L'Uni-Vers de c@tant

Un peu de tout...Grossesse, allaitement, éducation respectueuse, environnement, écologie, cuisine bio facile, anecdote, tout ce qui colore notre quotidien de près ou de loin :-)

lundi 6 octobre 2008

Je vous présente : Bien Naître Parents

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Je suis moins présente et investie ces derniers temps sur mon blog et pour cause...je suis fort occupée avec mon quotidien d'une part mais également avec mon "nouveau bébé" d'autre part. Mais je suis là et heureuse de vous présenter : Bien Naître Parents qui vient tout juste de voir le jour. Je ne vous cacherais pas que ce n'est pas sans une petite boule au ventre de peur et d'excitation que je me lance !

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Attendre un bébé et le mettre au monde peut paraître, à première vue, un évènement quelque peu banal sachant que les femmes le vivent depuis la nuit des temps. Pourtant, pour la femme enceinte qui va découvrir, ressentir et vivre ses premiers changements dans son corps et dans sa tête, il s’agit d’une expérience pour le moins magique, voire initiatique.

Pourquoi des ateliers autour de la naissance ?

La plupart du temps, nous pensons qu’il n’existe qu’une seule manière d’envisager la naissance d’un enfant. Cette façon d’entrevoir la venue au monde d’un bébé est véhiculée par nos idées reçues, nos mœurs et notre culture. Le manque d’informations sur les différentes possibilités d’accouchement fait cruellement défaut. C’est pourquoi Parents Partages vous propose les ateliers « Bien Naître Parents » , animés par Catherine, Ass. Psychologue clinicienne. Lors de ces différentes rencontres, mon objectif principal est de permettre aux futurs parents d’avoir la possibilité de choisir la naissance qu’ils désirent pour leur bébé. Dans ce sens, j’aimerais mettre l’accent sur l’importance pour les parents d’être les « acteurs conscients » dans la venue au monde de leur enfant au sein du foyer familial.

Avec les Ateliers « Bien Naître Parents » , je vous propose un accompagnement individualisé et à votre rythme. Ces rencontres prénatales se veulent avant tout être un lieu d’échange, de partage et d’écoute afin d’accompagner au mieux la parentalité naissante dans son cheminement. Ces ateliers s’adressent donc aux personnes désireuses d’informations éclairées sur la grossesse et l’accouchement. C’est dans cette optique que nous parcourons ensemble les informations utiles et nécessaires qui mèneront vers une naissance plus naturelle, consciente et respectée du bébé et de la maman.

Mon rôle pourrait se définir comme une accompagnante non médicale qui offre de l’information et un soutien psychique et émotionnel à la mère ou au couple pendant la grossesse et la période qui l'entoure. Durant la grossesse, je veille à répondre à vos questions, à éclairer au mieux les décisions que vous avez à prendre, à compléter les informations que vous possédez sur le déroulement de l’accouchement. En résumé, je vous y prépare avec réalisme, selon vos besoins et vos choix.

Infos pratiques :

Durée :
Le cycle complet comporte 7 ateliers, dont 1 facultatif (Projet de naissance). La durée par atelier est d'environ une heure. Durant les rencontres prénatales, divers thèmes vous seront proposés et ceux-ci pourront être modulés au gré de vos besoins. Je vous propose donc :

Atelier 1 : Rencontre et anamnèse (histoire familiale)
Atelier 2 : La grossesse
Atelier 3 : L’accouchement (1ère partie)
Atelier 4 : L’accouchement (2ème partie)
Atelier 5 : Allaitement
Atelier 6 : Les besoins du bébé
Atelier 7 : Le projet de Naissance (facultatif si les parents en ont déjà un)

Inscriptions :
Pour s'inscrire ou pour plus d'informations, vous pouvez contacter Catherine :
• Soit par téléphone au : 0477/61.24.61
• Soit par e-mail : atelierbiennaitre@gmail.com

Lieu : Nivelles (se situe à 20 minutes d’Ottignies/Louvain-La-Neuve, à 10 minutes de Waterloo et 25 minutes de Bruxelles)

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jeudi 2 octobre 2008

Allaiter, c'est la norme

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S'il est vrai qu'il peut paraître surprenant, choquant voir même carrément inconcevable de voir dans notre société un bambin téter et marcher, avec les années, je me retrouve de plus en plus en décallage constant avec mes pairs (de seins hahaha), je ne saurais plus dire au juste si c'est moi ou la dite société qui est "malade". Certes, je suis névrosée mais qu'à cela ne tienne, j'en ai déjà conscience, ce qui me paraît pas mal comme premier pas vers une possible guérison.

Allaiter est la norme chez les mamifères et donc chez les humains (hé oui, je le rappèle à la mémoire de certains qui ne s'en souviendraient pas ou ne voudraient plus pas s'en souvenir). La preuve en est c'est que si cela n'était pas le cas, cela ferait bien fort longtemps que notre espèce aurait eu de grosses difficultés de survie...comme j'ai déjà entendu des bébés élevés au jus de carottes ! Il y a encore quelques décennies de cela, c'était soit le lait maternel, soit la mort infantile dans la grosse majorité des cas, malgré les tentatives de substituts via les laits animaux.

Et puis, l'ère industrielle a fait son apparition avec le recours aux nourrices. La grand-mère de Mr catant prend toujours un plaisir certain à raconter qu'elle avait nourrit en son temps un bébé autre que le sien, et que mon beau-père a de ce fait, ce qu'on appele un "frère de lait"...c'était donc il n'y a pas si longtemps que cela ! Et puis l'aseptisation et la pasteurisation sont apparues et avec elles, l'introduction des laits animaux, dont celui du lait de vache bien connu sous le nom de "lait en poudre/industriel/artificiel"...une des réussites industrielles les plus importantes, ça va sans dire lorsqu'on sait le nombre de bébés nourris de cette façon !

Or, la composition des différents laits de mamifères varient en fonction de l'espèce, loi biologique indiscutable. Le lait maternel est un liquide vivant dont la supériorité est absolue et parfaitement adapté à notre espèce. Les avantages concernent tout d'abord la santé, mais ils sont aussi nutritionnels, immunologiques, développementaux, psychologiques, sociaux, économiques et environnementaux.

L'allaitement saboté tous les jours

Mais, ce que je déplore toujours beaucoup énormément, c'est que le personnel censé être le mieux placé sabote allègrement, pour la majorité, l'allaitement des jeuns accouchées, sans scrupules. A croire que certaisn sont payés au nombre de sabotage par les lobbies industriels. On minute les tétées, on règle la fréquence, on donne des biberons d'eau et/ou des "compléments", on brandit le "pèse bébé" à tout va (décidemment cette société aime les chiffres !) avant/après chaque tétée, on contrôle tout, tout le temps...On ignore les poussées de croissance ( à 3 jours, 3 semaines, 6 semaines, 3 mois, 6 mois, ...et je peux vous dire qu'il en existe d'autres bien après...) Et on s'empresse de faire des conclusions hâtives et mythiques qui ont la vie dure : pas assez de lait, lait pas assez riche,...Or, comment une femme serait-elle capable de construire un bébé durant 9 mois et du jour au lendemain ne remplirait plus ce rôle ? Ce n'est pas aux femmes à porter le poids de cette culpabilité mais bien au personnel souvent incompétent en matière d'allaitement...et je vous passe les inepties à faire hérrisser les poils d'un chauve !

