie, le pouvoir de nos pensées
- Sachons reconnaître et apprécier la magie de l'amour

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lundi 11 août 2008

L'offense de la majorité

Lorsque je parle de mon maternage en général (tous sujets confondus = accouchement à domicile, allaitement long, portage, co-dodo, éducation non violente, etc...) , de la façon dont j'ai choisi d'élever mes enfants mais aussi de les soigner (ce sujet là j'avoue que j'aime nettement moins l'aborder donc je m'y frotte que très peu, la plupart des gens ne comprendraient absolument pas de tels choix me considérant dès lors comme 'inconsciente' et encore plus lorsqu'il s'agit du corps médical -heureusement il existe des exceptions) ça pose souvent de légères à fortes tensions dans les chaumières, surtout chez les mères.

Je me souviens bien de cette scène où, assise tranquillement autour d'un repas, j'expliquais à la grand-mère de mon mari vivement intéressée par le portage ce pourquoi le petit d'homme avait ce besoin d'être porté au moins toute la première année, à l'inverse des oiseaux qui eux, sont nidicoles et nidifuges...Lorsque tout à coup, la copine de mon beau-père a bondi de sa chaise les larmes aux yeux brandissant :  "mais enfin, tu te rends compte de ce que tu diiiis ? Mes filles ont toujours eu besoin de dormir au calme dans une pièce éloignée, bien allongée sur un matelas..." La question qui me taraude alors c'est "Mais que réveille t-on chez ces personnes qui se sentent offensées ?" Et des exemples comme ceux-ci, j'en ai à la pelle...Même s'il est vrai, je me dois de le reconnaître, qu'une once de militantisme quelque peu rigide était née suite à ma première maternité et aux 'découvertes' que j'avais faites à ce sujet, très vite je compris que je ne pouvais à moi seule argumenter, faire changer les mentalités en quelques paroles bien tournées. Non, non, et non, c'était vain et pas très convaincant et je passais pour pédante alors qu'au fond, qui étais-je pour prétendre que ma façon de faire et voir les choses était mieux ? Meilleure, je ne pourrais avoir cette prétention mais plus adéquate, c'est comme ça que je le ressens. J'ai donc pris le parti de mettre une certaine 'distance émotionnelle', et surtout d'accepter que la plupart des gens n'agissent pas comme ça, convaincus du bien fondé d'une éducation classique où la relation de pouvoir et souvent distale est instaurée dès tout petit. Attention, en aucun cas il ne faut confondre cette éducation respectueuse et non violente avec le laxisme permissif ou encore les parents démissionnaires qui sont de réels et graves problèmes dans nos sociétés où l'enfant, n'étant pas confronté à des limites claires, livré à lui-même, peut rapidemment mal tourné. Aussi, l'expérience de la rencontre avec des personnes qui n'avaient pas fait ces choix m'avait appris, que certaines  étaient prêtes à se remettre en question et à ouvrir un dialogue constructif et respectueux et que d'autres, pour des raisons qui leur appartiennent, préféraient se soustraire ou rester sur leur position lors de ce type d'échange, ce qui était leur droit bien évidemment.  Ce n'est pas simple de ménager les susceptibilités car même avec un discours en "Je", de la CNV (Communication Non Violente) et une dose de diplomatie, comment arriver à simplement se faire respecter dans ses choix et opinions, sans que l'autre ne se sente jugé, offensé par des idées, certes fort divergeantes de la norme culturelle, mais pour le moins tout aussi respectables ? La majorité, ayant donné une éducation 'classique', se sent soudain envahie par la culpabilité. De là découle souvent des interprétations abusives où l'autre a compris les choses d'une certaine manière, comme si ce que je disais était implicite...Le plus difficile à accepter pour moi à l'heure d'aujourd'hui, n'a rien à voir avec des choix en total opposition avec les miens, mais bien que ces mêmes personnes se sentent offensées par mes idées, s'en même s'en rendre compte, peuvent manquer de tolérance à mon égard lorsqu'elles imposent leur choix en se permettant de dire :  "Tu devrais faire comme ceci, cela..." "Moi, j'ai fait comme ça et regarde mes enfants vont bien..." "Une claque n'a jamais tué personne"...Cette dernière remarque elle me scie toujours ! Besoin de se rassurer en se justifiant de la sorte ? Peut-être...Moi, même si mes idées dérangent, tant pis, je continue à les répandre comme des petites graines par çi par là à qui veut bien l'entendre, sans imposer mes choix...


