L'Uni-Vers de c@tant

Un peu de tout...Grossesse, allaitement, éducation respectueuse, environnement, écologie, cuisine bio facile, anecdote, tout ce qui colore notre quotidien de près ou de loin :-)

mardi 30 septembre 2008

Le besoin d'être porté

Lorsque Bigoudi est née, Mr catant se remettait doucement d'un grave accident de kite-surf qui l'avait rendu immobile durant de longs mois. Pour se déplacer, il y avait deux systèmes mis en place; l'un consistait à se déplacer en chaise roulante (lourde et encombrante), l'autre moins encombrant était les deux cannes béquilles. Frustré de ne pouvoir ballader son bébé dans ses bras, nous avons découvert "par hasard" ce merveilleux système qu'est l'écharpe porte-bébé (voir photo ci contre). Que de souvenirs pour lui, de ce contact privilégié de pouvoir marcher, certes à l'aide de ses béquilles, avec Bigoudi contre son coeur. Je me Annif_Cat_30_ans_062souviens encore de la fierté qu'il n'arrivait à dissimuler lorsqu'elle s'endormait contre lui. Et puis rapidement, l'écharpe était devenue le refuge de Bigoudi, l'apaisement et la sécurité retrouvés après de nouvelles découvertes mais aussi le lieu privilégié pour ses sièstes, surtout si nous étions à l'extérieur.

Alors qu'en occident l'art de porter son bébé s'est perdu depuis fort longtemps, partout ailleurs dans le monde il est toujours présent.

Si nous comparons le portage humain à celui d'espèces proches telles que les femelles primates, celles-ci portent d'abord leur petit devant et ensuite sur le dos. Chez les bonobos, "après s'être accrochés au ventre de leur mère, les petits, en avançant en âge, grimpent sur le dos, comme des jokeys" (Porter bébé de Claude-Suzanne Didierjean Jouveau)

La proximité permet au bébé de se retrouver en "tarrain connu" et à l'adulte de pouvoir répondre rapidement à ses besoins. Les avantages du portage sont multiples : le contact, la réassurance, le lien mère-enfant, le confort, la sécurité, la protection contre les dangers, moins de pleurs, moins de coliques, la régulation de la température, la facilité pour allaiter, l'endormissement, le sommeil, pas besoin d'objet transitionnel,...

Planckendael__21Il est intéressant également de constater qu'au niveau du developpement de l'enfant, les effets se font aussi ressentir. En effet, le portage par "les mouvements du porteur et les bruits cardiaques, stimule le système nerveux immature du bébé, et notamment son système vestibulaire, les parties de son oreille interne qui travaillent comme des leviers ou des sensors pour contrôler le sens de l'équilibre." (Porter bébé, Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau Ed. jouvence, p.37) Cette stimulation "aide les bébés à mieux respirer, à mieux grandir, régule leur physiologie et améliore leur développement moteur" (Sears, 2001). Il y a aussi les bienfaits du toucher qui ne sont plus à démontrer surtout lorsqu'on connaît les conséquences du manque de contact/toucher. Etre porté permet au bébé de voir le monde, de découvrir son environnement en toute sécurité sans qu'il ne se sente menacé...Il suffit de fermer les yeux, de se mettre à la place du bébé...Respirez, ressentez ce plaisir du contact, de bien-être, de sécurité, que de se trouver tout contre ce corps protecteur, de pouvoir se lover, s'endormir dès que le besoin s'en fait ressentir.

Quel porte bébé choisir ?

S'il est vrai qu'à l'heure actuelle, on retrouve un nombre impressionnant de portes bébés, il y a quand même certaines choses à savoir. Tout d'abord, le porte bébé classique. Haeûm, c'est pas vraiment le top, puisque pas physiologique du tout, les jambes du bébé pendent dans le vide, la réparatition du poids est très mauvaise et enfin ce même poids se retrouve...sur ses parties génitales...bonjour les bijoux de famille et vive l'osthéopathie pour le porteur ! A éviter donc ! En revanche, l'écharpe porte bébé (tissu sergé croisé est le plus adapté) est respectueux de la physiologie porteur/porter et le confort est inégalable. C'est aussi le mode de portage le plus versatile en ce sens qu'il existe un tas de possibilités de nouages différents (sur le dos, le ventre, la hanche, etc...) Afin de pouvoir utiliser son écharpe de façon optimale, un ou plusieurs cours de portage seront indispensables pour être totalement à l'aise. Et comme lorsqu'on apprend un noeud de lacet, une fois qu'on à le "truc", ça va tout seul...A vos écharpes !