Les conséquences du non allaitement sont nombreuses et malheureuses. Sur le long terme, on ne connaît pas encore réellement les conséquences sur l'espèce humaine ayant été nourrie au lait de vache. D'un point de vue nutritionnel; certains chercheurs comparent un biberon à un "fast food" !!! On sait que le lait industriel a tué plus qu'il n'a sauvé de vies (cfr le scandale de l'eau non potable en Afrique avec l'introduction du lait industriel, chaque année le lait industriel tue 1 500 000 enfants dans les pays en voie de développement et 4 bébés pour 1000 dans les pays industriels). Sachant que le lait industriel est fait de lait de vache et donc adapté au départ pour les veaux qui doivent doubler leur poids de naissance en 2 mois, il y a de quoi être effrayés. La composition du lait artificiel est invariable, le goût inchangé d'une préparation à l'autre,...On lit régulièrement des bébés qui refusent ou ne terminent plus leur biberon, et c'est une des raisons pour laquelle la diversification est alors avancée à 4 mois au lieu de 6 mois). Les préparations industrielles ne possèdent pas l'immunité adaptée pour le bébé, le lait maternel étant vivant, il est comme le sang, transporteur de tout ce dont le corps a besoin pour vivre. Il contient des cellules vivantes, des molécules biologiquement actives...un cocktail optimal pour bien grandir.

D'un point de vue psychologique, on sait également que les enfants ayant accès au sien à la demande ne se développent pas de la même manière que les autres. L'OMS recommande l'allaitement exclusif jusque 6 mois et puis avec diversification jusque 2 ans. Personnellement, je suis intimement convaincue que le sevrage précoce génère une frustration refoulée à l'âge adulte et pouvant induire des comportements agressifs entre autre. De plus, je pense que la relation d'une mère à son bébé allaité aussi longtemps qu'ils le désire l'un et l'autre est puissante, sécure et respecte les besoins fondamentaux de l'être humain. C'est donc bien une relation qui va au-delà d'une simple relation alimentaire, c'est une véritable nourriture affective. La mère étant la seule source pour y trouver la sasiété...

Un premier billet d'introduction sur ce vaste sujet qui me tient tant à coeur...D'autres suiveront, il y a encore beaucoup à en dire !

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mardi 16 septembre 2008

Mise au sein précoce

Pour optimiser les chances de réussite de l'allaitement, il est bon de savoir qu'un bébé né à terme et en bonne santé voit son réflexe de succion a son point culminant environ 1/2h après l'accouchement. Si ce moment propice est entravé, le réflexe du succion peut diminuer pour les 36 prochaines heures...Et on peut donc aisément imaginer les conséquences pour l'allaitement.

L'idéal est donc de laisser le bébé ramper jusqu'au sein de sa mère dès sa venue au monde. Son odorat et le réflexe de fouissement le guideront jusqu'au mamelon, qu'il saisira pour cette première tétée de bienvenue. Cela facilitera d'une part le bon démarrage de l'allaitement et d'autre part évitera les difficultés de succion.

Je suis toujours émue et ne me lasse pas de (re)voir ce moment si particulier qui a lieu juste après la naissance...Cette force que le bébé va puiser pour être au plus près du corps et du coeur de sa mère.

En image, une petite vidéo.

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mardi 9 septembre 2008

Mon projet : Accompagner la parentalité

Afin de peaufiner au mieux mes projets professionnels, je voulais vous soumettre à la lecture de ce billet mes réflexions sur une idée d'atelier pour accompagner les parents et l'arrivée de leur bébé. Pour m'aider à y voir plus clair, je vous serais reconnaissant de ne pas hésiter à me soumettre vos remarques et réflexions sur le sujet, ceci dans le but de peaufiner au mieux mon plan de travail en m'expliquant, par exemple, ce que vous auriez aimer qu'on vous conseille/dise lorsque vous étiez parents en devenir ? A votre avis, sur quel(s) sujet(s) devrais-je mettre l'accent ? etc...

En quelques mots, je vous expose ce projet :

Cela va faire plus de quatre ans que je suis passionnée par le domaine de la périnatalité et du maternage "proximal" en général. Etant moi-même maman de deux enfants, je souhaiterais à présent pouvoir accompagner des mamans ou des couples qui attendent un bébé. Je verrais cet accompagnement plutôt comme des ateliers (il y en aurait 5 à 6 c'est encore à travailler) dans lesquels nous serions amener à faire ensemble un "tour de table". Un chemin ensemble, pour le couple mais aussi avec moi où  je serais présente en tant qu' informatrice et guide en quelque sorte. Mon rôle consisterait donc à accompagner mais aussi à informer le couple sur ce qu'est la naissance dans un premier temps, et ce qu'induit l'arrivée d'un premier bébé dans un second temps.

Je serais dès lors amenée à les interroger sur l'histoire de ce bébé (conception, déroulement de la grossesse, éventuel projet de naissance - s'ils en ont un-, etc...). De par ma formation en tant que thérapeute et si l'occasion se présente, je chercherais s'il existe des barrières psychologiques ou une quelconque pathologie qui pourrait compromettre et entraver un accouchement physiologique, ceci afin de mettre en lumière avec les parents les éventuelles peurs et attentes face à la naissance du bébé. A partir de là, nous parlerons de ce qu'est un accouchement physiologique et le déroulement de celui-ci lorsqu'il se passe sans interférences médicales. Nous ferons le tour des aspects les plus importants tels que l'intimité, la liberté de mouvement lors du travail et durant la poussée, l'importance d'écouter son corps, etc... et de la douleur bien sûr. Pour cette dernière, je pense qu'un atelier entier devrait y être consacré car la douleur est un sujet méconnu par les futures mamans. La douleur ne se dit pas ou de façon déformée, est tabou autour de l'accouchement, on n'ose pas ou peu en parler alors que la mère est souvent pleine d'appréhensions, de peurs et de questions. A côté de cela, il serait intéressant, il me semble, de se pencher sur les dangers et les conséquences des interventions médicales inutiles et intempestives lorsque l'accouchement est physiologique (péridurale, instruments d'extraction -ventouse, forceps...- ocytocines (hormones chimiques provoquant les contractions utérines), déclenchement, travail et poussée en décubitus dorsal avec risque de déchirement plus important dû à cette position anti-gravité, épisiotomie, lavement, rasage, soins du nouveau-né dès son arrivée, etc...)

Ensuite, nous parlerons de la naissance et de la rencontre avec bébé, ce moment crucial où l'attachement a lieu. J'évoquerais l'importance du toucher, de l'allaitement, du peau à peau, ... Pour l'allaitement, je pense également qu'un atelier complet devrait avoir lieu; le démarrage de celui-ci dès les premières heures de vie, éviter tout autre aliment, sucette/tétine, à la demande, les différents positions d'allaitement, etc...Bien sûr, je fournirais les adresses utiles à cet égard afin d'optimiser les chances de réussites de l'allaitement (Leche League Belgique). Parrallèlement, seront évoqués la relation de "nourriture affective" qu'apporte le fait d'allaiter. Ensuite, nous parlerons du portage et de ses bienfaits mais à nouveau, pour des renseignements et pour la pratique, je fournirais les adresses d'animatrces de Portage (Parents Partages asbl)

Etant donné que le bébé humain naît de façon "prématurée", j'expliquerais rigoureusement les besoins impérieux et indispensables du bébé pour un développement harmonieux. Besoin de téter, besoin de contact avec le portage, mais aussi le co-dodo, besoin de répondre aux pleurs, plaisir de massages, du bain, des soins naturels, etc...

