samedi 11 octobre 2008
L'après naissance
Suite à une conversation bien enrichissante avec une amie, j'avais envie de partager un sujet un peu particulier dans ce billet : l'après naissance et plus particulièrement, celle pour Rakagnak qui s'est déroulée dans des conditions optimales puisqu'il a vu le jour au sein de notre foyer familial, dans la douceur et le respect. Pas de médicalisation, juste la bienveillance d'une formidable sage-femme, chère à mon coeur. 
Ce fut, comme la plupart des accouchements, un moment fort et unique ça va sans dire. D'une part, la naissance elle-même et toutes ses sensations de douleur/plaisir mais aussi la découverte de mon bébé, moment magique, miracle de la vie. Seulement ce que j'ignorais alors, c'est la découverte que j'allais faire ou plus précisément les sensations particulières que j'allais ressentir et découvrir les semaines qui suivirent la naissance et la richesse insoupçonnée qu'allait m'apporter ces précieux moments pour l'avenir . Comme sur un nuage d'ouate, comme bercée par le rythme de l'univers, en accord avec la nature, les hormones me transportaient au ralenti dans le temps. Ce même temps n'avait tout d'un coup plus la même lourdeur, la même pesanteur, la même tension que je lui connaissais. Le tic tac de l'horloge n'amenait plus l'angoisse connue depuis l'enfance. Mes peurs les plus archaïques s'étaient volatilisées en même temps. Une pause intersidérale était apparue dans mon petit univers...Je me sentais intensément bien. Intensément heureuse. Intensément Moi. Jamais auparavant, du moins consciemment, je n'avais éprouvé autant de plénitude. Un sentiment pur, profond, presqu'irréel m'avait arraché pour un temps à la violence et la névrose de ce monde. Je me sentais légère et forte à la fois, remplie d'amour, de douceur, d'écoute, d'empathie à l'égard des personnes... L'impression de n'être que don de moi parce que tout ce que je ressentais ne faisait plus appel qu'à ça, à ce besoin, cette élan de générosité, de foi en la vie et en la nature humaine. Au fond de moi, résonnait un calme impalpable à quiconque me voyait. Comme un secret bien dissimulé, j'étais la seule à profiter de la douceur de ces merveilleux instants. En accord avec moi-même, avec tout mon être; ma tête et mon corps réunit, sur la même longueur d'ondes, au diapason... quelles sensations ! Je vibrais de tout mon être et même si tout devait disparaître, demain ne serait plus jamais pareil, l'expérience est trop riche, trop intense, trop empreinte en moi. Je me souviens m'être nourrie intensément de ces sentiments nouveaux, parce que je savais que chaque jour qui passait m'éloignait peu à peu de ce que je vivais dans l'ici et le maintenant. C'est une chance énorme qui m'a été offerte là. Je savais qu'il fallait que j'y puise ma force pour les moments plus difficiles...C'est à cette même période, que j'avais lu le "concept de continuum" qui m'avait bouleversé, faisant écho en moi avec d'autant plus de force face à ce que je vivais, ayant l'impression d'avoir touché quelque chose de cette dimension là.
Tout ce que je viens de décrire ci-dessus a duré exactement deux mois. Il m'est impossible d'oublier cette palette indescriptible, ce cocktail explosif d'amour dont je me suis remplie. Désormais, c'est avec une nouvelle force que je démarrais le reste de ma vie...
lundi 6 octobre 2008
Je vous présente : Bien Naître Parents
Je suis moins présente et investie ces derniers temps sur mon blog et pour cause...je suis fort occupée avec mon quotidien d'une part mais également avec mon "nouveau bébé" d'autre part. Mais je suis là et heureuse de vous présenter : Bien Naître Parents qui vient tout juste de voir le jour. Je ne vous cacherais pas que ce n'est pas sans une petite boule au ventre de peur et d'excitation que je me lance !
Attendre un bébé et le mettre au monde peut paraître, à première vue, un évènement quelque peu banal sachant que les femmes le vivent depuis la nuit des temps. Pourtant, pour la femme enceinte qui va découvrir, ressentir et vivre ses premiers changements dans son corps et dans sa tête, il s’agit d’une expérience pour le moins magique, voire initiatique.
Pourquoi des ateliers autour de la naissance ?
La plupart du temps, nous pensons qu’il n’existe qu’une seule manière d’envisager la naissance d’un enfant. Cette façon d’entrevoir la venue au monde d’un bébé est véhiculée par nos idées reçues, nos mœurs et notre culture. Le manque d’informations sur les différentes possibilités d’accouchement fait cruellement défaut. C’est pourquoi Parents Partages vous propose les ateliers « Bien Naître Parents » , animés par Catherine, Ass. Psychologue clinicienne. Lors de ces différentes rencontres, mon objectif principal est de permettre aux futurs parents d’avoir la possibilité de choisir la naissance qu’ils désirent pour leur bébé. Dans ce sens, j’aimerais mettre l’accent sur l’importance pour les parents d’être les « acteurs conscients » dans la venue au monde de leur enfant au sein du foyer familial.