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jeudi 18 septembre 2008

Les pleurs des bébés

Beaucoup des parents restent convaincus du bien fondé de laisser pleurer un bébé seul, mais aussi l'entourage d'encourager et de renforcer des convictions bien ancrées quant au soit-disant bienfaits de laisser pleurer un bébé, ceci étant considéré comme nécessaire. Les raisons invoquées sont diverses et toutes relèvent d'inepties véhiculées par certaines générations : "ça va lui faire les poumons, un bébé doit pleurer (il n'y a pas de doute qu'un bébé a besoin de pleurer mais plutôt pour différentes raisons pouvant varier d'un simple besoin de décharge parce trop d'émotions/stimulations par ex, soit pour un autre besoin tel que faim, chaleur/froid, besoin de contact, de sécurité physique et/ou affective, gêne, etc...) Seulement, ces suggestions douteuses peuvent nuire au bon développement émotionnel du bébé qui ne pleure jamais "pour rien", sans raison profonde, le pleur étant le seul moyen de communication qu'il possède pour s'exprimer. Je ne comprends toujours pas qu'on puisse penser qu'un bébé va  être gâté lorsqu'on répond à ses besoins... Certes, c'est fatiguant mais qui oserait prétendre qu'il est facile d'élever un enfant ? Et comme dit le dicton "Il n'y a que les fruits dont on ne s'occupe pas qui se gâtent".

Laisser pleurer un bébé malgré que tous les besoins fondamentaux ont été satisfaits ? Oui mais pas seul, toujours accompagné dans les bras avec tendresse, qu'il sache qu'une personne bienveillante est là pour accueillir ce qu'il exprime. Un bébé est à l'orée de sa vie bien plus dans le ressenti, ses sens sont en éveils de façon constante, tout ce qu'il vit comme émotion son petit corps le reçoit de façon brute, il le ressent dans tout son être. Un bébé n'est neurologiquement pas mature pour arriver à mentaliser ce qui lui arrive, ni à anticiper qu'il doit attendre, que maman va revenir, et encore moins à comprendre qu'on le laisse pleurer parce que "c'est comme ça" ... La nature n'a pas prévu ça. Un bébé est un être vulnérable qui vit des expériences stressantes.

Si on se penche de plus près sur la question (et moi-même ayant fait l'expérience), voir un bébé pleurer et ne pas savoir pourquoi peut générer une certaine angoisse, de l'impuissance, de la détresse, de la frustration, même de l'hostilité...tant de sentiments à la fois qu'il est difficile de les accueillir sereinement. Tenir un/son bébé qui pleure dans les bras n'est pas simple. Sans doute aussi parce que nous mêmes n'avons pas eu l'opportunité, la place de pouvoir pleurer autant qu'il aurait été utile et nécessaire lorsque nous étions enfants. Le réflexe est celui d'arrêter, de faire stopper rapidemment le pleur (tétine, biberon, balancé, etc...) ou encore épuisés, de laisser pleurer le bébé seul pensant qu'il n'y a rien d'autre à faire. Il en découle alors de la difficulté à renconnaître ce besoin, pourtant fondamental, chez nos propres enfants. Pour Aletha SOLTER, ce sont des conditionnements dont il faut beaucoup de temps pour se défaire. Pourtant, les pleurs sont une capacité de guérison naturelle permettant au bébé de surmonter les stress qu'il vit. Pleurer, c'est le processus par lequel le bébé se guérit de ses blessures...A cette occasion, nous aussi, autorisons nous plus souvent à pleurer pour nous libérer. Nous nous donnons beaucoup de mal pour maintenir le couvercle fermer, mais plus le temps passe, plus la pression est importante...

Pleurs

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mardi 9 septembre 2008

Mon projet : Accompagner la parentalité

Afin de peaufiner au mieux mes projets professionnels, je voulais vous soumettre à la lecture de ce billet mes réflexions sur une idée d'atelier pour accompagner les parents et l'arrivée de leur bébé. Pour m'aider à y voir plus clair, je vous serais reconnaissant de ne pas hésiter à me soumettre vos remarques et réflexions sur le sujet, ceci dans le but de peaufiner au mieux mon plan de travail en m'expliquant, par exemple, ce que vous auriez aimer qu'on vous conseille/dise lorsque vous étiez parents en devenir ? A votre avis, sur quel(s) sujet(s) devrais-je mettre l'accent ? etc...

En quelques mots, je vous expose ce projet :

Cela va faire plus de quatre ans que je suis passionnée par le domaine de la périnatalité et du maternage "proximal" en général. Etant moi-même maman de deux enfants, je souhaiterais à présent pouvoir accompagner des mamans ou des couples qui attendent un bébé. Je verrais cet accompagnement plutôt comme des ateliers (il y en aurait 5 à 6 c'est encore à travailler) dans lesquels nous serions amener à faire ensemble un "tour de table". Un chemin ensemble, pour le couple mais aussi avec moi où  je serais présente en tant qu' informatrice et guide en quelque sorte. Mon rôle consisterait donc à accompagner mais aussi à informer le couple sur ce qu'est la naissance dans un premier temps, et ce qu'induit l'arrivée d'un premier bébé dans un second temps.