Mon objectif premier est d'abord d'amener les parents à avoir une autre vision de la naissance et du déroulement de celle-ci, en apportant les informations utiles pour acceuillir leur bébé dans les meilleures conditions. Et surtout, surtout de leur faire prendre conscience qu'ils possèdent en eux toutes les capacités nécessaires pour poursuivre leur histoire d'amour à 3...

mardi 12 août 2008

Le concept de continuum

Le concept de Continuum ou A la recherche du Bonheur perdu de Jean Liedloff.

Un incontournable dont j'avais lu pas mal d'extraits déjà et que j'ai dévoré en quelques jours juste après la naissance de mon fils. S'il ne fallait qu'en garder un, ce serait celui-là ! Il a mon âge et pas une ride :-)

Résumé :  (inspiré par Jeanine Barbe)

Le Bonheur, nous l'attendons, nous le cherchons parfois, souvent...longtemps. Avec des projets et objectifs qui se profilent à l'horizon. "Quand j'aurais mon nouveau boulot, je serais vraiment heureux..." Et surtout "quand, je possèderais ceci, mon bonheur sera à son comble". Le plaisir reste éphémère, sans profondeur, sans paix, sans séreinité. Illusion, mirage. Le Bonheur est aussi un concept devenu commercial aussi et pourtant il ne s'attend et ne s'atteint pas, il est là à portée de nous, en nous depuis la nuit des temps.

Jean Liedloff a vécu plusieurs années dans la jungle Amazonienne (Venezuela) auprès des Yekwanas et des Sanemas. Elle a été frappée par la joie de vivre toute simple de ces tribus, et par le contraste saisissant entre la façon de prendre soin des enfants (et des bébés en particulier) chez les Yekwanas et dans nos sociétés occidentales. Cet ouvrage démontre de façon magistrale comment notre façon d'accueillir nos bébés et de prendre soin d'eux a un impact énorme et durable sur nos vies.

Durant sa première année, le bébé est constamment porté par sa mère (phase "dans les bras") et l'accompagne dans toutes ses activités. Au fur et à mesure de sa croissance, le bambin puis l'enfant participe à la vie de la tribu, il n'est jamais grondé ou puni et ne met jamais sa vie ni celle des siens en péril, malgré les multiples dangers de la jungle. Chacun reconnaît en lui dès sa naissance un être naturellement 'bon' dont la sociabilité est innée.

Jean Liedloff va décrire les « attentes » du continuum c'est-à-dire la séquence naturelle des expériences que les millions d'années d'évolution ont préparés pour les êtres humains dès leur conception. Ainsi, de la même façon qu'un poumon « s'attend » (est préparé pour) à recevoir de l'air, le bébé au moins jusqu'à sa première année « s'attend » à être en contact continu avec sa mère, jour et nuit. Il est dans le continuum de sa mère, et elle "s'attend" tout arton66naturellement à ne jamais le poser, à l'allaiter à la demande, elle est très finement accordée à lui et répond sans tarder à ses besoins. Cette circularité est un des points clés dans le concept du continuum : le nouveau-né se trouve dans le continuum de sa mère, et elle est dans le continuum de tous les membres de sa tribu qui sont dans le sien propre. En grandissant, il imite tout naturellement ses aînés et ses parents qui ne le contraignent jamais, de quelque façon que ce soit, à obéir. La joie de vivre est la norme à tout âge lorsque les attentes du continuum sont comblées de façon appropriée.

Les expériences manquées du continuum ne peuvent être simplement sautées. La puissance du continuum est phénoménale, à chaque rupture, le continuum tente de se rétablir de toutes les façons possibles (il n'y en qu'une qui soit appropriée: l'expérience prévue par les millions d'années d'évolution) et ce sont ces ruptures qui sont à l'origine du mal-être généralisé de nos sociétés occidentales. Par exemple, le manque de la phase « dans les bras » serait selon l'auteure, à l'origine des comportements addictifs (cocaïnomanie par ex et en ce sens Willi MAURER rejoint Jean Liedloof) et de la sexualité compulsive chez l'adulte.
Après avoir décrit les attentes du continuum, les répercussions des expériences manquées, Jean Liedloff nous invite à reconsidérer notre mode de vie afin de remettre les forces du continuum à l'oeuvre.

Et voici sa conclusion : « je crois sincèrement qu'à partir du moment où une maman sert le continuum de son bébé (et donc aussi le sien), son instinct déstabilisé par sa culture se réaffirmera et retrouvera ses motivations naturelles. Elle ne voudra pas déposer son bébé. Ses pleurs parleront à son coeur, non bafoué par une quelconque école de pensée à propos de l'éducation des enfants. Si dès le départ elle adopte les gestes corrects, je suis persuadée que son instinct ancien ressurgira, car le continuum est une force puissante qui essaie sans cesse de se faire entendre. La plénitude que ressentira la maman en agissant en accord avec sa nature contribuera à rétablir son propre continuum, bien plus que la théorie qu'elle a pu trouver dans le présent livre ».

Ce livre traduit en plusieurs langues, est et demeure une source d'inspiration unique pour découvrir et aller au-delà de la trilogie allaiter/materner/porter et tenter de visualiser « l'entièreté » de notre vraie nature humaine. Il est une invitation à entrer au contact de nos *instincts* primitifs de vie et d'en ressentir profondément la justesse, au-delà de toutes les théories.

Si vous voulez en savoir plus encore, un extrait sur le Blog "Faisons avancer les choses"

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lundi 28 juillet 2008

Notre instinct, notre allié

Dans le BioInfo de Juillet/août 2008 (n°81), il y a tout un dossier très intéressant sur "La sagesse des Instincts". Article qui relate bien, je trouve, notre façon d'être au monde et surtout notre manière d'avoir renier nos différents instincts. Une vingtaine d'attitudes instinctives méconnues ou mésestimées ont été répertoriées. J'en ferais donc l'inventaire dans le présent billet. Mes réflexions sur le sujet sont déjà relativement claires dans ma façon d'appréhender la nature humaine. Elles sont nourries d'une part, par un certain nombre d'articles, de livres, dossiers et diverses lectures glanées sur le net, mais aussi après avoir moi-même "expérimenter" si j'ose dire, l'écoute de cet allié précieux qu'est mon instinct, ma nature profonde en tant que mammifère, ce primate, ce "signe nu" comme l'a surnommé Desmond Morris.

Seulement voilà, même avec toute la bonne volonté du monde, ce n'est pas aussi simple qu'on le voudrait. Le monde moderne n'a eu de cesse que d'étouffer le feu de notre élan vital, réduisant à quelques braises crépitantes discrètement le souffle d'une vie pourtant issue du règne animal, celle par là même que nous nous efforçons tant bien que mal depuis plusieurs décennies déjà, à faire taire à tout prix. Non acceptée par notre société mais surtout par le côté bestial qu'il révèle en et de nous. Or, la pensée commune sait bien que nous sommes tout, sauf des bêtes que diable ! Bien sûr, il ne s'agit pas de se promener nu ou de vivre de pêche et ceuillète, ou encore de se prendre pour Tarzan, mais sachons tirer profit de ce que la nature nous a offert, en reprenant contact avec celle-ci parce qu'elle est signe de l'intelligence de notre espèce et propre à nos besoins instinctifs.