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lundi 28 juillet 2008

Notre instinct, notre allié

Dans le BioInfo de Juillet/août 2008 (n°81), il y a tout un dossier très intéressant sur "La sagesse des Instincts". Article qui relate bien, je trouve, notre façon d'être au monde et surtout notre manière d'avoir renier nos différents instincts. Une vingtaine d'attitudes instinctives méconnues ou mésestimées ont été répertoriées. J'en ferais donc l'inventaire dans le présent billet. Mes réflexions sur le sujet sont déjà relativement claires dans ma façon d'appréhender la nature humaine. Elles sont nourries d'une part, par un certain nombre d'articles, de livres, dossiers et diverses lectures glanées sur le net, mais aussi après avoir moi-même "expérimenter" si j'ose dire, l'écoute de cet allié précieux qu'est mon instinct, ma nature profonde en tant que mammifère, ce primate, ce "signe nu" comme l'a surnommé Desmond Morris.

Seulement voilà, même avec toute la bonne volonté du monde, ce n'est pas aussi simple qu'on le voudrait. Le monde moderne n'a eu de cesse que d'étouffer le feu de notre élan vital, réduisant à quelques braises crépitantes discrètement le souffle d'une vie pourtant issue du règne animal, celle par là même que nous nous efforçons tant bien que mal depuis plusieurs décennies déjà, à faire taire à tout prix. Non acceptée par notre société mais surtout par le côté bestial qu'il révèle en et de nous. Or, la pensée commune sait bien que nous sommes tout, sauf des bêtes que diable ! Bien sûr, il ne s'agit pas de se promener nu ou de vivre de pêche et ceuillète, ou encore de se prendre pour Tarzan, mais sachons tirer profit de ce que la nature nous a offert, en reprenant contact avec celle-ci parce qu'elle est signe de l'intelligence de notre espèce et propre à nos besoins instinctifs.

Pas si simple donc...Il ne suffit pas de vouloir se reconnecter ou encore, comme on l'entend bien souvent, de lâcher prise avec nos habitudes, notre culture. Pourtant, c'est cette même culture précisemment qui va nous permettre de prendre conscience de cette perte de la nature, de "réacquérir l'inné disparu ou étouffé".

L'instinct de naître autrement

"L'accouchement s'est transformé en acte médico-technique, quand ce n'est pas en intervention chirurgicale. La mise au monde est désormais planifiée, provoquée, monitorée, anesthésiée et dénaturée à grand renfort de drogues chimiques ou à coups de bistouri (...) Toujours est-il qu'un vaste mouvement de retour à une naissance plus naturelle et moins médicalisée se dessine..."

L'instinct de donner le sein

"Comme son nom l'indique, un mammifère est un porteur de mamelles (tiens, je viens de remarquer que dans le BioInfo, ils ont écrit le mot 'mamelle' avec 2 M...) (...) L'évidence aveuglante que l'allaitement est le meilleur des départs dans la vie est aujourd'hui allègrement confirmé par la science : non seulement le lait maternel est d'une richesse inimitable, mais sa composition évolue en fonction des besoins du bébé !". Une récente recherche canadienne vient encore de démontrer que les enfants nourris au sein étaient plus intelligents, ou avaient en tout cas un parcours scolaire plus brillant que leurs congénères "victimes" du biberon. L'air de rien c'est carrément la preuve que le rélfexe instinctuel est bon pour le quotient intellectuel. En d'autres termes, que la nature est mère de la culture"

L'instinct de porter les petits

"Le petit d'homme aspire instinctivement à se lover dans les bras de sa maman (...) et comme la nature est bien faite, les enfants portés se portant mieux, sont en meilleur santé que les enfants privés de ce contact privilégié ! Le portage a aussi l'avantage de sécuriser le nouveau-né (ils pleurent moins), ce qui renforce paradoxalement leur désir ultérieur de liberté et leur goût pour l'exploration."

En savoir plus "Peau à peau, technique et pratique du portage" d'Ingrid van den Peereboom (Ed. Jouvence)

L'instinct de manger sain

"C'est un fait l'être humain contemporain porte les mêmes gênes que ses ancêtres du paléolitique (...) Certains nutritionnistes recommandent au premier de se nourrir comme les seconds en privilégiant les aliments tels que la nature les prodigue. C'est le "régime paléo" aux Etats-Unis ou "ancestral" (ou "originel") sur le vieux continent."