Je serais dès lors amenée à les interroger sur l'histoire de ce bébé (conception, déroulement de la grossesse, éventuel projet de naissance - s'ils en ont un-, etc...). De par ma formation en tant que thérapeute et si l'occasion se présente, je chercherais s'il existe des barrières psychologiques ou une quelconque pathologie qui pourrait compromettre et entraver un accouchement physiologique, ceci afin de mettre en lumière avec les parents les éventuelles peurs et attentes face à la naissance du bébé. A partir de là, nous parlerons de ce qu'est un accouchement physiologique et le déroulement de celui-ci lorsqu'il se passe sans interférences médicales. Nous ferons le tour des aspects les plus importants tels que l'intimité, la liberté de mouvement lors du travail et durant la poussée, l'importance d'écouter son corps, etc... et de la douleur bien sûr. Pour cette dernière, je pense qu'un atelier entier devrait y être consacré car la douleur est un sujet méconnu par les futures mamans. La douleur ne se dit pas ou de façon déformée, est tabou autour de l'accouchement, on n'ose pas ou peu en parler alors que la mère est souvent pleine d'appréhensions, de peurs et de questions. A côté de cela, il serait intéressant, il me semble, de se pencher sur les dangers et les conséquences des interventions médicales inutiles et intempestives lorsque l'accouchement est physiologique (péridurale, instruments d'extraction -ventouse, forceps...- ocytocines (hormones chimiques provoquant les contractions utérines), déclenchement, travail et poussée en décubitus dorsal avec risque de déchirement plus important dû à cette position anti-gravité, épisiotomie, lavement, rasage, soins du nouveau-né dès son arrivée, etc...)

Ensuite, nous parlerons de la naissance et de la rencontre avec bébé, ce moment crucial où l'attachement a lieu. J'évoquerais l'importance du toucher, de l'allaitement, du peau à peau, ... Pour l'allaitement, je pense également qu'un atelier complet devrait avoir lieu; le démarrage de celui-ci dès les premières heures de vie, éviter tout autre aliment, sucette/tétine, à la demande, les différents positions d'allaitement, etc...Bien sûr, je fournirais les adresses utiles à cet égard afin d'optimiser les chances de réussites de l'allaitement (Leche League Belgique). Parrallèlement, seront évoqués la relation de "nourriture affective" qu'apporte le fait d'allaiter. Ensuite, nous parlerons du portage et de ses bienfaits mais à nouveau, pour des renseignements et pour la pratique, je fournirais les adresses d'animatrces de Portage (Parents Partages asbl)

Etant donné que le bébé humain naît de façon "prématurée", j'expliquerais rigoureusement les besoins impérieux et indispensables du bébé pour un développement harmonieux. Besoin de téter, besoin de contact avec le portage, mais aussi le co-dodo, besoin de répondre aux pleurs, plaisir de massages, du bain, des soins naturels, etc...

Mon objectif premier est d'abord d'amener les parents à avoir une autre vision de la naissance et du déroulement de celle-ci, en apportant les informations utiles pour acceuillir leur bébé dans les meilleures conditions. Et surtout, surtout de leur faire prendre conscience qu'ils possèdent en eux toutes les capacités nécessaires pour poursuivre leur histoire d'amour à 3...

vendredi 29 août 2008

Levez la main !

Beaucoup trop souvent encore, je vois, j'entends, je lis différentes formes de violence comme moyen d'éducation, de dressage de nos enfants. Oui, le châtiment corporel aussi petit soit-il (tape sur la main), les brimades, les coups, les injures, les cris, sont des formes de violence nuisibles pour le développement de l'être humain. Combien de fois n'ai-je pas déjà vu des parents s'indigner et crier de voir leur enfant frapper un autre enfant en disant "tu n'as pas le droit de taper !..." et accompagner leur conviction d'une 'bonne' fessée (sic) à leur tour. Quel message reçoit l'enfant ? Un non sens, un paradoxe de toute évidence. L'enfant ne comprend pas que son parent ai le droit de faire ce qu'il lui interdit de faire. J'entends aussi régulièrement qu'une fessée/claque/baffe n'a jamais tué personne et même des témoignages convaincus que leur(s) enfant(s) ne s'en porte(nt) pas plus mal et vont "très bien". Pourtant, la société va mal, les psy regorgent de patients, la violence est partout et continue à sévir comme une seconde nature chez l'homme. Des études montrent clairement que la violence laisse des traces dans le cerveau de l'enfant, qu'il ne se développe pas de la même façon sur le plan psycho-affectif. C'est contre nature que de vouloir éléver des enfants de cette manière. Il est temps de réagir, de contrer cette violence comme mode d'éducation, de s'indigner contre toutes les formes de violence quelqu'elles soient et ce, en commençant par signer la pétition ci-dessous.

Contre la fessée "Levez la main contre la fessée"

Fess_e

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dimanche 24 août 2008

Le sommeil partagé

Dans ce billet, j'avais envie de relater de mon expérience en matière de sommeil partagé.