Pas si simple donc...Il ne suffit pas de vouloir se reconnecter ou encore, comme on l'entend bien souvent, de lâcher prise avec nos habitudes, notre culture. Pourtant, c'est cette même culture précisemment qui va nous permettre de prendre conscience de cette perte de la nature, de "réacquérir l'inné disparu ou étouffé".

L'instinct de naître autrement

"L'accouchement s'est transformé en acte médico-technique, quand ce n'est pas en intervention chirurgicale. La mise au monde est désormais planifiée, provoquée, monitorée, anesthésiée et dénaturée à grand renfort de drogues chimiques ou à coups de bistouri (...) Toujours est-il qu'un vaste mouvement de retour à une naissance plus naturelle et moins médicalisée se dessine..."

L'instinct de donner le sein

"Comme son nom l'indique, un mammifère est un porteur de mamelles (tiens, je viens de remarquer que dans le BioInfo, ils ont écrit le mot 'mamelle' avec 2 M...) (...) L'évidence aveuglante que l'allaitement est le meilleur des départs dans la vie est aujourd'hui allègrement confirmé par la science : non seulement le lait maternel est d'une richesse inimitable, mais sa composition évolue en fonction des besoins du bébé !". Une récente recherche canadienne vient encore de démontrer que les enfants nourris au sein étaient plus intelligents, ou avaient en tout cas un parcours scolaire plus brillant que leurs congénères "victimes" du biberon. L'air de rien c'est carrément la preuve que le rélfexe instinctuel est bon pour le quotient intellectuel. En d'autres termes, que la nature est mère de la culture"

L'instinct de porter les petits

"Le petit d'homme aspire instinctivement à se lover dans les bras de sa maman (...) et comme la nature est bien faite, les enfants portés se portant mieux, sont en meilleur santé que les enfants privés de ce contact privilégié ! Le portage a aussi l'avantage de sécuriser le nouveau-né (ils pleurent moins), ce qui renforce paradoxalement leur désir ultérieur de liberté et leur goût pour l'exploration."

En savoir plus "Peau à peau, technique et pratique du portage" d'Ingrid van den Peereboom (Ed. Jouvence)

L'instinct de manger sain

"C'est un fait l'être humain contemporain porte les mêmes gênes que ses ancêtres du paléolitique (...) Certains nutritionnistes recommandent au premier de se nourrir comme les seconds en privilégiant les aliments tels que la nature les prodigue. C'est le "régime paléo" aux Etats-Unis ou "ancestral" (ou "originel") sur le vieux continent."

L'instinct de jeûner

"Les animaux ingèrent instinctivement les aliments adaptés à leur physiologie digestive. Mais ils ont aussi le réflexe inné de s'arrêter de manger ! (...) Les bébés humains, c'est pareil : vous ne leur ferez rien avaler en cas d'épisode infectieux synonyme de fièvre. L'instinct de jeûner nous passe avec la prime jeunesse, mais il persiste en partie dans la baisse d'appétit accompagnant la plupart des pathologies (...) La naturopathie a même fait de l'abstinence alimentaire la pierre angulaire de son système thérapeutique. Une voie ardue ? Pas tant que ça, puisque nous jeûnons chaque nuit, et nous jeûnons chaque matin"

L'instinct de se soigner naturellement

"Les grands singes, par exemple, sélectionnent des plantes spécifiques quand ils présentent certains symptômes. Pour trouver de nouvelles molécules curatives, les firmes pharmaceutiques financent dès lors l'observation de chimpanzés ! Bref, le recours aux médecines naturelles témoigne d'une belle intelligence instinctuelle..."

L'instint de survie par la maladie

"Fuir ou lutter ? Quand aucune de ces deux réactions au danger n'est possible, l'animal devient malade (...) Or, l'homme aussi est un animal : s'il ne peut échapper au stress ou en combattre la cause, son cerveau archaïque va mettre en route un 'programme de survie' appelée maladie. Celle-ci n'est pas une malédiction, mais au contraire un 'effort de la nature pour me guérir' (...) Mais c'est le médecin Ryke Geerd Hamer qui a véritablement découvert le pot aux roses : grâce à lui, on sait maintenant que la maladie est une 'solution parfaite du cerveau' soumis à un conflit intense (conflictus = choc) (...) Il n'est pas rare que la simple prise de conscience de sa fonction instinctive suffise à 'déprogrammer' la maladie..."

L'instint de se dépenser physiquement

"Le mouvement et l'activité physique sont des 'instincts' qui déclinent avec le temps (...) nos ancêtres chasseurs-cueilleurs n'ont jamais connu l'oisiveté sédentaire. Le besoin de bouger est donc inscrit au coeur de nos cellules. Cela expliquerait pourquoi la pratique sportive favoriserait tellement la santé et la longétivité."

L'instinct de toucher

"De tous les organes sensoriels, la peau est le plus complet et le plus riche à la naissance (...) Mais en occident, le toucher reste un tabou tenace. Deux mains qui se serrent, deux joues qui s'effleurent, c'est souvent le maigre festin réservé à l'épiderme. Il est donc réjouissant d'assister aujourd'hui à un changement de tendance : les embrassades et accolades se normalisent, les formations aux massage se généralisent, la 'communication par le toucher' se popularise. Un regain qui trahit à quel point notre instinct du plaisir tactile a été refoulé."

L'instint de sentir et de goûter

"Etre de langage, le bipède humain a logiquement privilégié le sens de l'ouïe et celui de la vue relèguant ceux du toucher, du goût et de l'odorat à des places secondaires. Nous baignons perpétuellement dans un flux d'odeurs artificielles. La première chose à faire est de bannir tous les parfums de synthèse qui agressent nos narines, via les cosmétiques et les produits d'entretien chimiques, mais aussi via les aliments industriels !"

L'instint de séduire sans artifice

"Sur le plan de la séduction l'instinct est omniprésent mais on le camouffle avec des appâts artificiels tels que mascara, wonderbra,...le retour à plus de naturel ne serait pas de refus."

L'instint de se reproduire

"Y a t-il un instinct plus baffoué que celui-là ? Les chiffres sont là : en occident la natalité est dramatiquement basse; et ailleurs les statistiques indiquent un net ralentissement de la croissance démographique (...) Si les tendances actuelles persistaient, il n'y aurait plus que quelques dizaines d'habitants sur la planète vers le milieu du troisième millénaire. Evidemment, cela n'arrivera pas : l'instinct de perpétuer l'espèce humaine prendra le dessus. Il serait donc très sage de libérer l'instinct de reproduction pour éviter le crash."

L'instinct de gérer les naissances

"Le phénomène de grossesses très rapprochées est relativement récent. Dans les sociétés ancestrales, on estime que la femme accouchait au maximum tous les deux à trois ans. Normal : l'allaitement maternel a comme effets connexes de brider la libido et de retarder le retour des règles. La chercheuse Anna Flynn a ainsi repéré deux indices de fertilité qui ne trompent pas : la consistance de la glaire cervicale et la position du col de l'utérus (...) Le taux de réussite de cette triple approche (température en plus) est comparable à celui de la pilule contraceptive !"