Avec les Ateliers « Bien Naître Parents » , je vous propose un accompagnement individualisé et à votre rythme. Ces rencontres prénatales se veulent avant tout être un lieu d’échange, de partage et d’écoute afin d’accompagner au mieux la parentalité naissante dans son cheminement. Ces ateliers s’adressent donc aux personnes désireuses d’informations éclairées sur la grossesse et l’accouchement. C’est dans cette optique que nous parcourons ensemble les informations utiles et nécessaires qui mèneront vers une naissance plus naturelle, consciente et respectée du bébé et de la maman.
Mon rôle pourrait se définir comme une accompagnante non médicale qui offre de l’information et un soutien psychique et émotionnel à la mère ou au couple pendant la grossesse et la période qui l'entoure. Durant la grossesse, je veille à répondre à vos questions, à éclairer au mieux les décisions que vous avez à prendre, à compléter les informations que vous possédez sur le déroulement de l’accouchement. En résumé, je vous y prépare avec réalisme, selon vos besoins et vos choix.
Infos pratiques :
Durée :
Le cycle complet comporte 7 ateliers,
dont 1 facultatif (Projet de naissance). La durée par atelier est
d'environ une heure. Durant les rencontres prénatales, divers thèmes
vous seront proposés et ceux-ci pourront être modulés au gré de vos
besoins. Je vous propose donc :
Atelier 1 : Rencontre et anamnèse (histoire familiale)
Atelier 2 : La grossesse
Atelier 3 : L’accouchement (1ère partie)
Atelier 4 : L’accouchement (2ème partie)
Atelier 5 : Allaitement
Atelier 6 : Les besoins du bébé
Atelier 7 : Le projet de Naissance (facultatif si les parents en ont déjà un)
Inscriptions :
Pour s'inscrire ou pour plus d'informations, vous pouvez contacter Catherine :
• Soit par téléphone au : 0477/61.24.61
• Soit par e-mail : atelierbiennaitre@gmail.com
Lieu : Nivelles (se situe à 20 minutes d’Ottignies/Louvain-La-Neuve, à 10 minutes de Waterloo et 25 minutes de Bruxelles)
mercredi 1 octobre 2008
Soutenir le droit au libre choix du lieu de naissance (pétition)
Soutenir le droit au libre choix du lieu de naissance
Contrairement à d'autres pays européens, force est de constater que la France n'offre toujours pas suffisamment de choix aux futures parents pour la naissance de leur enfant.
- Alors que dans certains pays voisins, les AAD sont considérés comme un choix tout aussi respectable et sécuritaire qu'un autre, en France ils se font rares et sont souvent très mal acceptés par le milieu médical ;
- Malgré que des Maisons de Naissance indépendantes et situées hors des hôpitaux existent dans de nombreux pays européens et mondiaux, en France elles n'ont toujours pas l'autorisation de fonctionner comme elles le
devraient ;
- La fermeture de plus en plus nombreuse des petites maternités ne laisse souvent pas d'autres alternatives aux futures mamans que de faire beaucoup de kilomètres pour aller accoucher dans une « grosse » maternité de niveau 3
- De même, beaucoup de régions n'offrent pas d'autres options aux futures mamans que de donner la vie à l'hôpital où il est encore, dans bien des cas, difficile de faire entendre et accepter ses choix. alors que l'ouverture de plateaux techniques aux sages-femmes libérales serait une alternative intéressante aux futurs parents désirant un accompagnement global.
C'est pourquoi une pétition nationale sur le « Libre Choix de Naissance » a été mise en ligne.
Par cette action, il ne s'agit pas ici de prôner une pratique plus qu'une autre, mais de réclamer plus de choix pour qu'en France, soit respecté la décision de chacune de pouvoir accoucher :
- A domicile ;
- En Maison de Naissance ;
- En pôle physiologique ;
- Dans l'eau ;
- En accompagnement global avec accès à un plateau technique ;
- Ou même en Maternité, en ayant fait ou non un projet de naissance qui puisse être adopté et suivi avec respect.
Comme cela se pratique déjà dans d'autres pays.
Alors si vous aussi, vous trouvez important que ces choix puissent co-exister dans toutes les régions de France et que vous voulez rester libre de choisir où et comment naîtra votre enfant n'hésitez pas à signer et à diffuser largement cette pétition
Merci à tous ceux et celles qui voudront bien nous rejoindre.
Delphine D. Sainsimon
Association « Libre Choix de Naissance »
mardi 23 septembre 2008
Les examens de la femme enceinte
En pleine préparation et élaboration de mon syllabus, j'ai pensé qu'il serait plus qu'utile de vous exposer un extrait de ces précieuses informations concernant les examens de la grossesse et les échographies.