Lorsque Bigoudi est née, la maternité dans laquelle je l'avais mise au monde, avait de petits lits en métal à barreaux froids qui donnaient cette image d'une cage facile à manipuler à hauteur de grandes personnes... Seul un des côté pouvait être rabaissé, ce qui permettait de prendre le nouveau-né pour donner la tétée ou encore faire un soin. Surtout, ne pas le garder trop longtemps au sein, ni même dans les bras, il prendrait rapidemment de mauvaises habitudes, me disait-on...Autant le dresser dès le berceau,  le rendre docile le plus tôt et rapidement possible, voilà un des objectifs préconisés en matière d'éducation. Ayant pleinement conscience de la maturité cérébrale d'un nouveau-né, il va de soi que toutes personnes bien intentionnées savaient ce qui était bon pour notre bébé. Conscienscieusement, j'avais donc mis ma toute petite à peine née, à contre coeur, dans ce petit lit juste à côté de moi. Je me souviens l'avoir observée de longues heures durant, entre deux sommes, me surprenant à vouloir la prendre pour la mettre contre moi, pour sentir son petit corps et qu'on puisse se nourrir mutuellement de contact , contact qui nous faisait cruellement défaut, surtout après une fusion totale de 9 mois.

En rentrant à la maison, je sentais bien que cette façon de faire ne me/nous convenait pas. Nous avions pourtant du mal à déroger, à oser défier la culture et les pseudo-savoirs de nos aînés car au fond tout ce que nous voulions, était le meilleur pour notre bébé, pensant que les conseils des autres nous avaient guidé vers le bonne voix.

Deux semaines s'étaient écoulées et je m'épuisais à monter/descendre avec ma toute petite Bigoudi dans les bras en pleine nuit, à faire ces allers-retours, à avoir des palpitations cardiaques de peur de ne pas l'entendre pleurer. J'ai voulu mettre un terme à ce non-sens, à cette incompréhension, cette complication de vie qui nous faisait plus de tort que de bien et ne nous satisfaisait pas du tout. Ce n'est qu'à partir de ce moment là que nous avons appris à nous écouter, à savoir reconnaître que nous étions, nous et nous seuls, les parents de ce bébé et que désormais plus personne n'interfèrerait dans notre ressenti de nouveaux parents.

Notre sommeil partagé démarra donc avec beaucoup de plaisir. Je me souviens encore de cette particularité à sentir, toucher, voir, entendre respirer mon bébé juste à mes côtés la nuit. Bien sûr, les débuts furent maladroits, je ne savais pas comment me positionner, la peur de l'écraser (non fondée bien sûr mais j'avais entendu quelques histoires à dormir debout sur les nouveaux-nés morts étouffés - je ne remets pas en doute la véracité de certaines histoires malheureuses mais ce que ne nous compte, à mon avis, pas leur narrateur ce sont les conditions de ce co-dodo), dès lors je me servais du coussin d'allaitement pour éviter une quelconque chute et pouvoir continuer à dormir paisiblement. Il est certain que les réveils nocturnes se poursuivaient durant des mois mais tout était tellement plus facile, plus supportable.

Puis, Bigoudi a eu 2,5 ans, nos envies respectives de vouloir se réapproprier chacun un lit commençaient à se faire sentir. Dans la douceur et le respect des besoins de chacun, nous avons continuer le co-dodo mais en "side-bed". Je lisais sur son visage la fierté de pouvoir dormir dans un lit de grande, qu'on avait décoré comme celui d'une princesse. Désormais, Bigoudi dormait, certes toujours à nos côtés, mais dans son lit. Par la suite, nous lui avons fait sa propre chambre et la transition s'est faite de façon tout à fait naturelle, sans aucune difficultés. Dans cette optique, nous avions laissé la porte ouverte à notre lit devenu familial, ce qui je pense, n'a fait que renforcer son sentiment de sécurité physique et affective.

Si je vous raconte notre expérience c'est aussi dans le but de faire déculpabiliser certains parents qui ne se sentiraient peut-être pas totalement à l'aise avec l'idée de dormir avec leur bébé/enfant. Qu'ils sachent que les théories psychanalytique ou autre croyances sont non fondées, qu'elles sont de l'ordre du fantasmatique, je ne vois pas d'autres explications, sachant que durant des siècles, le chauffage central n'existait pas et que c'était une façon de survivre et de ne pas mourir de froid la nuit que d'être chauffés en dormant les uns contre les autres dans la même pièce.

J'aime particulièrement les Editions Jouvence et un petit livre bien sympathique qui explique tout ceci est "Partager le sommeil de son enfant" de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau

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Réflexion sur le sommeil solitaire

Il est triste de constater qu'en matière de consommation de médicaments tels que somnifères et autres molécules chimiques , la France est un des pays qui en consomme le plus. Pourquoi un besoin si basique, si primaire qu'est le fait de dormir, de mettre en veille son corps et sa tête,  essentiel au bien-être d'un individu, en est-il arrivé à devenir un véritable problème pour une large population et ce, dès l'enfance ? C'est un problème de santé publique dont il est plus que temps de s'alarmer mais aussi de s'interroger sur les raisons.