L'instint de se dénuder

"Historiquement l'essor du naturisme est d'ailleurs lié à celui des médecines naturelles et à l'apparition de thérapies nouvelles combinant les bienfaits de l'air, de l'eau et du soleil (sans oublier la pratique de diverses disciplines sportives). Le naturisme se fonde aussi sur une conception de la vie prônant la tolérance et de respect des autres et de soi-même."

L'instinct d'évoluer dans l'eau

"Avant d'être terrestres nous fûmes marins. Il nous est resté l'aptitude innée à nager."

L'instinct de se relier à la nature

"Des recherches ont montré que le simple accès à un jardin est bon pour la santé. La montagne booste les globules rouges, tandis qu'un séjour à la mer purifie les poumons, fait baisser la tension et améliore le sommeil. Tous ces indicateurs qui passent au vert dès qu'on quitte la ville, c'est bien la preuve que notre mémoire cellulaire aspire au grand air et au contact étroit avec la nature."

L'instinct de se reconnecter à ses rythmes

"Jour, nuit, été, hiver. Repos, action...Il y a un temps pour tout. D'instinct, notre horloge interne est synchronisée avec les rythmes universels. C'est dans notre nature d'être soumis aux flux et reflux d'énergie vitale (...) Selon Marc Schwob, 'Nous agissons à contretemps des saisons. En vacances l'été nous nous reposons, alors que l'organisme est à son apogée et devrait s'affairer, bouger, éliminer. Alors que l'hiver nous travaillons."

L'instinct d'exprimer ses émotions

"Du côté de l'anthropologie, six émotions universelles ont été repérées : la joie, la surprise, la peur, la colère, le dégoût et la tristesse. Autrement dit, on n'apprend pas à exprimer ses émotions de base, on apprend seulement à les réprimer."

L'instinct de chanter

"La voix est une voie du transmission du vivant", résume Marie-Claude Van Lierde. Contrairement aux idées reçues, d'instinct tout le monde chante bien. Mais la voix, miroir sonore de notre intériorité, a subit les altérations des hauts et bas de notre parcours perso. Elle est juste si elle est accordée à l'être : cette part de nous instinctive qui connaît notre son-vérité. Il suffit pour ça d'entendre la voix - pure énergique souflle/son -qui jaillit du nourrisson. Ne connaissant pas encore la position verticale (et la boule d'angoisse dans la gorge), celui-ci est en lien étroit avec son hara, cet 'océan du souffle' comme disent les Taoïstes."

L'instinct de danser

"Pour France Scott-Bilmann "la danse est un besoin naturel de l'homme". Fluidité de mouvement et frappes des pieds renvient à nos tempos intérieurs. "C'est universel, ajoute t-elle, toutes les danses et musiques du monde sont basées sur la pulsation et la va et vient. cela renvoit au bercement du bébé par la mère, mais aussi à la respiration ou au pouls, vécus rythmiques qui permettent à l'humain de sortir du chaos et de s'inscrire dans l'espace temps."

L'instinct de créer

"Alors, la créativité : innée ou acquise, instinct ou culture ? les deux mon général ! Au niveau humain, la créativité spontanée est à la fois nourrie et bridée par l'éducation et la société, qui nous inculquent tout autant les outils créatifs que la peur du jugement (sauf dans les milieux éducatifs alternatifs). C'est en déposant le mental (nos craintes) que quelque chose nous traverse, nous inspire et devient 'oeuvre'. L'expression de Soi créative tire un trait d'union fécond entre conscient et inconscient."

L'instinct de communiquer avec les animaux

"En communiquant avec les animaux, nous reprenons notre place juste, dit Anna Evans : celle d'une espèce parmi beaucoup d'autres."

L'instinct de dialoguer avec l'invisible

L'instinct de méditer

"La méditation stiumle la face lumineuse des instincts. Toute primitive qu'elle soit, la zeintude est soeur de l'intelligence."

L'instinct de suivre son instinct

"Quoi qu'en pensent les zététiciens, l'existence du sixième sens est une réalité prouvée. Pas seulement chez l'animal mais aussi chez l'humain. On naît intuitifs, mais on peut aussi le devenir. Les arts divinatoires favorisent l'éclosion de l'intuition enfouie."

L'instint d'aider les autres

"Y a-t-il un instinct d'altruisme ? L'équipe de Felix Warneken, du Max-Plank Institute, en est convaincue. Elle a étudié la réaction d'enfants de 18 mois face à des objets que des étrangers laissaient tomber par terre. Résultat : les moutards rendaient les objets, sans même la promesse d'une quelconque récompense. Les humains naissent donc avec le désir inné d'aider les autres."

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lundi 21 juillet 2008

Sevrage d'un lien lacté

Cette fois je peux le dire haut, fort et fièrement :  mon Amandine, à 4 ans et 3 mois, est définitivement sevrée.

Après la naissance de Maxence en mai de l'année dernière, j'avais donc opté pour un co-allaitement, ma fille ayant continuer à téter tout le long de ma grossesse. Seulement la fatigue aidant, après plusieurs mois d'un allaitement en tandem à une cadence bien rythmée, mon corps me mettait en garde criant "stop" de nombreuses fois. D'un commun accord, nous avions alors opté pour diminuer, durant quelques semaines, les tétées (matin et soir) pour très rapidemment en arriver à une seule tétée le soir. Je sentais que ce rituel de séparation était important pour elle, que sans cela, elle ne pourrait que difficilement trouver sa place au sein (;-) ) de cette nouvelle harmonie familiale qui se dessinait voilà plusieurs mois. Et puis, cette unique tétée, aussi petite et courte soit-elle devenue, me pesait, me freinait, et parfois même - n'ayons pas peur des mots - me dégoûtait de par le rejet que j'éprouvais au contact de sa bouche sur mon sein. Comment était-ce possible de ressentir cela, moi, qui durant des années, n'aurait pu imaginer nourrir autrement mon enfant ?... Sans doute parce que ma limite était atteinte. Hors de question de me faire violence, de ne pas me respecter - sans cela je sais bien que prôner une éducation où le respect est un pillier central aurait été un non-sens -, je me devais donc d'être honnête avec ma si douce, ma si accroc de la tétée depuis plus de 4 ans. Je me souviens avoir ressenti pour la première fois ce rejet lors de la semaine qui a précédé mon accouchement, sans doute était-ce lié aux hormones, déjà en place en vue d'un accouchement imminent ? Toujours est-il que nous avons donc opté pour un sevrage en douceur, les tétées du soir n'étant plus qu'une fois sur deux, voir moins en fonction des situations. Je caressais depuis longtemps le doux rêve du "vrai sevrage naturel", celui que j'avais lu dans les nombreux livres sur l'allaitement, mais aussi à travers les différents témoignages de mères allaitantes au long cours.  Seulement, ma réalité était tout autre. Je ne me sentais plus bien d'allaiter deux enfants à la fois. Je m'imaginais un enfant qui très naturellement se détacherait presque spontanément du sein, sans pleurs, sans cris, ni heurts. J'étais encore loin de toute cette sereinité lue et espérée à bas bruit puisqu'Amandine manifestait clairement son mécontentement à chaque tétée de son petit frère. Je l'accompagnais du mieux que je pouvais, mais ressentant en moi une ambivalence troublante : est-ce que c'est ce que je veux vraiment ? Il allait de soi que tant que je n'étais pas au clair avec moi-même et mon désir profond de sevrage, les choses n'allaient pas 'couler de source', bien au contraire. Amandine s'est donc arrêtée de téter durant plus de 2 mois, un peu 'forcée' de par un discours auquel il n'y avait pas moyen de déroger, pensant que cette solution était devenue la seule issue possible pour nous deux. Pour moi, nul doute, elle était sevrée et j'en étais la première à me réjouir...sauf que d'allaiter mon puiné devant elle devenait parfois contraignant, comme lorsqu'on voit quelqu'un manger du chocolat alors qu'on est au régime...Quelle frustration !