L'instinct de jeûner

"Les animaux ingèrent instinctivement les aliments adaptés à leur physiologie digestive. Mais ils ont aussi le réflexe inné de s'arrêter de manger ! (...) Les bébés humains, c'est pareil : vous ne leur ferez rien avaler en cas d'épisode infectieux synonyme de fièvre. L'instinct de jeûner nous passe avec la prime jeunesse, mais il persiste en partie dans la baisse d'appétit accompagnant la plupart des pathologies (...) La naturopathie a même fait de l'abstinence alimentaire la pierre angulaire de son système thérapeutique. Une voie ardue ? Pas tant que ça, puisque nous jeûnons chaque nuit, et nous jeûnons chaque matin"

L'instinct de se soigner naturellement

"Les grands singes, par exemple, sélectionnent des plantes spécifiques quand ils présentent certains symptômes. Pour trouver de nouvelles molécules curatives, les firmes pharmaceutiques financent dès lors l'observation de chimpanzés ! Bref, le recours aux médecines naturelles témoigne d'une belle intelligence instinctuelle..."

L'instint de survie par la maladie

"Fuir ou lutter ? Quand aucune de ces deux réactions au danger n'est possible, l'animal devient malade (...) Or, l'homme aussi est un animal : s'il ne peut échapper au stress ou en combattre la cause, son cerveau archaïque va mettre en route un 'programme de survie' appelée maladie. Celle-ci n'est pas une malédiction, mais au contraire un 'effort de la nature pour me guérir' (...) Mais c'est le médecin Ryke Geerd Hamer qui a véritablement découvert le pot aux roses : grâce à lui, on sait maintenant que la maladie est une 'solution parfaite du cerveau' soumis à un conflit intense (conflictus = choc) (...) Il n'est pas rare que la simple prise de conscience de sa fonction instinctive suffise à 'déprogrammer' la maladie..."

L'instint de se dépenser physiquement

"Le mouvement et l'activité physique sont des 'instincts' qui déclinent avec le temps (...) nos ancêtres chasseurs-cueilleurs n'ont jamais connu l'oisiveté sédentaire. Le besoin de bouger est donc inscrit au coeur de nos cellules. Cela expliquerait pourquoi la pratique sportive favoriserait tellement la santé et la longétivité."

L'instinct de toucher

"De tous les organes sensoriels, la peau est le plus complet et le plus riche à la naissance (...) Mais en occident, le toucher reste un tabou tenace. Deux mains qui se serrent, deux joues qui s'effleurent, c'est souvent le maigre festin réservé à l'épiderme. Il est donc réjouissant d'assister aujourd'hui à un changement de tendance : les embrassades et accolades se normalisent, les formations aux massage se généralisent, la 'communication par le toucher' se popularise. Un regain qui trahit à quel point notre instinct du plaisir tactile a été refoulé."

L'instint de sentir et de goûter

"Etre de langage, le bipède humain a logiquement privilégié le sens de l'ouïe et celui de la vue relèguant ceux du toucher, du goût et de l'odorat à des places secondaires. Nous baignons perpétuellement dans un flux d'odeurs artificielles. La première chose à faire est de bannir tous les parfums de synthèse qui agressent nos narines, via les cosmétiques et les produits d'entretien chimiques, mais aussi via les aliments industriels !"

L'instint de séduire sans artifice

"Sur le plan de la séduction l'instinct est omniprésent mais on le camouffle avec des appâts artificiels tels que mascara, wonderbra,...le retour à plus de naturel ne serait pas de refus."

L'instint de se reproduire

"Y a t-il un instinct plus baffoué que celui-là ? Les chiffres sont là : en occident la natalité est dramatiquement basse; et ailleurs les statistiques indiquent un net ralentissement de la croissance démographique (...) Si les tendances actuelles persistaient, il n'y aurait plus que quelques dizaines d'habitants sur la planète vers le milieu du troisième millénaire. Evidemment, cela n'arrivera pas : l'instinct de perpétuer l'espèce humaine prendra le dessus. Il serait donc très sage de libérer l'instinct de reproduction pour éviter le crash."

L'instinct de gérer les naissances

"Le phénomène de grossesses très rapprochées est relativement récent. Dans les sociétés ancestrales, on estime que la femme accouchait au maximum tous les deux à trois ans. Normal : l'allaitement maternel a comme effets connexes de brider la libido et de retarder le retour des règles. La chercheuse Anna Flynn a ainsi repéré deux indices de fertilité qui ne trompent pas : la consistance de la glaire cervicale et la position du col de l'utérus (...) Le taux de réussite de cette triple approche (température en plus) est comparable à celui de la pilule contraceptive !"