Une bribe de réponse se trouve à mon sens dans la manière dont on accompagne dans notre culture le sommeil de nos bébés/enfants. Bon nombre de peuples dorme ensemble, et la plupart du temps, ils ne rencontrent pas nos problèmes d'endormissement, d'insomnies, et autres troubles liés au sommeil. Une fois de plus, prenons conscience ensemble qu'il existe d'autres façons de faire pour le sommeil, qu'il est vrai qu''accompagner un bébé lors de son endormissement demande du temps, de la patience...mais c'est un capital santé pour la vie que de pouvoir associer le sommeil à l'idée de bien-être, surtout lorsqu'on sait qu'on passe la moitié de notre vie à dormir...

En complément, si le sujet vous intéresse, voici un site qui vous permettra de prendre connaissance de ce qu'est le sommeil partagé, pourquoi est-il avantageux, quelles sont les alternatives lorsqu'on ne désire pas mettre le bébé dans le lit parental, en quoi le co-dodo diminue t-il le risque de MSN, etc... Dormir avec son bébé et le sommeil partagé

Bonne et douce nuit à vous !

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jeudi 21 août 2008

Le Burn-out maternel

Auparavant, la définition du burn-out était plutôt à visée "professionnel". Aujourd'hui, on voit de plus en plus apparaître ce phénomène chez les mères. Le burn-out est :"une réaction psychologique et physiologique d'un individu face à l'accumulation de stresseurs d'intensité modérée mais chroniques et répétitifs qui finissent par user le capital énergie."

La femme d'aujourd'hui se doit la plupart du temps de répondre à de nombreuses Burn_out sollicitations en tant que mère, femme, travailleuse, etc...Une gestion souvent difficile pour arriver à mener de front tous ces rôles et qui, au fil du temps, laisse comme une sensation de recommencement perpétuel où l'on n'en voit jamais la fin. Afin de mieux comprendre ce qu'est le burn-out maternel et surtout comment le détecter, je vous propose ce résumé, inspiré du livre de  Violaine Guéritault, La fatigue physique et émotionnelle des mères (le burn-out maternel), Odile Jacob 2004.

Trois stades différents du burn-out :

- L'épuisement émotionnel... la fameuse phrase "j'en peux plus"
- Dépersonnalisation et distanciation... au point de ne plus entendre son bébé quand il pleure alors que d'habitude, le corps palpite dès la première seconde...
- Reniement des accomplissements passés, présents, futurs, perte de motivation, pauvre estime de soi/ perte de confiance en soi

Les stresseurs :


-  La surcharge de travail dont :

* La contrainte du temps (conduire les enfants à gauche et à droite, faire le repas, les courses, préparer les affaires du lendemain, lessive, repassage, etc...)
* Le fait de changer de casquettes à longueur de journée (cuisinière, chauffeur, ménagère, infirmière, psy,...)
* Le rocher de Sisyphe, c'est-à-dire le panier à linge par exemple, qui se remplit aussitôt qu'il est vidé, bref, la   sensation de ne jamais en finir et de devoir toujours recommencer
* Toujours 'de garde'... pas d'option de prendre de vraies vacances et ce, même en vacances.
* Dépassée par les événements
=> L''absence de contrôle (événements où on ne peut rien faire pour réagir... comme par exemple lors d' embouteillages, l'enfant qui réclame 5 fois d'affilée la chanson qui vient de passer à la radio et la mère qui lui explique patiemment qu'elle ne peut pas lui remettre cette chanson là puisque c'est la radio. Il fait sa crise et  réveille son frère (bébé) qui se met à hurler lui aussi...la mère veut consoler son bébé mais en plein embouteillage et donc ne peut rien faire. Le coeur palpite, l'énervement monte de se sentir impuissant.

* est toxique pour l'individu (études démontrent qu'il y a une baisse d'immunité)
* sentiment d'impuissance
* tâches et responsabilités complexes alors qu'il n'existe aucune formation pour devenir mère

- L'imprévisibilité :

* Des situations imprévisibles viennent constamment interrompre nos actions du jour (le téléphone sonne, vous êtes sur le point de partir faire les courses, le facteur sonne à la porte, et le gamin sur le pot demande qu'on l'aide pour essuyer ses fesses...)
* Les comportements imprévisibles de nos chers petits (monter sur la table, mettre les doigts dans les prises,...)
* Des priorités mal définies (choisir ce qui est le plus important à faire à un moment donné est un stress de plus)

- L'absence de récompense et de reconnaissance :

* Nous avons tous besoin de gratifications, c'est un besoin même dans le règne animal : perte de motivation quand pas de reconnaissance (ce peut être une reconnaissance sociale)
* Les vertus du dialogue : besoin d'être reconnu dans ce qu'on fait
* Absence de reconnaissance et épuisement émotionnel
* Le feed-back négatif : avec le mari qui rentre et se plaint que le dîner n'est pas prêt ou pas bon. La critique qui nous donne un sentiment de décalage entre la femme idéale qu'on veut être et la femme qu'on se voit être