Puis, début juillet, pour la première fois en 4 ans d'allaitement, j'ai un canal qui se bouche. Ca m'est tombé dessus en une heure de temps. J'ai ressenti de vives douleurs dans le sein droit, me suis mise à trembler et ai ressenti le besoin impérieux de me coucher. J'ai eu de la fièvre malgré la prise d'un antidouleur. Et le lendemain matin, il y avait toute une zone rouge sur le sein malade, très sensible au toucher. Je ne voyais qu'un seul échappatoir à cette douleur lancinante, et afin de contribuer à une guérison rapide : refaire téter Amandine. Parce qu'avec un Maxence qui gesticule dans tous les sens lors des tétées, ce n'était physiquement que très peu supportable et puis, contrairement à sa soeur, il n'est pas aussi "addict à la tétée". Je lui expliqua clairement les raisons pour lesquelles je voulais qu'elle retète, si toutefois elle était d'accord, ça va de soi ! Les yeux écarquillés de malice laissant entrevoir dans l'iris la roue en marche d'un bonheur impossible à dissimuler tellement la proposition était alléchante, la réponse verbale n'avait plus aucun secret, son regard suffisait à lui seul à me montrer toute la gratitude d'une telle solution : téter pour aider maman a guérir, que demander de plus ? Je laissa ma grande puce, retéter avidemment...sans aucune difficulté à mon grand étonnement  soulagement :-) Elle n'avait certainement pas perdu ce réflexe inné de succion...remarquablement efficace puisqu'au bout de 48h, je me sentais bien mieux, la fièvre ayant totalement disparu.

Le lendemain, voyant que j'allais mieux, Amandine me demanda si elle devait (sic) encore téter pour me soulager. Je fus la première surprise de cette remarque, et lui demanda si ça lui avait plu de retéter. C'est alors qu'elle m'avoua "Oui, mais... tu sais hier lorsque tu m'as dit de téter encore, je n'avais plus envie - silence - il y avait beaucoup, beaucoup de lait et c'était pas bon...je suis grande maintenant, je ne vais plus téter". Je pense que le goût du lait ou du moins sa consistance dû au canal bouché l'a rebuté et ne s'y attendant pas, elle n'a pas osé me le dire d'emblée.

Cela fait 15 jours qu'Amandine n'a plus téter et surtout ne m'a plus du tout demander/parler de son désir de téter, même en présence de Maxence qui s'en donne du coup à coeur joie.

Je m'étonnerai toujours de voir à quel point la nature fait si remarquablement bien les choses, dans la façon dont notre corps - voix royale de l'expression de nos sentiments et émotions parfois impossible à (se) dire car peu ou pas ou difficilement accessible - s'exprime. Mon interprétation vaut ce qu'elle décrit, mais reste pour moi l'explication la plus plausible. Pour que ce sevrage puisse être vécu sereinement par nous deux, mon désir profond était celui que ma fille elle même se détourne du sein. A aucun moment, je n'ai parlé de cela avec Amandine, autres qu'en terme de "j'aimerais que tu arrêtes de téter". La nature a repris ses droits, elle m'a donné la possibilité en quelque sorte de m'aider à sevrer ma grande fille, qui alors d'elle même, a pu expérimenter ce rite d'initiation qu'est le sevrage naturel, rite par lequel une étape se termine dans la douceur et la joie pour laisser place au déployement d'une nouvelle aventure sans lait mais toujours avec Amour.

Le lait que te donne ta mère, il te désaltère toute ta vie, Esther Mujawago

                                       

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dimanche 1 juin 2008

Le goût du lait maternel

La première mise au sein fut assez rapide, environ 40 minutes après la naissance. Un moment magique, très particulier : un mélange d’émotions très intenses mais aussi  d’étonnement. Ce si petit bébé qui tétait goulûment et qui déformait mon mamelon ! Désormais, le lien lacté avait pris le relais du cordon qui nous reliait depuis neuf mois.

J’avais accouché d’un « bon » bébé de 3.850 kilogrammes qui avait une très bonne succion et qui, 3 jours après la naissance, reprenait du poids de façon fulgurante pour enfin tout récupérer dès notre retour à la maison. C’est également lors de la troisième nuit que j’ai eu ma montée de lait, plutôt discrète, contrairement à ce que j’avais entendu (douleurs, engorgements,…). A la maternité, on m’avait bien entendu donner les « directives » pour allaiter : toutes les 3-4 heures, voire 5h maximum. La  première nuit, Amandine s’était réveillée toutes les 4-5 heures. La deuxième nuit fut nettement plus difficile : elle n’arrêtait pas de pleurer. En jeune mère que j'étais, on ne m'avait pas prévenu, j'étais totalement désorientée me sentant impuissante de voir hurler mon bébé des heures durant. Sous l’encouragement des SF de l'hôpital, j’ai donné la sucette mais elle la recrachait faisant mine de vouloir vomir. C’est alors que la relève de l’équipe de nuit est arrivée. Une infirmière m’a demandé si elle avait déjà reçu un biberon d’eau… « Il fait très chaud vous savez, il faut bien qu’il boive votre bébé ». Je ne comprenais pas, il me paraissait logique, qu’à lui seul l’allaitement suffise. Elle me rétorqua : « certainement pas, c’est comme si on vous interdisait de boire lors de grosses chaleurs ! ». Culpabilisée par ses propos, j’acceptai qu’on donne à « boire » à mon bébé qui se calma aussitôt. Une bonne partie de la nuit, mon bébé pleurait…avec une tétée toutes les 3 heures ! Malgré le peau à peau fréquent, la peur de remettre « encore » mon bébé au sein et épuisée par les pleurs inconsolables d’Amandine, j’appela l’infirmière de nuit pour qu’elle me vienne en aide. Il est trop tôt pour la tétée me dit-elle, je vais la prendre avec moi pour vous laisser dormir. A ce jour, je suis encore très affectée par cette séparation infondée et bien trop précoce pour un si petit bébé. Résignée, fatiguée et pleine de remords, j’acceptai sans broncher. A peine sorties de la chambre, j’étais effondrée par mon incapacité à être mère : je ne suis pas une bonne mère, je ne suis même pas capable de m’occuper de mon bébé ! Mais comment allais-je donc faire au retour de la maternité ??? A sept heures, on me ramena Amandine pour la tétée. Pauvre petite puce ! Elle crevait la dalle…

De retour dans notre nid d’amour (ouf), une certaine euphorie, peur et excitation m’envahirent : j’étais responsable de ce petit être complètement dépendant de moi. Les seules choses que j’avais retenues par rapport à l’allaitement sont qu’il fallait que je me fasse confiance ainsi qu’à Amandine et de varier les positions afin d’éviter les crevasses. Amandine a 10 jours, c’est la première pesée post-accouchement. Verdict : + 60 grammes ! « Madame, votre bébé prend peu de poids blablabla… » Vous aurez deviné la suite....sauf que cette fois, je m’étais parée de bonnes adresses et notamment La Leche League. Déterminée plus que jamais à poursuivre mon allaitement, ce fut le premier coup de téléphone à mon animatrice LLL….L’hypothèse faite : une confusion sein/tétine !  En une semaine, Amandine avait repris…440 grammes ! Et la pédiatre de me dire : « Heuu, là c’est quand même un peu de trop… ». Faut savoir… !