Les examens
Michel Odent nous donne trois exemples d’examens dont les résultats peuvent être modifiés au cours de la grossesse :
- le taux d’hémoglobine : il arrive fréquemment qu’au cours du 3ème trimestre, le taux d’hémoglobine varie autour de 9.0 ou 9.5 gr pour 100 ml de sang. N’étant pas toujours au courant des études épidémiologiques, le professionnel de santé peut supplémenter d’emblée la femme enceinte, pensant que ce taux est signe de déficience en fer. Or, un tel taux est normal et même bénéfique durant la grossesse. Il serait donc plus intéressant d’expliquer à une femme enceinte qu’il est normal que son volume sanguin augmente et donc que le taux d’hémoglobine ne fait que mesurer la dilution sanguine, ce qui indique que le placenta (nommé par M. Odent l’avocat du bébé) fait bien son rôle.
- L’hypertension : on inquiète beaucoup les futures mères pour l’hypertension (dont l’effet principal est de réduire la croissance du fœtus et donc risque de plus petit poids à la naissance). Là aussi, les études épidémiologiques montre que l’hypertension gestationnelle est, dans la majorité des cas, physiologique et non pathologique (c’est la pré-éclampsie qu’il faut, bien entendu, traiter)
- Le diabète gestationnel : Un terme comme celui-ci peut rapidement transformé une femme enceinte épanouie en une malade alors qu’il ne s’agit pas d’une maladie. D’ailleurs, beaucoup pensent qu’on ne devrait plus faire le test de glucose (hyperglycémie provoquée) chez les femmes enceintes. Surtout qu’un tel diagnostic n’amène que des recommandations à faire à toutes femmes enceintes : consommer des sucres lents et moins de sucres rapides, faire de l’exercice physique, etc…
Les échographies
Lorsque je pense que pour Bigoudi j'ai passé des échographies mensuelles pensant que c'était très bien, au cas où...Pour Rakagnak, une écho très rapide fin du premier trimestre pour mesurer l'épaisseur de la clarté nucale et au dernier trimestre par "obligation" parce que ma SF préfèrait dans le cadre d'un AAD.
Actuellement, un certain nombre d’études mettent en doute sérieusement leur utilité « quand elles sont faites en routine et non sur indication médicale et qu’on les multiplie » mais aussi leur toxicité. A ce sujet, je vous mets ci-dessous un article intéressant :
Les femmes enceintes doivent éviter les échographies inutiles
Associated Press (AP)
07/08/2006 20h54
Une récente étude effectuée sur des souris indique que les ultrasons peuvent affecter le développement cérébral des foetus. Malgré cela, les chercheurs considèrent que leurs conclusions ne devraient pas empêcher les femmes enceintes de se soumettre à des échographies nécessaires pour des raisons médicales.
Selon l'étude, lorsque des souris enceintes sont exposées à des ultrasons, un petit nombre de cellules nerveuses du cerveau en développement de leur foetus ne parvenait pas à croître normalement dans le cortex cérébral.
«Notre étude sur les souris ne signifie pas qu'il faut abandonner l'utilisation des ultrasons avec les foetus humains, lorsque c'est nécessaire pour des raisons de diagnostic ou dans le cadre d'un traitement médical», a déclaré le docteur Pasko Rakic, chercheur principal et président du département de neurobiologie à l'école de médecine de l'université Yale.
Toutefois, les femmes ne devraient pas subir d'échographies qui ne sont pas absolument nécessaires jusqu'à ce que des recherches supplémentaires soient effectuées sur la question.
Selon l'étude de M. Rakic, si les effets des ultrasons sur le développement du cerveau humain demeurent inconnus, certains troubles seraient causés par le déplacement de cellules du cerveau durant leur développement.
«Ces troubles vont du retard mental et des problèmes d'épilepsie chez les enfants jusqu'aux troubles de l'apprentissage, à l'autisme et à la schizophrénie», ont indiqué les chercheurs dans un article publié mardi dans Proceedings of the National Academy of Sciences.
Des échographies sont effectuées pour déterminer le nombre exact des semaines de grossesse et elles servent aussi ensuite à vérifier la présence de malformations anatomiques et d'autres problèmes.
Sources de l'article :
http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2006/08/20060807-205440.html
mardi 16 septembre 2008
Mise au sein précoce
Pour optimiser les chances de réussite de l'allaitement, il est bon de savoir qu'un bébé né à terme et en bonne santé voit son réflexe de succion a son point culminant environ 1/2h après l'accouchement. Si ce moment propice est entravé, le réflexe du succion peut diminuer pour les 36 prochaines heures...Et on peut donc aisément imaginer les conséquences pour l'allaitement.
L'idéal est donc de laisser le bébé ramper jusqu'au sein de sa mère dès sa venue au monde. Son odorat et le réflexe de fouissement le guideront jusqu'au mamelon, qu'il saisira pour cette première tétée de bienvenue. Cela facilitera d'une part le bon démarrage de l'allaitement et d'autre part évitera les difficultés de succion.
Je suis toujours émue et ne me lasse pas de (re)voir ce moment si particulier qui a lieu juste après la naissance...Cette force que le bébé va puiser pour être au plus près du corps et du coeur de sa mère.