- L'absence de soutien social :

* Soutien social= puissant modérateur de stress et c'est une écoute bienveillante, sans jugement ni solution
* Besoin de soutien des mères= besoin d'être comprise dans ce qu'on vit au quotidien
* Besoin de parler
* Soutien au quotidien= aide du conjoint ou autre personne

- Pas le droit à l'erreur :

* Etre mère= travail de la plus haute importance
* Le lien mère-enfant : on veut le meilleur pour son enfant
* Des recommandations contradictoires (l'entourage, les livres, les médecins,...)
* Un mode d'emploi qui change avec les âges et les enfants

- Le stress, toujours le stress :

* L''absence du père (père vraiment absent ou père présent mais pas à l'écoute ou encore père à l'écoute mais qui propose des solutions et ne donne pas une vraie écoute)
* L'enfant malade ou à problèmes
* Le regard des autres
* Des rôles qui changent (entre l'homme et la femme au niveau des mentalités)
* L'adolescence

- Autres stresseurs cachés :

* Le bruit: pleurs, hurlements, disputes, gémissements,...
* Le manque de sommeil
* L''attente... les X fois qu'on répète "tu viens manger? tu viens ceci, tu viens cela..."
* Les ressources financières
* Le stress du conjoint


Conséquences du burnout :

* Epuisement émotionnel
* Distanciation
* Perte de confiance en soi
* Conséquences pour les enfants
* Maltraitance
* Conséquences pour le couple

Que faire pour ne pas craquer ?

- Pas de solution miracle
- Identifier/comprendre le problème
- Stop à la solitude
- Travail pour les mères:

- Aller à l'essentiel (exemple : ne pas repasser les petites culottes)
- Revoir les standards (différence entre très très propre et propre)

- Faites-vous aider!

- Apprendre à prendre soin de soi avec :

*le sommeil
*le sport
*prendre du temps pour soi (livre, café,...)
*protéger son moral (éviter les gens négatifs)
*apprendre à dire NON (= respect de soi)
*les petits plaisirs de l'existence

- Halte au bruit!
- Acceptez vos limites!
- Prendre du recul face aux événements (se poser la question est-ce grave si je ne fais pas ceci ou cela?)


- Si le burnout a gagné:

- Reconnaître le problème
- Faites-vous aider (psy,...)

Etre mère, 1 privilège extraordinaire:

- On a tous les choix du regard que nous portons sur notre vie, le pouvoir de nos pensées
- Sachons reconnaître et apprécier la magie de l'amour

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mardi 12 août 2008

Le concept de continuum

Le concept de Continuum ou A la recherche du Bonheur perdu de Jean Liedloff.

Un incontournable dont j'avais lu pas mal d'extraits déjà et que j'ai dévoré en quelques jours juste après la naissance de mon fils. S'il ne fallait qu'en garder un, ce serait celui-là ! Il a mon âge et pas une ride :-)

Résumé :  (inspiré par Jeanine Barbe)

Le Bonheur, nous l'attendons, nous le cherchons parfois, souvent...longtemps. Avec des projets et objectifs qui se profilent à l'horizon. "Quand j'aurais mon nouveau boulot, je serais vraiment heureux..." Et surtout "quand, je possèderais ceci, mon bonheur sera à son comble". Le plaisir reste éphémère, sans profondeur, sans paix, sans séreinité. Illusion, mirage. Le Bonheur est aussi un concept devenu commercial aussi et pourtant il ne s'attend et ne s'atteint pas, il est là à portée de nous, en nous depuis la nuit des temps.

Jean Liedloff a vécu plusieurs années dans la jungle Amazonienne (Venezuela) auprès des Yekwanas et des Sanemas. Elle a été frappée par la joie de vivre toute simple de ces tribus, et par le contraste saisissant entre la façon de prendre soin des enfants (et des bébés en particulier) chez les Yekwanas et dans nos sociétés occidentales. Cet ouvrage démontre de façon magistrale comment notre façon d'accueillir nos bébés et de prendre soin d'eux a un impact énorme et durable sur nos vies.

Durant sa première année, le bébé est constamment porté par sa mère (phase "dans les bras") et l'accompagne dans toutes ses activités. Au fur et à mesure de sa croissance, le bambin puis l'enfant participe à la vie de la tribu, il n'est jamais grondé ou puni et ne met jamais sa vie ni celle des siens en péril, malgré les multiples dangers de la jungle. Chacun reconnaît en lui dès sa naissance un être naturellement 'bon' dont la sociabilité est innée.