Les semaines qui suivirent, tout coulait de source, je savourais cet allaitement et  redoutais, chaque jour qui passe, le sevrage et le retour au boulot. C’est à cette période que j’ai appris qu’allaiter et travailler pouvaient se marier !

Six semaines après la naissance d’Amandine, est arrivé le moment le plus difficile et douloureux de tout mon allaitement. A présent, je ne crois pas que cet évènement me soit arrivé « par hasard » :

Mi-juin 2004, nous avons fêter comme c'est le cas chaque année, l'anniversaire de ma belle-mère et pour l'occasion, nous avions mangé Thaï. La soirée, la puce tète à sa guise comme d'habitude. C'est seulement le lendemain fin de matinée que les choses se sont compliquées...Amandine manifeste qu'elle veut téter, je la prends et lui offre le sein. Là, elle tète mais se retire aussitôt comme si mon lait n'était "pas bon". Je lui propose l'autre sein même scénario mais l'envie de téter reste présente. De nature anxieuse, j'essaie de relativiser et me dit qu'elle ne va quand même pas se laisser mourir de faim et que finalement elle n'a peut-être pas faim. Les heures défilant, mon bébé pleurait mais refusait toujours de téter, l'angoisse montait, je me culpabilisais de faire ressentir mon anxiété et du coup m'en voulait encore plus pensant que ça en devenait la cause de ce refus de téter. Bref, le cercle vicieux! Vingt heures, je craque, ma fille de 6 semaines n'avait quasi rien téter de la journée, mes seins étaient prêts à exploser (à l'époque je n'avais pas de tire-lait, ne connaissait pas l'expression manuelle). Bref, j'étais seule face à mon désarroi de jeune maman. Je ne voyais qu'une issue par peur de déshydratation pour mon bébé : les urgences.

Après les différents va et viens des infirmières, elles me proposent de "stimuler" mon bébé car il pourrait souffrir des intestins (coliques). Effectivement, après stimulation au thermomètre ( !!!) ma puce défèque une selle énorme mais ne semble pas aller mieux pour autant puisque elle ne tète toujours pas! Un médecin généraliste vient la voir (je ne dirais même pas l'ausculter car son stéthoscope était son seul outil de travail!). Il ne voit rien, ne comprend pas : le bébé est éveillée, tonique,...mais il faut qu'elle s'hydrate me dit-on. C'est là que ma hantise depuis toujours arrive : le biberon de lait artificiel! La mort dans l'âme, prise de panique par ce refus, cette "pulsion de mort" de mon bébé à rejeter mon sein, je lui donne en pleurs ce lait artificiel. Sur les 150 ml, elle n'en boira que 100ml et refusera le reste! Mon Dieu que ce moment fut difficile à vivre pour moi. Moment le plus traumatisant de mon allaitement!

Je suis donc rentrée chez moi meurtrie, n'ayant aucune réponse à mes doutes, mes interrogations et ne connaissant toujours pas la raison pour laquelle mon bébé avait refusé de s'alimenter cette journée...La nuit fut tout aussi horrible puisqu'à cause du stress émotionnel vécu et le biberon de lait artificiel, ma fille a dormi 10h d'affilées!!! Seule et unique nuit « complète » depuis un an… Entre-temps, je précise, que j'ai réussi à acquérir un tire-lait manuel avec lequel j'ai tiré 250 ml en deux fois durant la soirée.

Engorgée des 2 seins au petit matin et décidée plus que jamais à redonner envie à ma fille de se nourrir à mon sein, je la réveille en douceur et lui propose le sein...et là, bouleversée, ma fille hape goulûment mon mamelon et je pleure de joie.....Mon bonheur est intense et la pression de ces dernières 24h est relâchée. Ce dimanche, elle fera une tétée sur deux mais la confiance en moi me regagne lentement. Le jour d'après Amandine retétait pour mon plus grand plaisir.

Je pensais jusqu'à aujourd'hui que le bébé qui refuse de téter à cause du goût n'était que mythe...maintenant je suis convaincue que cela existe! Je n'ai, jusqu'à ce jour, trouver aucune autre explication. Une chose positive que j'ai retenu de cette mauvaise expérience est celle de savourer à chaque tétée le bruit inlassable de la déglutition et le plaisir de voir son bébé nourrie, choyer, aimer au sein!!! Et qu'à cela ne tienne, j'irais aussi loin dans l'allaitement que notre désir à toutes les deux nous portera!

PS : Enfin, j’ai également fait trois candidoses mammaires dont la première ayant duré plus de trois mois !!! Et ce, à nouveau, par manque d’informations de la part du corps médical ! C’est lors d’une réunion LLL (où j’ai rencontré Sophie et Bénédicte d’ailleurs pour la première fois), qu’une consultante en lactation a pu enfin établir un diagnostic fiable ! Avant cela, je suis passée par un généraliste, une dermato, …

Ce récit a été écrit il y a près de 4 ans. Tout juste l'âge de ma puce mais aussi la durée de notre lien lacté qui vient de s'achever il y a à peine 2 semaines. Semé d'embûches par la désinformation et les mythes qui ont la vie dure, nous sommes parvenus, grace à la volonté à passer à travers ces débuts parfois diffciles, voir douloureux. Nous avons traversé l'expérience d'un allaitement avec grossesse mais aussi celle d'un lien particulièrement fort et riche, le co-allaitement. Une aventure s'achève, d'autres nous attendent, toujours plus belles, plus fortes...car le lait que te donne ta mère, il t'hydrate pour toute la vie ;-)

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vendredi 13 avril 2007

Notre projet de Naissance

Si pour une raison ou une autre, notre projet d'accouchement à domicile (AAD) n'avait pu aboutir, nous avions en concertation avec notre sage-femme, pris l'initiative d'un projet de naissance. Le PdN est un écrit permettant au couple (et leur bébé) de mettre par écrit leurs désidératas lors d'une naissance en milieu hospitalier. Afin que celui-ci soit accepté par l'équipe médical, il vaut mieux le soumettre au gynécologue susceptible de prendre en charge la suite des opérations, avec une signature au préalable de ce dernier, histoire de dissiper les malentendus qui pourraient survenir après l'accouchement. Je vous soumets celui que nous avions travaillé, s'il peut être utile ou source d'inspiration...

PROJET de NAISSANCE

Etabli par : Mme/Melle.....................et Mr....................................

Tout d’abord notre démarche se veut respectueuse de tous et n’est en rien péjorative pour votre travail. Après un premier accouchement physiologique difficile et douloureux de par son importante médicalisation, pour cette naissance nous avons fait le choix d’être pleinement acteurs de cet évènement en mettant nos souhaits par écrit. Le but de ce projet de naissance étant qu’ensemble nous puissions tout mettre en œuvre pour rendre cet évènement unique le plus respectueux et chaleureux possible. Chaque souhait a fait l’objet d’une profonde réflexion en accord avec nos diverses lectures scientifiques et nos convictions personnelles. Toutefois, nous gardons à l’esprit que tout le monde n’adhère pas à nos opinions. Et bien entendu, nous comprendrions que dans certaines circonstances, ce projet ne puisse être suivi à la lettre. Notre objectif étant que chacun puisse se sentir à l’aise avec l’autre et que tous retirent un bénéfice de cette « aventure »unique qu’est la naissance de notre enfant.