En image, une petite vidéo.
mardi 9 septembre 2008
Mon projet : Accompagner la parentalité
Afin de peaufiner au mieux mes projets professionnels, je voulais vous soumettre à la lecture de ce billet mes réflexions sur une idée d'atelier pour accompagner les parents et l'arrivée de leur bébé. Pour m'aider à y voir plus clair, je vous serais reconnaissant de ne pas hésiter à me soumettre vos remarques et réflexions sur le sujet, ceci dans le but de peaufiner au mieux mon plan de travail en m'expliquant, par exemple, ce que vous auriez aimer qu'on vous conseille/dise lorsque vous étiez parents en devenir ? A votre avis, sur quel(s) sujet(s) devrais-je mettre l'accent ? etc...
En quelques mots, je vous expose ce projet :
Cela va faire plus de quatre ans que je suis passionnée par le domaine de la périnatalité et du maternage "proximal" en général. Etant moi-même maman de deux enfants, je souhaiterais à présent pouvoir accompagner des mamans ou des couples qui attendent un bébé. Je verrais cet accompagnement plutôt comme des ateliers (il y en aurait 5 à 6 c'est encore à travailler) dans lesquels nous serions amener à faire ensemble un "tour de table". Un chemin ensemble, pour le couple mais aussi avec moi où je serais présente en tant qu' informatrice et guide en quelque sorte. Mon rôle consisterait donc à accompagner mais aussi à informer le couple sur ce qu'est la naissance dans un premier temps, et ce qu'induit l'arrivée d'un premier bébé dans un second temps.
Je serais dès lors amenée à les interroger sur l'histoire de ce bébé (conception, déroulement de la grossesse, éventuel projet de naissance - s'ils en ont un-, etc...). De par ma formation en tant que thérapeute et si l'occasion se présente, je chercherais s'il existe des barrières psychologiques ou une quelconque pathologie qui pourrait compromettre et entraver un accouchement physiologique, ceci afin de mettre en lumière avec les parents les éventuelles peurs et attentes face à la naissance du bébé. A partir de là, nous parlerons de ce qu'est un accouchement physiologique et le déroulement de celui-ci lorsqu'il se passe sans interférences médicales. Nous ferons le tour des aspects les plus importants tels que l'intimité, la liberté de mouvement lors du travail et durant la poussée, l'importance d'écouter son corps, etc... et de la douleur bien sûr. Pour cette dernière, je pense qu'un atelier entier devrait y être consacré car la douleur est un sujet méconnu par les futures mamans. La douleur ne se dit pas ou de façon déformée, est tabou autour de l'accouchement, on n'ose pas ou peu en parler alors que la mère est souvent pleine d'appréhensions, de peurs et de questions. A côté de cela, il serait intéressant, il me semble, de se pencher sur les dangers et les conséquences des interventions médicales inutiles et intempestives lorsque l'accouchement est physiologique (péridurale, instruments d'extraction -ventouse, forceps...- ocytocines (hormones chimiques provoquant les contractions utérines), déclenchement, travail et poussée en décubitus dorsal avec risque de déchirement plus important dû à cette position anti-gravité, épisiotomie, lavement, rasage, soins du nouveau-né dès son arrivée, etc...)
Ensuite, nous parlerons de la naissance et de la rencontre avec bébé, ce moment crucial où l'attachement a lieu. J'évoquerais l'importance du toucher, de l'allaitement, du peau à peau, ... Pour l'allaitement, je pense également qu'un atelier complet devrait avoir lieu; le démarrage de celui-ci dès les premières heures de vie, éviter tout autre aliment, sucette/tétine, à la demande, les différents positions d'allaitement, etc...Bien sûr, je fournirais les adresses utiles à cet égard afin d'optimiser les chances de réussites de l'allaitement (Leche League Belgique). Parrallèlement, seront évoqués la relation de "nourriture affective" qu'apporte le fait d'allaiter. Ensuite, nous parlerons du portage et de ses bienfaits mais à nouveau, pour des renseignements et pour la pratique, je fournirais les adresses d'animatrces de Portage (Parents Partages asbl)
Etant donné que le bébé humain naît de façon "prématurée", j'expliquerais rigoureusement les besoins impérieux et indispensables du bébé pour un développement harmonieux. Besoin de téter, besoin de contact avec le portage, mais aussi le co-dodo, besoin de répondre aux pleurs, plaisir de massages, du bain, des soins naturels, etc...
Mon objectif premier est d'abord d'amener les parents à avoir une autre vision de la naissance et du déroulement de celle-ci, en apportant les informations utiles pour acceuillir leur bébé dans les meilleures conditions. Et surtout, surtout de leur faire prendre conscience qu'ils possèdent en eux toutes les capacités nécessaires pour poursuivre leur histoire d'amour à 3...
vendredi 5 septembre 2008
Vivre pleinement sa grossesse et son accouchement
Une information importante que j'avais envie de transmettre pour les parents et futurs parents intéressés par une naissance consciente. Isabelle BRABANT, auteur d'une "Naissance Heureuse", sera en conférences en Belgique ces 3 et 4 octobre. Pour plus d'informations, visitez l'agenda du site AlternativeS.
mardi 19 août 2008
Episio/tomie ou Mutilation Génitale ?