Jean Liedloff va décrire les « attentes » du continuum c'est-à-dire la séquence naturelle des expériences que les millions d'années d'évolution ont préparés pour les êtres humains dès leur conception. Ainsi, de la même façon qu'un poumon « s'attend » (est préparé pour) à recevoir de l'air, le bébé au moins jusqu'à sa première année « s'attend » à être en contact continu avec sa mère, jour et nuit. Il est dans le continuum de sa mère, et elle "s'attend" tout arton66naturellement à ne jamais le poser, à l'allaiter à la demande, elle est très finement accordée à lui et répond sans tarder à ses besoins. Cette circularité est un des points clés dans le concept du continuum : le nouveau-né se trouve dans le continuum de sa mère, et elle est dans le continuum de tous les membres de sa tribu qui sont dans le sien propre. En grandissant, il imite tout naturellement ses aînés et ses parents qui ne le contraignent jamais, de quelque façon que ce soit, à obéir. La joie de vivre est la norme à tout âge lorsque les attentes du continuum sont comblées de façon appropriée.

Les expériences manquées du continuum ne peuvent être simplement sautées. La puissance du continuum est phénoménale, à chaque rupture, le continuum tente de se rétablir de toutes les façons possibles (il n'y en qu'une qui soit appropriée: l'expérience prévue par les millions d'années d'évolution) et ce sont ces ruptures qui sont à l'origine du mal-être généralisé de nos sociétés occidentales. Par exemple, le manque de la phase « dans les bras » serait selon l'auteure, à l'origine des comportements addictifs (cocaïnomanie par ex et en ce sens Willi MAURER rejoint Jean Liedloof) et de la sexualité compulsive chez l'adulte.
Après avoir décrit les attentes du continuum, les répercussions des expériences manquées, Jean Liedloff nous invite à reconsidérer notre mode de vie afin de remettre les forces du continuum à l'oeuvre.

Et voici sa conclusion : « je crois sincèrement qu'à partir du moment où une maman sert le continuum de son bébé (et donc aussi le sien), son instinct déstabilisé par sa culture se réaffirmera et retrouvera ses motivations naturelles. Elle ne voudra pas déposer son bébé. Ses pleurs parleront à son coeur, non bafoué par une quelconque école de pensée à propos de l'éducation des enfants. Si dès le départ elle adopte les gestes corrects, je suis persuadée que son instinct ancien ressurgira, car le continuum est une force puissante qui essaie sans cesse de se faire entendre. La plénitude que ressentira la maman en agissant en accord avec sa nature contribuera à rétablir son propre continuum, bien plus que la théorie qu'elle a pu trouver dans le présent livre ».

Ce livre traduit en plusieurs langues, est et demeure une source d'inspiration unique pour découvrir et aller au-delà de la trilogie allaiter/materner/porter et tenter de visualiser « l'entièreté » de notre vraie nature humaine. Il est une invitation à entrer au contact de nos *instincts* primitifs de vie et d'en ressentir profondément la justesse, au-delà de toutes les théories.

Si vous voulez en savoir plus encore, un extrait sur le Blog "Faisons avancer les choses"

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lundi 11 août 2008

L'offense de la majorité

Lorsque je parle de mon maternage en général (tous sujets confondus = accouchement à domicile, allaitement long, portage, co-dodo, éducation non violente, etc...) , de la façon dont j'ai choisi d'élever mes enfants mais aussi de les soigner (ce sujet là j'avoue que j'aime nettement moins l'aborder donc je m'y frotte que très peu, la plupart des gens ne comprendraient absolument pas de tels choix me considérant dès lors comme 'inconsciente' et encore plus lorsqu'il s'agit du corps médical -heureusement il existe des exceptions) ça pose souvent de légères à fortes tensions dans les chaumières, surtout chez les mères.