L’accueil


L’arrivée à la maternité :

*  je ne souhaite aucun rasage pubien,
*  je ne souhaite aucun lavement,
*  Je préfèrerai que les premières observations (tension, contractions, vérification du début de travail…) soient effectuées en présence de mon conjoint et que les constatations nous soient faites,



Accouchement : travail

Accouchement : ceci concerne un accouchement physiologique sans problème particulier. En cas de difficultés, je souhaite avoir accès à des informations claires sur les solutions médicales proposées, et que chaque décision soit prise en concertation avec mon mari et moi même

Au premier stade du travail

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) le traduit par la dilatation du col jusqu’à l’arrivée du désir de poussée et/ou de la dilatation complète

*  Tant que le rythme cardiaque foetal est bon, je souhaiterai n'avoir que le strict minimum de touchers vaginaux et dans la mesure du possible toujours par la même personne, du début à la fin, si aucun changement de garde n’intervient,

*  je ne souhaite pas la présence de stagiaire,

*  j’accepte avec plaisir le soutien empathique de la sage femme, ses conseils pour soulager la douleur des contractions, sa présence, son soutien, sa tendresse …

*  je souhaiterai pouvoir m’exprimer librement (cris, chant, etc…) dans la gestion de ma douleur et ce, sans remarque désagréable,
*  je souhaiterai que mon intimité et ma dignité soient respectées,
*  Si l’état de santé du bébé est bon, je ne souhaite pas que le travail soit déclenché ou accéléré artificiellement, chimiquement ou mécaniquement. De même je ne souhaite pas que le travail soit ralenti chimiquement si l’accouchement n’est pas prématuré et que la poche des eaux ne soit percée artificiellement

*  Je souhaiterai pouvoir aller aux toilettes librement
*  Je souhaiterai être installée avec mon mari, éventuellement ma fille, dans une pièce agréable et calme, où je me sente le moins possible à l'hôpital 
*  Je désire garder la possibilité de me restaurer raisonnablement, de me désaltérer, de pouvoir prendre une douche/bain chaud(e),

*  Je désire pouvoir me déplacer librement et adopter les positions qui me conviendront
*  Plutôt qu’un monitoring en continu, je préfère une auscultation intermittente
*  Je ne souhaite pas avoir d’intraveineuse à « blanc »

Au deuxième stade du travail

L’OMS le caractérise par l’envie de pousser et/ou par la dilatation complète.

*  je ne souhaite pas de sonde urinaire,
*  je ne souhaite pas que l’on me dirige la poussée ; je pousserai suivant mon instinct (poussée expulsive spontanée : soufflante) et sans blocage de respiration
*  je ne souhaite pas la pression sur mon ventre (utérus) pour expulser bébé,
*  je désirerai accoucher dans la position de mon choix : debout, assise, accroupie etc... Et je préfère éviter les étriers.
*  Je préfère que le personnel médical soit limité à la sage femme dans la mesure où la naissance se déroule sans problème particulier
*  je ne souhaite pas l’épisiotomie systématique et préfère la déchirure. Cependant, j’apprécierais que l’on me guide de manière à préserver mon périnée au mieux.

Au troisième stade du travail

L’OMS le définit par le décollement et l’expulsion du placenta.

*  je désire que cette phase soit le plus naturelle possible,
*  je ne souhaite pas d’expression abdominale
*  je ne souhaite pas de tension sur le cordon
*  je ne souhaite pas d’ocytociques
*  dans la mesure où tout va bien, même si la délivrance tarde, je préfère éviter toute médicalisation. Je préfère l’attente et les méthodes douces (telle que mettre bébé au sein pour provoquer des contractions),
*  Je préfère que le cordon soit clampé au moment où il aura cessé de battre,

*  je ne souhaite pas l’exploration de la cavité utérine systématique.

L’accueil du nouveau né


Dans la mesure où mon/notre bébé va bien :

* je désire le garder sur moi autant que je le souhaite,
* je préfère éviter l’aspiration gastrique (désobstruction des voies respiratoires), ainsi que l’administration de gouttes dans les yeux (auréomycine) de vitamine K tout de suite à la naissance et tout acte médical inutile
* Je préfère que la pesée soit faite quelques temps (heures) après la naissance,

* Je préfère que la taille soit mesurée quelques jours après la naissance (évitant ainsi de l’étirer),
* Enfin nous souhaiterions que le bain ne soit pas donné rapidement ni par une autre personne que son père ou sa mère.

Le père ou l’accompagnant

*  Je souhaiterai que mon conjoint soit présent tout le long de l’accouchement, même si une césarienne s’avère indispensable.

Accouchement : naissance

*  A tout instant je souhaiterai pouvoir m'isoler dans une pièce fermée pour me ressourcer, si à ce moment je ressens comme une menace la présence des personnes intervenantes
· Je ne souhaite pas de péridurale tant que l’accouchement se déroule bien. Par contre des bains, de l’acupuncture, de l’homéopathie, des huiles essentielles, du soutien….seront les bienvenus
*  Lors de la phase d’expulsion, s’il y a progrès et que le bébé et moi sommes en bonne santé, je ne souhaite pas qu’on intervienne (instruments ou injection d’ocytocines), même si la durée semble plus importante que la norme.


En cas de césarienne 

Si la césarienne est réellement nécessaire (condition vitale), je désire :



*  Je souhaite avoir accès à des informations claires et aux véritables motivations d’une césarienne
*  Je souhaite être consciente grâce à une rachianesthésie plutôt qu'une anesthésie générale
*  Je souhaite que le champ opératoire soit baissé au moment de la sortie du bébé pour que je puisse le voir au dessus de mon ventre

*  J’aimerai voir et toucher immédiatement mon bébé
*  Je ne veux pas que l’on soit séparés si son état de santé est bon
*  J'aimerais que la mise au sein soit la plus rapide possible

En cas de problème de santé chez le bébé après sa naissance

*  Nous souhaiterions avoir accès à des informations claires en cas de maladie ou anomalie, et que chaque décision soit prise en concertation avec mon mari et moi même
*  Nous souhaiterions que la proximité mère/enfant soit maintenue au maximum, ou du moins que la présence du papa soit maintenue en permanence auprès du bébé
*  Je souhaiterai pouvoir l'allaiter en tirant mon lait, et que ce lait soit donné á la pipette ou à la tasse par le papa


Après la naissance

*  Je souhaite que la délivrance soit naturelle et non manuelle, sans traction sur le cordon ou injection d'ocytocines, favorisée par la mise au sein 
*  Je ne souhaite pas qu’il reçoive de biberon de lait industriel, d’eau glucosée, ni de sucette

Le départ

Je souhaite dans la mesure où l’accouchement s’est bien passé :

*  quitter la maternité quelques heures après l’accouchement (décharge),
*  être suivis, mon bébé et moi même, par une sage femme libérale à notre domicile




Fait à ………………………………………………………..…, le …………………………,


Signature des demandeurs :              Signature de l’équipe médicale ou de la sage femme :
                        

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