Renvoyée de par sa signification même au diminutif souvent évoqué d' "épisio", comme coupée de son essence, le terme et l'acte qu'est l'épisiotomie est et demeure une pratique courante, abusive, cruelle et souvent nocive pour la femme qui enfante.
On entend régulièrement dans le discours de jeunes accouchées : "j'ai eu une petite épisio (sic)" ... On prend soin de choisir des mots visant à diminuer, minimiser la gravité de l'acte, voir justifier son utilisation presqu'évidente aux yeux de la plupart d'entre nous. On n'en parle pas ou peu, persuadés que c'est un mal pour un bien. Dans nos pays, l'accouchement est devenu un acte médical, dénaturé de par les nombreuses interventions intempestives et plus que discutables sur le corps des femmes, et l'épisiotomie fait partie sans conteste des gestes inutiles, voir nuisibles qui entourent un moment pourtant si particulier qu'est la naissance.
Coupée dans son périnée (muscle qui soutient l'appareil génital et urinaire), la femme baignée par sa culture où la croyance autour de l'épisiotomie est de véhiculer qu'elle est un acte quasi systématique (surtout lors d'unpremier bébé), ressent ce passage comme une banalisation de l'accouchement ainsi que les pratiques obsétricales y afférents. Dépossédée de la confiance en son corps à mettre au monde son bébé, la femme s'en remet souvent impuissante et confiante aux mains - et ciseaux - d'obstétriciens impatients, pressés et qui ne savent finalement même plus au juste pourquoi ils choisissent de couper le périnée de la parturiente. La réelle nécessité et justification médicale de l'épisiotomie reste relativement rare. On en arrivedonc à des chiffres vertigineux, dépassant les 50% pour les primipares ! (Dernière enquête périnatale DGS-Inserm de 1998)
Pourtant on on la dit indolore (il faut savoir que c'est lors d'une contraction que le périnée est coupé), utile et même nécessaire pour éviter les déchirures. FAUX, archi faux ! Bien au contraire, elle provoque des déchirures du 3ème degré, voir du 4ème degré (du vagin à l'anus), qu'elle ne prévient donc pas comme on prétend à le faire croire ! Le décubitus dorsal (la position "pieds dans les étriers") anti naturelle puisque contraire aux lois de la gravité, la péridurale (anesthésie partielle lors de l'accouchement), les forceps (outil d'extraction du bébé ressemblant à des spatules), l'ocytocine (hormones de synthèses qui provoquent artificiellement les contractions utérines), enfin toutes les conditions dans lesquelles les femmes accouchent aujourd'hui provoquent les importantes déchirures que l'épisiotomie est censée prévenir !
Il est bon de savoir qu'une déchirure naturelle cicatrisera, dans la plupart des cas, plus rapidemment et mieux, préservant les cellules des tissus, qu'une incision à divers endroits du périnée coupant dans les tissus cellulaires et laissant des cicatrices visibles et invisibles. Je pense aux mamans césarisées qui savent ce qu'est une cicatrise qui reste "sensible" et ce même après des années.
Personnellement, j'ai subi une épisiotomie lors de mon premier accouchement qui m'a longtemps fait souffrir physiquement et moralement, allant jusqu'à perturber ma vie sexuelle ( Voir "Lettre ouverte à Madame la Gynécologue") Par choix, j'ai accouché de mon deuxième enfant à la maison, pas d'épisiotomie, pas de déchirue, pas d'éraillures...pas d'intervention médicale inutile. Tout ceci est possible aussi en milieu médical. N'oublions pas que choisir, c'est une facette de la liberté individuelle.
Si vous voulez en savoir plus, le site "Informations sur l'épisiotomie" est très bien documenté sur le sujet.
Episiotomie : rengainez les scalpels !
lundi 28 juillet 2008
Notre instinct, notre allié
Dans le BioInfo de Juillet/août 2008 (n°81), il y a tout un dossier très intéressant sur "La sagesse des Instincts". Article qui relate bien, je trouve, notre façon d'être au monde et surtout notre manière d'avoir renier nos différents instincts. Une vingtaine d'attitudes instinctives méconnues ou mésestimées ont été répertoriées. J'en ferais donc l'inventaire dans le présent billet. Mes réflexions sur le sujet sont déjà relativement claires dans ma façon d'appréhender la nature humaine. Elles sont nourries d'une part, par un certain nombre d'articles, de livres, dossiers et diverses lectures glanées sur le net, mais aussi après avoir moi-même "expérimenter" si j'ose dire, l'écoute de cet allié précieux qu'est mon instinct, ma nature profonde en tant que mammifère, ce primate, ce "signe nu" comme l'a surnommé Desmond Morris.