Je me souviens bien de cette scène où, assise tranquillement autour d'un repas, j'expliquais à la grand-mère de mon mari vivement intéressée par le portage ce pourquoi le petit d'homme avait ce besoin d'être porté au moins toute la première année, à l'inverse des oiseaux qui eux, sont nidicoles et nidifuges...Lorsque tout à coup, la copine de mon beau-père a bondi de sa chaise les larmes aux yeux brandissant :  "mais enfin, tu te rends compte de ce que tu diiiis ? Mes filles ont toujours eu besoin de dormir au calme dans une pièce éloignée, bien allongée sur un matelas..." La question qui me taraude alors c'est "Mais que réveille t-on chez ces personnes qui se sentent offensées ?" Et des exemples comme ceux-ci, j'en ai à la pelle...Même s'il est vrai, je me dois de le reconnaître, qu'une once de militantisme quelque peu rigide était née suite à ma première maternité et aux 'découvertes' que j'avais faites à ce sujet, très vite je compris que je ne pouvais à moi seule argumenter, faire changer les mentalités en quelques paroles bien tournées. Non, non, et non, c'était vain et pas très convaincant et je passais pour pédante alors qu'au fond, qui étais-je pour prétendre que ma façon de faire et voir les choses était mieux ? Meilleure, je ne pourrais avoir cette prétention mais plus adéquate, c'est comme ça que je le ressens. J'ai donc pris le parti de mettre une certaine 'distance émotionnelle', et surtout d'accepter que la plupart des gens n'agissent pas comme ça, convaincus du bien fondé d'une éducation classique où la relation de pouvoir et souvent distale est instaurée dès tout petit. Attention, en aucun cas il ne faut confondre cette éducation respectueuse et non violente avec le laxisme permissif ou encore les parents démissionnaires qui sont de réels et graves problèmes dans nos sociétés où l'enfant, n'étant pas confronté à des limites claires, livré à lui-même, peut rapidemment mal tourné. Aussi, l'expérience de la rencontre avec des personnes qui n'avaient pas fait ces choix m'avait appris, que certaines  étaient prêtes à se remettre en question et à ouvrir un dialogue constructif et respectueux et que d'autres, pour des raisons qui leur appartiennent, préféraient se soustraire ou rester sur leur position lors de ce type d'échange, ce qui était leur droit bien évidemment.  Ce n'est pas simple de ménager les susceptibilités car même avec un discours en "Je", de la CNV (Communication Non Violente) et une dose de diplomatie, comment arriver à simplement se faire respecter dans ses choix et opinions, sans que l'autre ne se sente jugé, offensé par des idées, certes fort divergeantes de la norme culturelle, mais pour le moins tout aussi respectables ? La majorité, ayant donné une éducation 'classique', se sent soudain envahie par la culpabilité. De là découle souvent des interprétations abusives où l'autre a compris les choses d'une certaine manière, comme si ce que je disais était implicite...Le plus difficile à accepter pour moi à l'heure d'aujourd'hui, n'a rien à voir avec des choix en total opposition avec les miens, mais bien que ces mêmes personnes se sentent offensées par mes idées, s'en même s'en rendre compte, peuvent manquer de tolérance à mon égard lorsqu'elles imposent leur choix en se permettant de dire :  "Tu devrais faire comme ceci, cela..." "Moi, j'ai fait comme ça et regarde mes enfants vont bien..." "Une claque n'a jamais tué personne"...Cette dernière remarque elle me scie toujours ! Besoin de se rassurer en se justifiant de la sorte ? Peut-être...Moi, même si mes idées dérangent, tant pis, je continue à les répandre comme des petites graines par çi par là à qui veut bien l'entendre, sans imposer mes choix...


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Posté par catant à 00:27 - Maternage - Commentaires [5] - Permalien [#]
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samedi 28 juin 2008

Mère et bébé l'un contre l'autre

Lorsque mon fils est né, j'ai eu l'occasion de lire ce fabuleux bouquin. Une véritable révélation pour moi, recoupant le chemin déjà entamé quant à l'importance du respect de la naissance. Ce livre est déroutant et captivant de par sa justesse, sa pertinence. Willi MAURER est pour moi une référence et je ressens encore très fort aujourd'hui, l'envie d'un jour entamer une thérapie de type émotionnel et corporel, qui me paraît incontournable pour mettre sens à mon histoire, pour aller là où notre mémoire nous fait défaut parce qu'immature, mais là où notre corps, nos cellules ne peuvent oublier. La naissance est un passage dont nous ne mesurons pas totalement l'ampleur en termes de construction de l'individu. Il est temps que nous nous réveillons, que nous prenions pleinement conscience de ce qu'est une mise au Monde, et surtout des actes, souvent déstructeurs, qui l'entoure. La séparation mère-bébé est tapie au fond de nous laissant la trace du manque, celui de ce moment clé qu'est l'attachement. Quelques secondes d'un traumatisme invisible à l'oeil nu, mais lourd de toute une existence, à mettre en place des stratagèmes pour retrouver ce qui nous a tant manqué, ce qui nous a divisé de notre nature profonde : l'attachement et l'appartenance.

Résumé du livre

C'est au moment qui suit immédiatement la naissance, quand mère et bébé se trouvent l'un contre l'autre, que se forge le sentiment d'appartenance. La maman reconnaît son petit et celui-ci se sent exister grâce à cette reconnaissance. Une séparation, même momentanée à l'instant de sa venue au monde crée chez le nouveau-né un terrible sentiment d'abandon, de manque, d'impuissance. Il passera sa vie à bâtir des stratégies pour y échapper (insatisfaction, peurs, besoin de plaire, colères, haines, maladies... ). Or, nos sociétés modernes en Willymédicalisant à outrance l'accouchement (césariennes, soins post-partum...) privent le bébé de l'indispensable contact avec sa mère. A travers ses expériences de thérapeute, sa propre évolution et divers témoignages, Willi Maurer décrit les conséquences effrayantes de l'absence de reconnaissance : enfance agitée, perte de repères, délinquance, comportement asocial, vulnérabilité aux manipulations. Les répercussions en sont visibles aux niveaux personnel, familial, social, mondial. Une réflexion troublante qui nous convie à prendre conscience de notre propre faille, à dépasser notre sentiment d'impuissance et à naître à notre instinct de vie. Et aussi une invitation pressante à reconsidérer les conditions qui entourent la naissance.

Animateur-thérapeute suisse, Willi Maurer accompagne des personnes dans leur démarche de développement personnel par un travail émotionnel et corporel

Posté par catant à 00:39 - Coin lecture - Commentaires [0] - Permalien [#]
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