L'instint de se dénuder

"Historiquement l'essor du naturisme est d'ailleurs lié à celui des médecines naturelles et à l'apparition de thérapies nouvelles combinant les bienfaits de l'air, de l'eau et du soleil (sans oublier la pratique de diverses disciplines sportives). Le naturisme se fonde aussi sur une conception de la vie prônant la tolérance et de respect des autres et de soi-même."

L'instinct d'évoluer dans l'eau

"Avant d'être terrestres nous fûmes marins. Il nous est resté l'aptitude innée à nager."

L'instinct de se relier à la nature

"Des recherches ont montré que le simple accès à un jardin est bon pour la santé. La montagne booste les globules rouges, tandis qu'un séjour à la mer purifie les poumons, fait baisser la tension et améliore le sommeil. Tous ces indicateurs qui passent au vert dès qu'on quitte la ville, c'est bien la preuve que notre mémoire cellulaire aspire au grand air et au contact étroit avec la nature."

L'instinct de se reconnecter à ses rythmes

"Jour, nuit, été, hiver. Repos, action...Il y a un temps pour tout. D'instinct, notre horloge interne est synchronisée avec les rythmes universels. C'est dans notre nature d'être soumis aux flux et reflux d'énergie vitale (...) Selon Marc Schwob, 'Nous agissons à contretemps des saisons. En vacances l'été nous nous reposons, alors que l'organisme est à son apogée et devrait s'affairer, bouger, éliminer. Alors que l'hiver nous travaillons."

L'instinct d'exprimer ses émotions

"Du côté de l'anthropologie, six émotions universelles ont été repérées : la joie, la surprise, la peur, la colère, le dégoût et la tristesse. Autrement dit, on n'apprend pas à exprimer ses émotions de base, on apprend seulement à les réprimer."

L'instinct de chanter

"La voix est une voie du transmission du vivant", résume Marie-Claude Van Lierde. Contrairement aux idées reçues, d'instinct tout le monde chante bien. Mais la voix, miroir sonore de notre intériorité, a subit les altérations des hauts et bas de notre parcours perso. Elle est juste si elle est accordée à l'être : cette part de nous instinctive qui connaît notre son-vérité. Il suffit pour ça d'entendre la voix - pure énergique souflle/son -qui jaillit du nourrisson. Ne connaissant pas encore la position verticale (et la boule d'angoisse dans la gorge), celui-ci est en lien étroit avec son hara, cet 'océan du souffle' comme disent les Taoïstes."

L'instinct de danser

"Pour France Scott-Bilmann "la danse est un besoin naturel de l'homme". Fluidité de mouvement et frappes des pieds renvient à nos tempos intérieurs. "C'est universel, ajoute t-elle, toutes les danses et musiques du monde sont basées sur la pulsation et la va et vient. cela renvoit au bercement du bébé par la mère, mais aussi à la respiration ou au pouls, vécus rythmiques qui permettent à l'humain de sortir du chaos et de s'inscrire dans l'espace temps."

L'instinct de créer

"Alors, la créativité : innée ou acquise, instinct ou culture ? les deux mon général ! Au niveau humain, la créativité spontanée est à la fois nourrie et bridée par l'éducation et la société, qui nous inculquent tout autant les outils créatifs que la peur du jugement (sauf dans les milieux éducatifs alternatifs). C'est en déposant le mental (nos craintes) que quelque chose nous traverse, nous inspire et devient 'oeuvre'. L'expression de Soi créative tire un trait d'union fécond entre conscient et inconscient."

L'instinct de communiquer avec les animaux

"En communiquant avec les animaux, nous reprenons notre place juste, dit Anna Evans : celle d'une espèce parmi beaucoup d'autres."

L'instinct de dialoguer avec l'invisible

L'instinct de méditer

"La méditation stiumle la face lumineuse des instincts. Toute primitive qu'elle soit, la zeintude est soeur de l'intelligence."

L'instinct de suivre son instinct

"Quoi qu'en pensent les zététiciens, l'existence du sixième sens est une réalité prouvée. Pas seulement chez l'animal mais aussi chez l'humain. On naît intuitifs, mais on peut aussi le devenir. Les arts divinatoires favorisent l'éclosion de l'intuition enfouie."

L'instint d'aider les autres

"Y a-t-il un instinct d'altruisme ? L'équipe de Felix Warneken, du Max-Plank Institute, en est convaincue. Elle a étudié la réaction d'enfants de 18 mois face à des objets que des étrangers laissaient tomber par terre. Résultat : les moutards rendaient les objets, sans même la promesse d'une quelconque récompense. Les humains naissent donc avec le désir inné d'aider les autres."

Posté par catant à 00:09 - Maternage - Commentaires [3] - Permalien [#]
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