Seulement voilà, même avec toute la bonne volonté du monde, ce n'est pas aussi simple qu'on le voudrait. Le monde moderne n'a eu de cesse que d'étouffer le feu de notre élan vital, réduisant à quelques braises crépitantes discrètement le souffle d'une vie pourtant issue du règne animal, celle par là même que nous nous efforçons tant bien que mal depuis plusieurs décennies déjà, à faire taire à tout prix. Non acceptée par notre société mais surtout par le côté bestial qu'il révèle en et de nous. Or, la pensée commune sait bien que nous sommes tout, sauf des bêtes que diable ! Bien sûr, il ne s'agit pas de se promener nu ou de vivre de pêche et ceuillète, ou encore de se prendre pour Tarzan, mais sachons tirer profit de ce que la nature nous a offert, en reprenant contact avec celle-ci parce qu'elle est signe de l'intelligence de notre espèce et propre à nos besoins instinctifs.
Pas si simple donc...Il ne suffit pas de vouloir se reconnecter ou encore, comme on l'entend bien souvent, de lâcher prise avec nos habitudes, notre culture. Pourtant, c'est cette même culture précisemment qui va nous permettre de prendre conscience de cette perte de la nature, de "réacquérir l'inné disparu ou étouffé".
L'instinct de naître autrement
"L'accouchement s'est transformé en acte médico-technique, quand ce n'est pas en intervention chirurgicale. La mise au monde est désormais planifiée, provoquée, monitorée, anesthésiée et dénaturée à grand renfort de drogues chimiques ou à coups de bistouri (...) Toujours est-il qu'un vaste mouvement de retour à une naissance plus naturelle et moins médicalisée se dessine..."
L'instinct de donner le sein
"Comme son nom l'indique, un mammifère est un porteur de mamelles (tiens, je viens de remarquer que dans le BioInfo, ils ont écrit le mot 'mamelle' avec 2 M...) (...) L'évidence aveuglante que l'allaitement est le meilleur des départs dans la vie est aujourd'hui allègrement confirmé par la science : non seulement le lait maternel est d'une richesse inimitable, mais sa composition évolue en fonction des besoins du bébé !". Une récente recherche canadienne vient encore de démontrer que les enfants nourris au sein étaient plus intelligents, ou avaient en tout cas un parcours scolaire plus brillant que leurs congénères "victimes" du biberon. L'air de rien c'est carrément la preuve que le rélfexe instinctuel est bon pour le quotient intellectuel. En d'autres termes, que la nature est mère de la culture"
L'instinct de porter les petits
"Le petit d'homme aspire instinctivement à se lover dans les bras de sa maman (...) et comme la nature est bien faite, les enfants portés se portant mieux, sont en meilleur santé que les enfants privés de ce contact privilégié ! Le portage a aussi l'avantage de sécuriser le nouveau-né (ils pleurent moins), ce qui renforce paradoxalement leur désir ultérieur de liberté et leur goût pour l'exploration."
En savoir plus "Peau à peau, technique et pratique du portage" d'Ingrid van den Peereboom (Ed. Jouvence)
L'instinct de manger sain
"C'est un fait l'être humain contemporain porte les mêmes gênes que ses ancêtres du paléolitique (...) Certains nutritionnistes recommandent au premier de se nourrir comme les seconds en privilégiant les aliments tels que la nature les prodigue. C'est le "régime paléo" aux Etats-Unis ou "ancestral" (ou "originel") sur le vieux continent."
L'instinct de jeûner
"Les animaux ingèrent instinctivement les aliments adaptés à leur physiologie digestive. Mais ils ont aussi le réflexe inné de s'arrêter de manger ! (...) Les bébés humains, c'est pareil : vous ne leur ferez rien avaler en cas d'épisode infectieux synonyme de fièvre. L'instinct de jeûner nous passe avec la prime jeunesse, mais il persiste en partie dans la baisse d'appétit accompagnant la plupart des pathologies (...) La naturopathie a même fait de l'abstinence alimentaire la pierre angulaire de son système thérapeutique. Une voie ardue ? Pas tant que ça, puisque nous jeûnons chaque nuit, et nous jeûnons chaque matin"
L'instinct de se soigner naturellement
"Les grands singes, par exemple, sélectionnent des plantes spécifiques quand ils présentent certains symptômes. Pour trouver de nouvelles molécules curatives, les firmes pharmaceutiques financent dès lors l'observation de chimpanzés ! Bref, le recours aux médecines naturelles témoigne d'une belle intelligence instinctuelle..."
L'instint de survie par la maladie
"Fuir ou lutter ? Quand aucune de ces deux réactions au danger n'est possible, l'animal devient malade (...) Or, l'homme aussi est un animal : s'il ne peut échapper au stress ou en combattre la cause, son cerveau archaïque va mettre en route un 'programme de survie' appelée maladie. Celle-ci n'est pas une malédiction, mais au contraire un 'effort de la nature pour me guérir' (...) Mais c'est le médecin Ryke Geerd Hamer qui a véritablement découvert le pot aux roses : grâce à lui, on sait maintenant que la maladie est une 'solution parfaite du cerveau' soumis à un conflit intense (conflictus = choc) (...) Il n'est pas rare que la simple prise de conscience de sa fonction instinctive suffise à 'déprogrammer' la maladie..."
L'instint de se dépenser physiquement
"Le mouvement et l'activité physique sont des 'instincts' qui déclinent avec le temps (...) nos ancêtres chasseurs-cueilleurs n'ont jamais connu l'oisiveté sédentaire. Le besoin de bouger est donc inscrit au coeur de nos cellules. Cela expliquerait pourquoi la pratique sportive favoriserait tellement la santé et la longétivité."
L'instinct de toucher
"De tous les organes sensoriels, la peau est le plus complet et le plus riche à la naissance (...) Mais en occident, le toucher reste un tabou tenace. Deux mains qui se serrent, deux joues qui s'effleurent, c'est souvent le maigre festin réservé à l'épiderme. Il est donc réjouissant d'assister aujourd'hui à un changement de tendance : les embrassades et accolades se normalisent, les formations aux massage se généralisent, la 'communication par le toucher' se popularise. Un regain qui trahit à quel point notre instinct du plaisir tactile a été refoulé."
L'instint de sentir et de goûter
"Etre de langage, le bipède humain a logiquement privilégié le sens de l'ouïe et celui de la vue relèguant ceux du toucher, du goût et de l'odorat à des places secondaires. Nous baignons perpétuellement dans un flux d'odeurs artificielles. La première chose à faire est de bannir tous les parfums de synthèse qui agressent nos narines, via les cosmétiques et les produits d'entretien chimiques, mais aussi via les aliments industriels !"
L'instint de séduire sans artifice
"Sur le plan de la séduction l'instinct est omniprésent mais on le camouffle avec des appâts artificiels tels que mascara, wonderbra,...le retour à plus de naturel ne serait pas de refus."
L'instint de se reproduire
"Y a t-il un instinct plus baffoué que celui-là ? Les chiffres sont là : en occident la natalité est dramatiquement basse; et ailleurs les statistiques indiquent un net ralentissement de la croissance démographique (...) Si les tendances actuelles persistaient, il n'y aurait plus que quelques dizaines d'habitants sur la planète vers le milieu du troisième millénaire. Evidemment, cela n'arrivera pas : l'instinct de perpétuer l'espèce humaine prendra le dessus. Il serait donc très sage de libérer l'instinct de reproduction pour éviter le crash."
L'instinct de gérer les naissances
"Le phénomène de grossesses très rapprochées est relativement récent. Dans les sociétés ancestrales, on estime que la femme accouchait au maximum tous les deux à trois ans. Normal : l'allaitement maternel a comme effets connexes de brider la libido et de retarder le retour des règles. La chercheuse Anna Flynn a ainsi repéré deux indices de fertilité qui ne trompent pas : la consistance de la glaire cervicale et la position du col de l'utérus (...) Le taux de réussite de cette triple approche (température en plus) est comparable à celui de la pilule contraceptive !"
L'instint de se dénuder
"Historiquement l'essor du naturisme est d'ailleurs lié à celui des médecines naturelles et à l'apparition de thérapies nouvelles combinant les bienfaits de l'air, de l'eau et du soleil (sans oublier la pratique de diverses disciplines sportives). Le naturisme se fonde aussi sur une conception de la vie prônant la tolérance et de respect des autres et de soi-même."
L'instinct d'évoluer dans l'eau
"Avant d'être terrestres nous fûmes marins. Il nous est resté l'aptitude innée à nager."
L'instinct de se relier à la nature
"Des recherches ont montré que le simple accès à un jardin est bon pour la santé. La montagne booste les globules rouges, tandis qu'un séjour à la mer purifie les poumons, fait baisser la tension et améliore le sommeil. Tous ces indicateurs qui passent au vert dès qu'on quitte la ville, c'est bien la preuve que notre mémoire cellulaire aspire au grand air et au contact étroit avec la nature."
L'instinct de se reconnecter à ses rythmes
"Jour, nuit, été, hiver. Repos, action...Il y a un temps pour tout. D'instinct, notre horloge interne est synchronisée avec les rythmes universels. C'est dans notre nature d'être soumis aux flux et reflux d'énergie vitale (...) Selon Marc Schwob, 'Nous agissons à contretemps des saisons. En vacances l'été nous nous reposons, alors que l'organisme est à son apogée et devrait s'affairer, bouger, éliminer. Alors que l'hiver nous travaillons."
L'instinct d'exprimer ses émotions
"Du côté de l'anthropologie, six émotions universelles ont été repérées : la joie, la surprise, la peur, la colère, le dégoût et la tristesse. Autrement dit, on n'apprend pas à exprimer ses émotions de base, on apprend seulement à les réprimer."
L'instinct de chanter
"La voix est une voie du transmission du vivant", résume Marie-Claude Van Lierde. Contrairement aux idées reçues, d'instinct tout le monde chante bien. Mais la voix, miroir sonore de notre intériorité, a subit les altérations des hauts et bas de notre parcours perso. Elle est juste si elle est accordée à l'être : cette part de nous instinctive qui connaît notre son-vérité. Il suffit pour ça d'entendre la voix - pure énergique souflle/son -qui jaillit du nourrisson. Ne connaissant pas encore la position verticale (et la boule d'angoisse dans la gorge), celui-ci est en lien étroit avec son hara, cet 'océan du souffle' comme disent les Taoïstes."
L'instinct de danser
"Pour France Scott-Bilmann "la danse est un besoin naturel de l'homme". Fluidité de mouvement et frappes des pieds renvient à nos tempos intérieurs. "C'est universel, ajoute t-elle, toutes les danses et musiques du monde sont basées sur la pulsation et la va et vient. cela renvoit au bercement du bébé par la mère, mais aussi à la respiration ou au pouls, vécus rythmiques qui permettent à l'humain de sortir du chaos et de s'inscrire dans l'espace temps."
L'instinct de créer
"Alors, la créativité : innée ou acquise, instinct ou culture ? les deux mon général ! Au niveau humain, la créativité spontanée est à la fois nourrie et bridée par l'éducation et la société, qui nous inculquent tout autant les outils créatifs que la peur du jugement (sauf dans les milieux éducatifs alternatifs). C'est en déposant le mental (nos craintes) que quelque chose nous traverse, nous inspire et devient 'oeuvre'. L'expression de Soi créative tire un trait d'union fécond entre conscient et inconscient."
L'instinct de communiquer avec les animaux
"En communiquant avec les animaux, nous reprenons notre place juste, dit Anna Evans : celle d'une espèce parmi beaucoup d'autres."
L'instinct de dialoguer avec l'invisible
L'instinct de méditer
"La méditation stiumle la face lumineuse des instincts. Toute primitive qu'elle soit, la zeintude est soeur de l'intelligence."
L'instinct de suivre son instinct
"Quoi qu'en pensent les zététiciens, l'existence du sixième sens est une réalité prouvée. Pas seulement chez l'animal mais aussi chez l'humain. On naît intuitifs, mais on peut aussi le devenir. Les arts divinatoires favorisent l'éclosion de l'intuition enfouie."
L'instint d'aider les autres
"Y a-t-il un instinct d'altruisme ? L'équipe de Felix Warneken, du Max-Plank Institute, en est convaincue. Elle a étudié la réaction d'enfants de 18 mois face à des objets que des étrangers laissaient tomber par terre. Résultat : les moutards rendaient les objets, sans même la promesse d'une quelconque récompense. Les humains naissent donc avec le désir inné d'aider les autres."
samedi 28 juin 2008
Mère et bébé l'un contre l'autre
Lorsque mon fils est né, j'ai eu l'occasion de lire ce fabuleux bouquin. Une véritable révélation pour moi, recoupant le chemin déjà entamé quant à l'importance du respect de la naissance. Ce livre est déroutant et captivant de par sa justesse, sa pertinence. Willi MAURER est pour moi une référence et je ressens encore très fort aujourd'hui, l'envie d'un jour entamer une thérapie de type émotionnel et corporel, qui me paraît incontournable pour mettre sens à mon histoire, pour aller là où notre mémoire nous fait défaut parce qu'immature, mais là où notre corps, nos cellules ne peuvent oublier. La naissance est un passage dont nous ne mesurons pas totalement l'ampleur en termes de construction de l'individu. Il est temps que nous nous réveillons, que nous prenions pleinement conscience de ce qu'est une mise au Monde, et surtout des actes, souvent déstructeurs, qui l'entoure. La séparation mère-bébé est tapie au fond de nous laissant la trace du manque, celui de ce moment clé qu'est l'attachement. Quelques secondes d'un traumatisme invisible à l'oeil nu, mais lourd de toute une existence, à mettre en place des stratagèmes pour retrouver ce qui nous a tant manqué, ce qui nous a divisé de notre nature profonde : l'attachement et l'appartenance.
Résumé du livre
C'est au moment qui suit immédiatement la naissance, quand mère et bébé se trouvent l'un contre l'autre, que se forge le sentiment d'appartenance. La maman reconnaît son petit et celui-ci se sent exister grâce à cette reconnaissance. Une séparation, même momentanée à l'instant de sa venue au monde crée chez le nouveau-né un terrible sentiment d'abandon, de manque, d'impuissance. Il passera sa vie à bâtir des stratégies pour y échapper (insatisfaction, peurs, besoin de plaire, colères, haines, maladies... ). Or, nos sociétés modernes en
médicalisant à outrance l'accouchement (césariennes, soins post-partum...) privent le bébé de l'indispensable contact avec sa mère. A travers ses expériences de thérapeute, sa propre évolution et divers témoignages, Willi Maurer décrit les conséquences effrayantes de l'absence de reconnaissance : enfance agitée, perte de repères, délinquance, comportement asocial, vulnérabilité aux manipulations. Les répercussions en sont visibles aux niveaux personnel, familial, social, mondial. Une réflexion troublante qui nous convie à prendre conscience de notre propre faille, à dépasser notre sentiment d'impuissance et à naître à notre instinct de vie. Et aussi une invitation pressante à reconsidérer les conditions qui entourent la naissance.
Animateur-thérapeute suisse, Willi Maurer accompagne des personnes dans leur démarche de développement personnel par un travail émotionnel et corporel



